
Au cours des différents cadres de dialogue, d'échanges et de sensibilisation organisées par l'ONUCI, la forte participation des femmes démontre à quel point cette catégorie de la population, qui a tant souffert des affres de la crise ivoirienne, est déterminée à jouer son rôle de premier plan en faveur d'une réconciliation effective pour une paix et un développement durables.
Pour ces femmes du Zanzan, chaque opportunité est à saisir pour véhiculer le message de paix.
Cette détermination a été mise en exergue notamment durant le mois d'août 2013, à Sandégué, localité située à 438 km au nord-est d'Abidjan, lors d'une visite de sensibilisation de proximité organisée par le bureau de l'Information Publique de l'ONUCI. Parlant des violences électorales survenues à Sandégué lors des élections municipales et qui ont fait plusieurs blessés, la présidente des femmes de cette localité, Mariam

L'atelier sur le dialogue intercommunautaire organisé, toujours durant le mois d'août 2013, à Bouna, ville située à 600 km au nord-est d'Abidjan, a été une nouvelle occasion pour les femmes du Bounkani d'affirmer leur détermination aux côtés de leurs frères, à contribuer aux efforts de recherche de la paix durable en Côte d'Ivoire. Au terme des travaux de cet atelier initié par le bureau des Affaires Civiles de l'ONUCI, si l'ensemble des populations de Bouna ont pris de nouvelles résolutions en faveur de la cohésion sociale et du développement de leur région, les femmes en particulier se sont engagées à poursuivre leurs efforts visant le renforcement de cette cohésion par le respect de la diversité ethnique et culturelle. Elles ont aussi résolu de créer des cadres réguliers d'échanges intercommunautaires, d'utiliser les alliances interethniques comme outils de règlement des conflits, de lutter contre les mutilations génitales féminines et toutes formes de violences faites aux femmes et aux filles.
Fixant leur objectif sur le développement, les femmes de Bouna ont demandé aux cadres de la région de cesser d'être des acteurs de division de la population, d'encourager et de soutenir la création de centres d'apprentissage et la mise en place d'activités génératrices de revenus en faveur des jeunes et des femmes. Aux jeunes, enfin, elles ont demandé de jouer avec impartialité leur rôle d'agents de développement.
Désiré Ndagijimana





