
Revenant sur l'objectif de ces déjeuners-débats, le Chef adjoint de la Division RSS, Ibrahim Moussa, a estimé que ceux-ci contribuent « au renforcement de tous les efforts en faveur de la paix et de la stabilité en Côte d'Ivoire, à travers l'État de droit et la gouvernance démocratique ».

Le responsable de la RSS a également exprimé sa reconnaissance à la Fondation Friedrich Ebert Siftung pour le solide partenariat qu'elle entretient avec l'ONUCI et pour l'appui qu'elle apporte au processus de RSS en Côte d'Ivoire, en créant un cadre d'échanges fructueux sur des thèmes qui suscitent l'intérêt et l'audience des partis politiques, de la société civile, des forces de défense et de sécurité et des médias.

Le Premier Vice-président de la Commission Électorale Indépendante (CEI), Sourou Koné, qui a animé le débat du jour, s'est tout d'abord voulu rassurant en rappelant que la nouvelle configuration de 17 membres de la CEI prenait en compte toutes les composantes de la sphère socio-politique ivoirienne. « Les inquiétudes des Ivoiriens sont justifiées car ils sortent d'une grave crise. Mais c'est à nous CEI de vous rassurer par nos actes dans la formation, la sensibilisation. Il faut que notre mission, au soir des élections, réponde à l'attente des Ivoiriens », a-t-il souligné.

Ensuite, concernant la sécurité proprement dite, le Premier Vice-président de la CEI a estimé que l'Etat va l'assurer en mettant à la disposition de l'institution les hommes et femmes qu'il faut afin que les candidats puissent faire campagne dans un climat apaisé. L'appui des partenaires tels que les Nations Unies est également attendu.
Par ailleurs, selon M. Koné, le travail pour la faisabilité des élections a, d'ores et déjà, démarré et même si le temps semble court, les délais sont acceptables. « Notre performance va se mesurer par notre capacité à respecter les délais. Nous avons déjà élaboré toutes les étapes du processus électoral », a soutenu le Premier Vice-président de la CEI.
Sur la composition de la CEI et sur l'entrée effective des membres de l'opposition, M. Koné s'est voulu rassurant, même s'il estime que la CEI ne peut fonctionner sur la base d'un arrêté gouvernemental. Il a précisé que l'Assemblée nationale doit d'abord voter cette loi avant que celle-ci ne soit promulguée par le Chef de l'Etat, afin que les concernés puissent réellement se mettre au travail. « Nous pensons et croyons que tous les Ivoiriens, de quelque bord politique que ce soit, doivent participer à l'organisation des élections », a-t-il indiqué.

Il a cependant tenu à lancer un appel à ses compatriotes. « Que les Ivoiriens se fassent confiance ; qu'ils fassent confiance à la CEI et qu'ils se disent que ce sont des Ivoiriens comme eux qui ont aussi vécu la crise comme tous les autres, qui ont eu la charge d'organiser les élections. Et que ceux-ci feront tout pour que les élections soient apaisées, libres et transparentes », a-t-il promis.





