
Conduite par le chef des bureaux du secteur Ouest de l'ONUCI, Ousmane Kane, la mission a effectué le déplacement pour s'enquérir de l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans les localités frontalières. « Nous venons vous témoigner notre compassion après les événements du mois de février et ceux qui ont eu cours, il y a peu, et vous dire que nous sommes préoccupés par les récents incidents pour lesquels nous voulons recueillir vos recommandations afin de mieux vous aider », a souligné M. Kane aux populations.

En effet, plusieurs centaines de personnes avaient fui les villages pour se réfugier à Grabo, après la découverte du corps sans vie d'un habitant, égorgé par des inconnus.
Le Sous-préfet de Grabo, Djibril Traoré, a saisi l'occasion pour plaider pour un appui de l'ONUCI et de ses partenaires afin d'écourter la souffrance des populations encore sous le choc. « Le manque de voies praticables rendent complexes les patrouilles des forces nationales et internationales entre les villages frontaliers et le long du fleuve Cavally. Les populations vivent dans la psychose et se croient abandonnées de tous. Nous souhaitons une aide des Nations Unies afin de dégager et ouvrir les routes pour que la quiétude revienne », a précisé l'autorité administrative.

Il faut noter qu'outre les échanges avec les autorités civiles et militaires de Grabo, la mission a visité les villages de Soklodogba, Sioulo et Faitai.





