ONUCI
Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire

Clôture de l’ONUCI

L’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a terminé avec succès son mandat le 30 juin 2017.

L’ONUCI échange avec les habitants de Sorobango sur la cohésion sociale et la réconciliation

Bondoukou, le 9 juillet 2011... La population de Sorobango, localité située à 438 km au nord-est d'Abidjan, s'est engagée à s'inscrire dans le processus national de cohésion sociale et de réconciliation. C'était vendredi 8 juillet lors d'une séance d'ONUCI-Tour, une campagne d'information et de sensibilisation organisée par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

La délégation de l'ONUCI, composée de représentants de la Police des Nations Unies (UNPOL), du Bureau de l'Information publique et du Bataillon ghanéen, a fait une présentation de son mandat, de son rôle et de ses activités.

« Notre division joue un rôle de colocation: elle assure le service de sécurité dans l'ombre tout en prodiguant des conseils » a indiqué M. Abalimane Mahamat, commandant la section UNPOL de Bondoukou. Mme Betché Aminata du bureau de l'Information publique a plaidé en faveur de la tolérance, du pardon, du respect et des droits de l'homme et de l'enfant, avant d'exhorter les populations à cultiver au quotidien la paix pour un développement harmonieux de leur village.

Pour sa part le sergent chef Danquoi, du bataillon ghanéen, a présenté à la population des échantillons d'engins explosifs non encore explosés puis leur a montré les précautions à prendre en présence de tels instruments. La population, qui a suivi cette démonstration avec un grand intérêt, a plaidé pour une autre séance dans les écoles de la région et des affiches sur le danger de ces instruments pour distribution aux enseignants.

A l'issue des échanges, Mariam Ouattara, présidente de la coopérative des femmes de Kanguélé, l'un des 29 villages de la sous-préfecture de Sorobango, a adressé ses remerciements à l'ONUCI pour le travail abattu dans la gestion du conflit armé. M. Koffi Krapa, chef du village de Kamala, a remercié la mission pour avoir initié cette rencontre, avant de demander l'aide de l'ONUCI pour la réfection de la voie Bondoukou-Sorobango et de s'engager, au nom de ses pairs, à suivre le chemin de la cohésion sociale et de la réconciliation.

Le premier magistrat de Sorobango, le sous-préfet Konan Kouakou Georges, a déclaré avoir être honoré par cette visite et s'est engagé à suivre la restitution de la rencontre au niveau de chacun des villages dépendant de son commandement. « Je ne veux plus entendre que je suis LMP ou RHDP [La Majorité Présidentielle ou le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix]. Sachez aujourd'hui que vous êtes tous frères et que vous devez vous entendre », a-t-il indiqué avant de lever la séance.