Des experts et représentants de États membres du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) ont franchi une nouvelle étape dans le processus « d’appropriation, d’endossement politique et d’adoption d’une stratégie régionale et du plan d’action pour la prévention et la répression des discours de haine et d’incitation à la violence » dans leur sous-région. A l’issue d’un Forum y relatif qui a pris fin à Yaounde vendredi 7 juillet 2023 après trois jours de travaux, ils en ont fait la suggestion dans une « Déclaration ». Celle-ci félicite le Cameroun pour son engagement dans cette cause, et l’encourage à le poursuivre « en diligentant, en liaison avec la Commission de la CEEAC [Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale], toutes les étapes devant conduire à son adoption définitive par les instances habilitées » de l’organisation sous-régionale.
Dans cette perspective, les participants ont estimé que le Forum régional des Ministres de la Communication et de l’Information de l’Afrique centrale proposé par le Ministre centrafricain de la Communication et des Médias lors du Forum de Bangui en avril 2022, et soutenu par les Etats membres de l’UNSAC, « reste un des cadres indiqués pour la pré-validation de la Stratégie régionale et du plan d’action ». De plus, ils ont invité la délégation de la République centrafricaine à travailler en synergie avec le Cameroun et la Commission de la CEEAC ainsi que d’autres partenaires clés, y compris le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), pour faciliter la tenue dudit Forum, de préférence avant la 56e réunion de l’UNSAC prévue à Kigali en novembre 2023. A cet égard, et compte tenu des enjeux, ils ont jugé « nécessaire l’envoi d’une mission d’information, d’évaluation et de soutien à Bangui afin de discuter de la question avec les autorités compétentes ».


Le Forum de Yaoundé a vu la participation de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, de la République centrafricaine (RCA), du Congo, de la République démocratique du Congo (RDC), du Gabon, de la Guinée équatoriale, du Rwanda, de Sao Tomé et Principe, et du Tchad. Organisé par le Cameroun suite au mandat qui lui a été confié par l’UNSAC, il a bénéficié du soutien de la Commission de la CEEAC et de l’UNOCA. Plusieurs autres entités du Système des Nations Unies ont activement contribué à sa mise en œuvre, notamment le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUDHD-AC), le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC (BCNUDH/RDC), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).




