ONUCI
Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire

Clôture de l’ONUCI

L’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a terminé avec succès son mandat le 30 juin 2017.

REVUE DE LA PRESSE NATIONALE DU 31 AOUT 2012

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Déstabilisation et coups d'Etat. Un agent de l'ONUCI accuse.





L'Intelligent d'Abidjan – La
contribution de l'Onuci à la cohésion sociale en milieu estudiantin ». Tel était
le thème de la conférence publique organisée par la jeunesse universitaire
communale de Cocody (JUCC), le mercredi 29 août 2012 à l'hôtel communal. Le
conférencier, Pr Jean Mathieu Essis Esso, agent de l'ONUCI, a mis les étudiants
face à leurs responsabilités et jeté un regard sur l'actualité socio-politique
de la Côte d' Ivoire. Ci-dessous, de larges extraits de son propos liminaire.
(...) La paix en Côte d'Ivoire n'est pas pour demain. Elle ne peut se réaliser que
dans une République démocratique. La cohésion a plusieurs ennemis. Les gens
naissent hommes ou femmes et vous savez que les femmes ne vont pas se laisser
dominer par les hommes. Il y a aussi le conflit de génération entre vieux et
jeunes. Les discriminations, les préjugés, le droit du choix du sexe de son
partenaire, sont des vecteurs de conflits. (...) C'est quoi la réconciliation ?
C'est un mythe. La Côte d'Ivoire est née dans le conflit entre natifs et
immigrés (...) La réconciliation n'a jamais existé en Côte d'Ivoire. Il faut
considérer la réconciliation comme un idéal. C'est une anomalie grave qu'un
étudiant supporte un régime politique. Quand les étudiants sont d'accord avec
ceux qui dirigent, ils sont morts. C'est le signe d'une décadence morale voire
une décadence tout court. (...) Techniquement, Bédié, Guei, Gbagbo et Ouattara
sont venus au pouvoir par coup d'État. Tant qu'il y aura un seul parti, la seule
manière de changer les choses, c'est de faire un coup d'État. (...) Seule la
démocratie permet l'alternance pacifique au pouvoir, sans coup d'État et dans
l'alternance pacifique, les jeunes qui ont fini leurs études, qui ont une
profession et qui sont capables de s'exprimer, vont participer aux élections en
tant qu'électeurs, mobilisateurs de l'électorat ou candidat au sein de partis
politiques qui ont banni l'usage de la violence de leur portefeuille d'actions.
C'est la démocratie et elle seule qui nous donne la possibilité de parvenir à la
cohésion sociale, à l'évolution vers une société plus forte. (...)





Célébration des journées des Nations Unies. Grand-Lahou en
fête, hier.





Le Jour Plus – Une ambiance de
carnaval régnait hier dans la ville de Grand-Lahou, précisément à l'esplanade de
la mairie de la ville. C'est que la commune accueillait la caravane des journées
des Nations unies pour la paix. (...) Le message fort de l'édition 2012, selon le
coordonnateur de ces journées, M. Cheick Touré, membre du bureau de
l'information publique de l'ONUCI, est « que tous s'engagent sur le chemin de la
paix et de la réconciliation ». Il invite par ailleurs les populations dans
toutes leurs composantes à adhérer à ce message car, dira-t-il, « c'est main
dans la main que les Nations Unies et les populations vont aller à la conquête
de la paix si nécessaire pour le développement ». (...)





Génocide et exactions dans l'ouest de la Côte d'Ivoire : Des
Wê manifestent devant l'Onu





Notre Voie – Située sur
l'embouchure du fleuve Hudson, New York, la méga métropole américaine, a servi
de cadre, le vendredi 25 août dernier, à une manifestation de protestation de
ressortissants Ivoiriens Wê vivant aux Etats-Unis et au Canada. La manifestation
s'est tenue devant le siège de l'Onu. Organisée par la fédération des Wê en
Amérique du nord, sous la supervision de Gaston Sékou, président du comité
d'organisation et membre du Conseil des sages de l'association des Wê de
New-York ainsi que de Jonas Taye ,vice-président de la fédération, cette
manifestation visait à dénoncer les conditions d'extrême précarité dans
lesquelles vivent en Côte d'Ivoire, les Wê réfugiés sur leurs propres terres
dans l'Ouest du pays. Les tueries massives et autres violations des droits de
l'homme perpétrées par le régime Ouattara étaient également le motif de cette
manifestation de protestation. Venus de Washington DC, Baltimore, Philadelphie,
Chicago, Boston, Dallas, Détroit, État du Wisconsin et du Canada, les Ivoiriens
d'origine Wê ont dénoncé à la face du monde, le génocide dont est victime le
peuple Wê en Côte d'Ivoire dans le silence total de la communauté
internationale. La manifestation de New York a bénéficié du soutien
d'associations ivoiriennes installées aux Etats-Unis. Telles que celle des Gouro
conduite par jacques Irié et Mme Andrée Vagba ainsi que celle des ressortissants
de l'ouest de la Côte d'Ivoire à Chicago (Oroci) représentée par sa Secrétaire
générale adjointe, Mme Sabine Souhate. Pour Dr Eric Edi, Enseignant-Chercheur à
Philadelphie, qui est venu apporter son soutien au peuple Wê et dénoncé le
mutisme de l'Onu face aux massacres planifiés des Wê par Alassane Dramane
Ouattara, «ce qui se passe à Duékoué et ce qui arrive au peuple Wê sont une
preuve manifeste de l'absence de l'Etat de droit en Côte d'Ivoire». Abondant
dans le même sens, Mme Véronique Gah, une jeune dame Wê résidant aux Etats-Unis,
s'est interrogée : «si l'Onu ne peut pas jouer pleinement son rôle qui est de
sécuriser les populations en Côte d'ivoire et que les exactions et violations
des droits de l'homme se poursuivent, pourquoi est-elle encore dans le pays ?».
Quant à Don Yorot Goué, président de la fédération des Wê en l'Amérique du Nord,
il a exigé la cessation immédiate des exactions massives contre les populations
dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Il a aussi réclamé un arrêt de la chasse aux
réfugiés Wê taxés injustement de miliciens pro- Gbagbo par le régime Ouattara.
Le désarmement des personnes qui n'ont pas le droit de porter des armes et
l'ouverture d'une enquête internationale sur les nombreux crimes et massacres
perpétrées à l'Ouest afin que cesse le climat d'impunité entretenu par Alassane
Dramane Ouattara, telles ont été aussi les exigences des manifestants Wê.







Crise post-electorale : Les vérités de Banny aux étudiants





L'Inter – Une trentaine de
syndicats et d'associations estudiantines ont rencontré Charles Konan Banny,
président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), à
l'initiative de son conseiller chargé de la Jeunesse, Karim Ouattara. C'était le
mercredi 29 août 2012 au cabinet de Banny à Cocody-Riviera Golf. Le président de
la CDVR a profité des échanges avec les étudiants pour leur dire ses vérités. «
Très bientôt, vous allez retrouver les universités pour votre formation.
Retrouver revient à dire qu'on a perdu la route. Mais il faut rompre avec le
passé. Je souhaite qu'à la prochaine rentrée, l'étudiant soit réhabilité dans ce
qu'il est, en tant qu'apprenant et jeune. Ce qui ne serait pas bien, c'est que
les universités redeviennent des camps militaires. C'est inacceptable. Or vous
savez qu'on a utilisé les universités comme des camps militaires. On vous a
obligés et on vous a transformés en combattants », a déploré le président de la
CDVR. Qui a dressé un tableau sombre de la situation de l'université ivoirienne
pendant les années précédentes. « Ma visite à l'université quand j'étais Premier
ministre a été le plus grand choc de ma vie. L'université ressemblait à tout,
sauf à une université. Ce n'était pas digne pour la jeunesse ivoirienne. On
n'avait une université que de nom. Les chambres n'étaient pas des chambres, les
jeunes filles n'étaient pas des jeunes filles etc », a-t-il regretté. Après
quoi, il a prodigué des conseils à ses ''enfants'' pour leur permettre de bien
aborder la rentrée académique : « Dans quelques jours, vous allez retrouver les
portes de l'université. Je considère que nous allons prendre un nouveau départ.
Nous allons procéder à un examen de conscience individuel et collectif pour
faire une rupture claire et nette avec tout ce qui dans le passé nous a impliqué
dans la crise que nous avons connue. Il faut faire une rupture avec tout ce qui
ne ressemble pas au comportement d'un apprenant ». Pour finir, Banny a exhorté
tous les étudiants à s'approcher de « son jeune conseiller », Karim Ouattara
pour déterminer le rôle que les étudiants joueront dans le processus de
réconciliation nationale.







Dialogue républicain / Appel du président de la CDVR : Le RDR
en phase avec Charles Konan Banny





L'Intelligent d'Abidjan – Le RDR
approuve l'initiative du Premier Ministre Charles Konan Banny, Président de la
Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation (CDVR) de voir s'établir le dialogue
entre les hommes politiques ivoiriens afin de faire barrage aux initiatives de
violences et de sabotage de la paix sociale que nous observons depuis quelques
temps. Le RDR, parti du vivre ensemble, totalement imprégné des idéaux de paix
et de dialogue du Président Félix Houphouët BOIGNY, père fondateur de la Côte
d'Ivoire moderne, ne peut que souscrire à toute initiative de Dialogue. Nous
encourageons le Premier Ministre BANNY à persévérer dans cette quête inlassable
de Dialogue et de paix. Partout où l'on parlera de paix et de dialogue, le RDR
répondra présent. Notre souhait est que nos frères d'en face adhèrent avec
honnêteté et sincérité à cette démarche qui doit être inclusive et sans
préalables de quelques natures que ce soit. C'est la Côte d'Ivoire et les
Ivoiriens qui sortiront grandis et gagnants si nous acceptons le Dialogue en
toute sincérité sans avoir à l'esprit des plans cachés visant à nuire à terme à
la cohésion sociale. Le Président Alassane OUATTARA tend la main depuis sa prise
de fonction à nos frères de l'opposition. Il a souhaité qu'ils prennent leur
place au Gouvernement; ils ont refusé. Il leur a demandé d'éviter la politique
de la chaise vide lors des précédentes élections législatives; ils ont dit non.
Le Gouvernement leur a proposé le cadre du dialogue républicain; le FPI a
décliné cette offre. Il leur appartient maintenant de saisir cette initiative du
dialogue offerte par le Président de la CDVR qui a tout l'appui et la confiance
du Président de la République initiateur de la Commission-Dialogue-Vérité-
Réconciliation. Ils doivent démontrer aux Ivoiriens et à la communauté
internationale qui suivent de près ce qui se passe en Côte d'Ivoire qu'ils ont
un réel désir de voir la paix s'instaurer durablement en Côte d'Ivoire. Au
demeurant, nous sommes convaincus au niveau du RDR que les Ivoiriens n'ont pas
d'autres choix que de se réconcilier. La crise que nous avons connue avec ses
milliers de morts et de vies brisées doit nous enseigner et surtout nous donner
des leçons pour qu'on pose des actes contraires à ce qui nous a conduit dans le
gouffre. A cet effet, le Dialogue permet d'éviter ou de prévenir ce que nous
avons vécus: le gouffre.







Extradition de Koné Katina : Grosse pression sur Dramani





Nord-Sud – La coopération
bilatérale qu'il entretient avec la Côte d'Ivoire et leurs accords
internationaux au sein de l'Union africaine (Ua) sont autant de liens qui
contraignent le Ghana à coopérer dans le dossier Katinan. Beaucoup d'Ivoiriens
auront les oreilles tendues vers Accra. Koné Katinan, porte-parole de Laurent
Gbagbo y est jugé, aujourd'hui. La justice du pays de Kwamé N'Krumah décide si
oui ou non elle doit livrer le refugié politique. Afin qu'il soit extradé.
Est-il besoin de le rappeler, le partisan de l'ancien président ivoirien est
poursuivi pour «crimes économiques» dans un mandat d'arrêt international émanant
d'Abidjan. Arrêté le 24 août dernier, il devait être extradé conformément à ce
mandat d'amener libellé comme suit : «Prions, au besoin, requérons les autorités
à l'effet de bien vouloir interpeller et conduire le nommer Katinan pour crime
économique et déstabilisation. Le pays qui reçoit le mandat statue d'abord sur
l'opportunité de la poursuite avant de faire quoi que ce soit. S'il enclenche le
processus, il va jusqu'au bout. Le but du mandat est d'amener». Mais au lieu de
faire la volonté commune - parce que les autorités ghanéennes avaient assuré
leurs homologues ivoiriennes de leur coopération – Accra a décidé de soumettre à
«étude» le cas Katina. Depuis, une bataille politico-diplomatique et juridique
sournoise est engagée entre les deux capitales. La question est de savoir si le
Ghana extradera effectivement M. Katina. Eh bien des juristes joints au
téléphone ont répondu clairement. Unanimes, d'emblée, ils arguent que pour la
postérité des relations ivoiro-ghanéennes, il n'y a pas de raison qu'Accra ne
renvoie pas le justiciable vers Abidjan. «C'est un véritable cas d'école parce
que si à l'avenir ce même cas se présentait aux autorités ivoiriennes, le Ghana
leur donnent bien le prétexte d'agir comme son gouvernement. Cependant, il est
bon de savoir qu'une extradition dépend du bon vouloir d'un pays», commente
l'une de nos sources. Un principe de «réciprocité» devrait alors guider les
relations bilatérales des pays liés par une coopération séculaire. «Au regard
des accords, des conventions et autres engagements internationaux signés par les
Etats, ils s'obligent à respecter les actes internationaux», illustre-t-elle son
argumentaire. A l'en croire, la Côte d'Ivoire et le Ghana sont membres de
l'Union africaine (Ua), au sein de laquelle ils sont engagés par des accords de
coopérations judiciaires. Si les pays s'en accommodent, il est bon de savoir
qu'ils sont plus tenus par ces liens quand ils sont de la même obédience :
francophone, anglophone ou lusophone. Mais au-delà des relations
internationales, les termes même du mandat d'arrêt sont contraignants, analyse
un autre expert. «Il faut comprendre qu'un mandat d'arrêt est un ordre donné à
toute autorité judiciaire, policière pour appréhender un individu afin de le
remettre au régisseur de la maison d'arrêt ; mais comme il s'agit d'un mandat
d'arrêt international, on va dire qu'il s'agit de le remettre à un autre Etat»,
établit le juriste. Toutefois, est-ce qu'un ordre veut dire obligation, même
dans les relations inter-Etats où chacun d'entre eux jouit de sa souveraineté,
inviolable ? «Oui, répond-il, c'est cela justement un ordre. Il est même soutenu
par les conventions entre les Etats.» La pression d'Abidjan est perceptible à
Accra. Elle est matérialisée par la présence sur le sol ghanéen de nombreux
officiels ivoiriens depuis le samedi 25 août, soit au lendemain de l'arrestation
de M. Katinan. En effet, outre le directeur de la Direction de la surveillance
du territoire (Dst), des membres de son cabinet, la doyenne des juges
d'instruction ivoiriens Cissé Makouéni et des membres du cabinet du procureur de
la République Simplice Kouadio Koffi sont sur place. Dans leur valise, ils ont
apporté un ''dossier en béton'' comprenant la vidéo du casse de la Bceao et
celles d'auditions de personnes interpellées récemment dans les attaques contre
les positions des militaires ivoiriens. Ces assaillants auraient nommément cité
Katinan Koné, comme étant le principal financier. A la présentation de ces
«preuves», la justice ghanéenne devrait revoir sa position, espère Abidjan.
Autre pression, c'est celle des accusations sans ambages des autorités
ivoiriennes qui reprochent aux Ghanéens de ne pas collaborer franchement dans ce
dossier.




 


Katinan
devant la justice : Le chantage du Fpi aux autorités ghanéennes





Nord-Sud – La déclaration
liminaire de la conférence de presse du Front populaire ivoirien (Fpi), hier à
son siège de Cocody, n'en a pas fait cas. C'est lors des échanges avec la presse
que Miaka Ouretto, président par intérim du Fpi a abordé l'affaire Katinan Koné,
du nom de l'ancien ministre et porte-parole de Laurent Gbagbo, arrêté le 24 août
au Ghana. «Nous remercions les autorités ghanéennes pour leur attitude», s'est
réjoui l'intérimaire d'Affi N'guessan à la tête du parti à la rose. Selon lui,
la remise de Katinan Koné à la justice ivoirienne serait considérée comme «une
non-assistance à personne en danger». Ne pas extrader le mis en cause est le
signe d'un début de réalisation de l'intégration africaine car, à l'en croire,
«c'est de cette façon que l'Afrique va s'enraciner dans la démocratie.» L'ancien
parti au pouvoir dit avoir foi en cette démocratie parce qu'il y est «très
attaché». Miaka Ouréto en appelle même à l'implication de l'Union africaine
(Ua), s'il ne l'appelait subtilement au secours. «Nous envisageons d'écrire à la
Commission de l'Ua pour lui demander l'organisation d'une table ronde sur le
sujet. Parce que nous, au Fpi, nous sommes convaincus que sans démocratie, il ne
peut y avoir de développement», a-t-il fait savoir.



Par ailleurs, le patron du Fpi a condamné l'accusation portée
contre son parti dans les attaques des Forces républicaines de Côte d'Ivoire
(Frci). En réaction à ces accusations, il analyse les assauts comme étant
l'expression de la guerre de positionnement entre «héritiers» d'Alassane
Ouattara. Montrant patte blanche, il s'est apitoyé sur le sort du fondateur du
Fpi. «Comme on veut nous pourfendre, on veut nous vouer aux gémonies. On nous
fait passer pour un parti intransigeant. Comment est-ce possible, quand celui
que nous considérons comme notre père croupit en prison... », s'est-il lamenté.





Revirement : Le Fpi veut entrer au gouvernement





Nord-Sud – Il a souffert de sa
politique de la chaise vide. Le Fpi, l'ancien parti au pouvoir se ravise. Non
seulement il jette l'éponge mais il se dit disposé à travailler avec le régime,
dans le gouvernement. Surprise ! Hier, lors de la conférence de presse animée
par le numéro un dudit parti, il a tenu un discours conciliant à ce sujet.
Morceau choisi du propos de Sylvain Miaka Ouretto : «Si Ouattara pense qu'il y a
des compétences en notre sein pour gérer les affaires qu'il nous approche, mais
bien sûr, dans le cadre d'une discussion franche.» Mieux, il pense que la
discussion est le meilleur moyen de formaliser leur engagement, à collaborer
avec Alassane Ouattara. «Il faut qu'on s'asseye pour discuter et créer les
conditions d'un dialogue inter-ivoirien véritable pour que notre pays la Côte
d'Ivoire soit un pays émergent... Et c'est dans les échanges qu'on peut s'enrichir
et que le pays peut avancer», a-t-il plaidé. Pour montrer sa bonne disposition à
faire la paix, l'ancien député de Soubré annonce des rencontres avec les forces
vives ivoiriennes, notamment la société civile, les religieux en vue de la
création d'un environnement apaisé en Côte d'Ivoire. «Le dialogue est une chance
pour la Côte d'Ivoire, pour notre pays», a-t-il indiqué.







Bouaké / Babaud Darret rassure les ex-combattants depuis
Bouaké : ''L'Etat ne vous a pas abandonnés''





L'Intelligent d'Abidjan – Présent
à Bouaké hier jeudi 30 août 2012 pour inaugurer l'ONG FADEREV, le ministre
chargé des Déplacés et victimes de guerre ainsi que les ex-combattants a assuré
ces derniers de la disponibilité du gouvernement ivoirien à leur trouver une
porte de sortie. Pour Babaud Darret, la question des ex combattants et les
victimes de guerre dans le processus de sortie de crise est très cruciale.
«Parce que ce sont deux populations vulnérabilisées de la crise dont la gestion
a été confiée à mon ministère. Les ex-combattants, c'est aussi un problème
délicat. Il s'agit de les réinsérer dans le tissu socio économique. Donc leur
problème est primordial parce que touchant à la sécurité. Il y a des
recensements qui se font. Il y a des opportunités d'emploi et de réinsertion qui
sont en cours. Et très bientôt, ils vont porter leur fruit. Les ex-combattants
seront aussi encadrés et il va falloir qu'on s'occupe d'eux » a-t-il indiqué.
Toutefois, le ministre les a rassurés de ce qu'ils ne seront pas laissés pour
compte. « Je voudrais dire aux victimes de guerre et aux ex-combattants que
l'Etat ne les a pas abandonnés. Mais ces choses ont besoin de moyens très
importants surtout en ce qui concerne la réparation des préjudices. Nous voulons
aller vite mais ce n'est pas facile» confie-t-il. Sur la question de l'apport de
son département à la FADEREV (Fédération des associations des déplacés et
victimes de guerre) il a fait savoir que son ministère soutient cette structure
qui est composée à 70 pour cent de femmes. Avant de clore son propos, le
ministre Darret a invité les populations ivoiriennes à la paix, à la
réconciliation, à la reconstruction et au développement de la Côte d'Ivoire.
Aussi, en marge de la cérémonie, le ministre s'est-il rendu au 3ème bataillon
militaire de Bouaké pour se convaincre de la poursuite du processus
d'identification des ex-combattants. Selon Mme M'Boudzi Marie, chargée des
affaires humanitaires à l'Union Africaine, le fait que son institution ait
financé le projet de FADEREV ne signifie pas qu'elle est un bailleur de fonds.
Seulement, à l'en croire, l'UA soutient les actions de paix, de réconciliation
et de la reconstruction de la Côte d'Ivoire. Il faut indiquer que l'UA a financé
à hauteur de 7 millions de francs la réhabilitation de ce projet.





Arrestation du président de la jeunesse universitaire
communale de Cocody (JUCC) par la DST





L'Intelligent d'Abidjan – Ahoussou
Jeannot, Charles Konan Banny et Bert Koenders montent au créneau. Le président
de la Jeunesse universitaire communale de Cocody (JUCC) Kouadio Constant,
initiateur de la rencontre des étudiants avec l'Onuci le mercredi 29 août 2012,
n'a pas pu prendre part à la cérémonie. Alors qu'il rejoignait l'hôtel communal
où l'attendaient les officiels, il a été interpellé au niveau de l'école de
gendarmerie par des hommes en armes (en costume et treillis) qui l'ont contraint
à rentrer au sein de l'école. Il sera ensuite trimbalé à la Direction de la
surveillance du territoire (DST) pour être entendu. Selon Kouadio Constant, on
l'accuse d'être un proche de l'ancien régime de Laurent Gbagbo et d'avoir
collaboré, dit-il, avec Charles Blé Goudé. ''On dit que je tiens des réunions
subversives avec mes amis et que je suis un proche de l'ancien régime et de
Charles Blé Goudé. J'exerce mes activités au grand jour, je mobilise la jeunesse
estudiantine dans le cadre de la réconciliation nationale. Nous avons au
programme une caravane nationale de sensibilisation de la jeunesse ivoirienne.
J'ai été surpris hier (mercredi 29 août 2012) qu'on m'arrête et qu'on m'accuse
de ce que je ne suis pas. J'ai été gardé jusqu'à 20heures à la DST. Je n'ai pas
pu prendre part à la rencontre que j'avais organisée avec l'Onuci à l'hôtel
communal ; elle s'est déroulée sans moi parce que tout le monde était déjà en
place. Il a fallu l'intervention du premier ministre Ahoussou Jeannot, du
président Charles Konan Banny, de Bert Koenders et du procureur Simplice Koffi
pour me sortir de là'', a confié Kouadio Constant qui n'a pu également prendre
part mercredi, à la conférence de presse organisée par la Cdvr où il était
attendu.