
Organisée par la Police de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), cette formation a duré quatre jours au cours desquels différents modules ont été présentés, notamment sur la signalisation dactyloscopique et anthropométrique, c'est-à-dire l'identification par les empreintes digitales, l'utilisation de la mallette de police judicaire et la protection de la scène de crime, principalement du rôle du premier intervenant. Les présentations ont été ponctuées d'exercices pratiques et de commentaires de supports visuels.

« L'élément matériel d'une infraction, c'est sur le terrain qu'il faut le relever. Il faut le relever avec professionnalisme pour pouvoir mettre à disposition des magistrats les moyens de preuves nécessaires pour poursuivre les auteurs de crimes », a estimé l'adjudant Bénon. Aussi, a-t-il exhorté les participants à toujours approfondir leurs connaissances dans le domaine de la police technique et scientifique car, dit-il, « désormais, les justiciables sont de plus en plus critiques à l'égard des forces sécurité. Donc, il vous appartient de faire très régulièrement des recherches pour faire face aux défis auxquels vous serez confrontés de plus en plus dans ce métier ».
Au nom des participants, l'adjudant Monguei Paul de la Brigade routière de Yamoussoukro a remercié l'ONUCI pour cette formation et pour tous les efforts fournis par la Mission onusienne dans le cadre de leur mise à niveau. « L'évolution est telle que les choses ne sont plus les mêmes », a-t-il dit.

La cérémonie de clôture a été présidée par le coordonnateur du bureau régional de l'ONUCI à Yamoussoukro, Robert Ngangué, qui a lancé un appel pour une plus grande implication des femmes dans de telles formations, avant d'inviter les participants à disséminer les connaissances reçues auprès des autres éléments qui n'ont pas bénéficié de la formation.





