Fin de
mission : Bert Koenders remplace Choi à l`ONUCI.
Le
Patriote
- Exténué par la crise postélectorale qui a fait plus de 3000
victimes, le sud-coréen Young-jin Choi, Représentant spécial du Secrétaire
général des Nations unies, Ban Ki-Moon, en Côte d'Ivoire, achèvera sa mission
fin juin. Il devrait être remplacé par l'ancien ministre Hollandais chargé de la
coopération et du développement, Bert Koenders, qui prendra son poste, le 1er
juillet. Prise entre deux feux et cible du camp de Laurent Gbagbo au lendemain
du second tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010, la force des Nations
unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui dispose de 10.000 hommes sur le terrain, a
été au cœur des critiques en raison de sa passivité à protéger les civils au
cours de cette période. Plusieurs associations plus ou moins mandatées par le
camp d'Alassane Ouattara ont même porté plaintes, à Paris, en mars dernier,
contre la force onusienne. Cette plainte semble aujourd'hui être abandonnée, le
président ivoirien souhaitant même que Choi poursuive sa mission en Côte
d'Ivoire. (Source : La Lettre du Continent)
ONUCI : Choi sur le
départ ?
Fraternité Matin –
Partira, partira pas ? Le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations
Unies pour la Côte d'Ivoire, YJ Choi, serait sur le point de partir de la
Mission. Son remplaçant serait même connu. Il s'agirait d'un diplomate irlandais
dont l'arrivée serait imminente. Plusieurs fois annoncé et démenti, le départ de
Choi revient souvent à la Une de l'actualité nationale. Mais qu'il parte ou non,
il restera dans la mémoire collective ivoirienne comme l'homme qui a tenu tête à
l'ancien Président et à son régime qui avaient officiellement, en décembre 2010,
au fort de la crise postélectorale, demandé son départ, ainsi que celui des
casques bleus et de la force française, du territoire national. C'est également
lui qui a certifié les résultats du second tour de l'élection présidentielle
tels que proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI), alors même
que le Conseil constitutionnel venait d'annuler lesdits résultats et proclamer
l'ancien Chef de l'Etat vainqueur. Malgré toutes les intimidations, les menaces,
les humiliations dont il a plus d'une fois été l'objet durant la crise
post-électorale, YJ Choi n'a pas plié l'échine, convaincu qu'il était du côté de
la vérité. Ce sont ces qualités qui font dire à nombre d'Ivoiriens qu'il est
trop tôt pour que le diplomate coréen s'en aille. Il devrait, disent-ils,
parachever un processus électoral qu'il a bien commencé.
L'ONU
veut cerner tous les aspects du scrutin
Fraternité Matin –
Une délégation de la mission d'évaluation de l'ONU, conduite par M. Ali Diabaté
Tadjoudine, séjourne depuis le 18 juin en Côte d'Ivoire dans le cadre des
besoins du processus électoral, de la détermination de la nature de l'assistance
et du type de ressources à apporter pour les futures élections législatives. A
cet effet, elle a été reçue, hier, à la Commission nationale de supervision de
l'identification (CNSI), par M. Yua Koffi, président de ladite structure. M. Ali
Diabaté Tadjoudine a fait remarquer que la mission qu'il conduit est une réponse
à l'invitation des autorités nationales pour que l'ONU apporte son soutien quant
à l'organisation des futures élections législatives. Pour ce faire, il convient,
a-t-il notifié, de cerner tous les aspects nécessaires pour accompagner ces
scrutins. (...)
Droits
de l'Homme et Polio : L'ONUCI et l'OMS aux côté des autorités
Le
Mandant–
La situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire et le
lancement d'une campagne contre la poliomyélite étaient les principaux thèmes
abordés jeudi 23 juin 2011, lors de la conférence de presse hebdomadaire de
l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) au siège de la mission à
Abidjan. Faisant le point de la situation des droits de l'homme pour la période
allant du 10 au 17 juin 2011, le Directeur par intérim de la Division des Droits
de l'Homme, Guillaume Ngefa, a fait référence à de « nombreuses violations
des droits de l'homme, notamment celles imputées aux éléments des FRCI [Forces
Républicaines de Côte d'Ivoire]». « Au cours de la semaine en revue,
les éléments des FRCI sont [...] impliqués dans au moins sept incidents dont des
cas d'exécutions sommaires », a révélé M Ngefa. « Lors de ces
incidents des éléments des FRCI ont tué au moins huit personnes et blessé
plusieurs autres. Au moins 30 autres personnes ont été arbitrairement arrêtées
et détenues », a-t-il noté, ajoutant que certaines victimes avaient été
torturées ou maltraitées. « L'ONUCI recommande aux autorités ivoiriennes de
procéder à des enquêtes sur des faits commis par les FRCI ainsi que des
exactions continues imputées à certains éléments incontrôlés », a-t-il
indiqué. Par ailleurs, il a recommandé au gouvernement que ce soit les
professionnels du métier, la police et la gendarmerie, qui conduisent des
missions de maintien de l'ordre.
M. Ngefa a aussi
annoncé la création par les Nations Unies d'un mandat d'expert indépendant pour
la Côte d'Ivoire. Cet expert désigné par le Conseil des droits de l'homme sera
chargé d'assister le gouvernement et d'autres acteurs dans le suivi de la mise
en œuvre des recommandations de la Commission d'enquête internationale
indépendante sur la Côte d'Ivoire et celle du Conseil des droits de l'homme,
a-t-il dit. M Ngefa a également annoncé la visite en Côte d'Ivoire, du 27 juin
au 4 juillet, d'une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite
par Mme Fatou Bensouda, adjoint au procureur. Le rôle de l'ONUCI vis-à-vis de la
mission de la CPI se limitera à une assistance logistique, a-t-il expliqué,
ajoutant que, « à cet égard, l'ONUCI facilitera le déplacement des membres de
la délégation à l'intérieur du pays ».
M. Ngefa s'est
félicité du relâchement le 18 juin dernier de 17 des personnalités placées en
résidence surveillée à l'Hôtel Pergola, Abidjan. Il a révélé que sa division y a
effectué de nombreuses visites et entretiens privés avec les dignitaires de
l'ancien régime et que, au cours de ces entretiens, ces personnalités n'avaient
pas fait mention de mauvais traitements ou de torture. Il a aussi expliqué que
l'ONUCI n'avait pas mandat d'assurer la sécurisation à l'Hôtel Pergola. « La
présence de l'ONUCI en ces lieux entre dans le cadre du mandat de la mission
visant à protéger les civils ainsi que les personnalités ivoiriennes de sorte
que celles qui sont présentement en résidence surveillée ne fassent pas l'objet
d'exactions et que leur vie ne soit pas mise en danger», a-t-il expliqué.
Pour sa part, le
Représentant de l'OMS en Côte d'Ivoire, le Docteur Mamadou Ball, a annoncé le
lancement du deuxième passage des Journées nationales de vaccination contre la
poliomyélite, prévu du 24 au 27 juin 2011. « Depuis le début de l'année 2011,
le pays fait face à une nouvelle épidémie de poliomyélite, avec 11 cas dans huit
districts sanitaires », a-t-il indiqué. Il a souligné que cette campagne,
organisée par le Ministère ivoirien de la Santé et de la lutte contre le
VIH/Sida, sera synchronisée avec des pays voisins, notamment le Burkina Faso, la
Guinée, le Libéria et le Mali, afin que les enfants qui se déplacent puissent
bénéficier de la vaccination. Auparavant, le porte-parole adjoint de la mission,
Kenneth Blackman, avait présenté les activités de sensibilisation de l'ONUCI en
faveur du renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale
dans plusieurs villes de la Côte d'Ivoire.
Miaka
Oureto après les échanges avec la mission d`évaluation électorale de l`Onu, hier
:
"Qu`on procède à un partage égal au niveau de la Cei"
Le Nouveau Réveil
- La mission
d`évaluation électorale de l`Onu, qui séjourne en Côte d`Ivoire depuis le 18
juin dernier, a rencontré hier à l`Assemblée nationale, une délégation de
députés FPI. Ali Diabaté Tadjoudine, le chef de ladite délégation, et les
parlementaires FPI que conduisait Miaka Oureto, ont échangé sur les problèmes
majeurs que rencontre l`Assemblée nationale aujourd`hui ainsi que sur la
composition de la nouvelle Commission électorale indépendante qui doit organiser
les prochaines élections législatives. Le Secrétaire général du Fpi, député de
Soubré, a fait part à la presse des propos ci-après à la fin de la rencontre.
" Nous avons exprimé notre soulagement (...) Nous avons eu plaisir à découvrir que
beaucoup de personnes, membres de la délégation, connaissent suffisamment la
Côte d`Ivoire. Nous sommes confiants dans ce qui pourrait être pris comme
décision à venir pour que le processus électoral puisse se passer dans de bonnes
conditions ", a indiqué Miaka Oureto. Puis, il a ajouté : " Les
problèmes, que nous avons partagés avec eux, sont ceux que tout le monde connait
aujourd`hui : des problèmes de sécurité, des problèmes liés à l`équilibrage de
la Cei, puis des problèmes liés à la vie des partis politiques d`une manière
générale. Tout le monde le sait, la sécurité est aujourd`hui une préoccupation
réelle. Tout le monde en parle, pas seulement que dans le district d`Abidjan. A
l`intérieur, dans tous les départements, tout le monde vit aujourd`hui dans
l`insécurité totale. Partout, vous avez des représentations des Frci. Et
souvent, le dialogue entre les populations et ces éléments ne passe pas bien. A
cela, il faut ajouter des éléments psychologiques. Nous sortons d`une guerre, la
peur gagne tout le monde aujourd`hui. Je disais aux membres de la délégation de
l`Onu que moi-même, depuis la proclamation des résultats du 28 novembre dernier,
je n`ai pas encore mis pied dans la circonscription parce que j`ai peur, a
fortiori ceux qui sont sur le terrain, qui sont des villageois ", a dit
Miaka Oureto. Sur ce qui devrait être de la nouvelle composition de la Cei, le
Secrétaire général du Fpi fait la proposition ci-après : "
(...) On veut carrément qu`on
procède à un partage égal, c`est-à- dire, on divise 31 par deux, ça fait 15 par
groupement politique et la 31e personne pourrait être le représentant du
président de la République ".
Retour des policiers dans les
commissariats : Les FCRI ''libèrent'' définitivement le Plateau
Le Patriote
- Sauf changement de dernière minute, les Forces Républicaines de Côte
d'Ivoire (FRCI) n'opéreront plus au Plateau à partir de demain. Le commissariat
du 1er arrondissement et le poste de police de la Caréna seront définitivement
rétrocédés aux policiers. C'est l'une des informations principales annoncées par
le Contrôleur général de Police, Bredou M'Bia, Directeur Général de la Police,
au cours de la réunion qu'il a eue hier, avec les Commissaires de police, à la
Préfecture de police au Plateau. Après donc le Port Autonome d'Abidjan où les
policiers et les gendarmes ont repris définitivement le contrôle de leurs bases,
la sécurité au Plateau sera désormais l'affaire des policiers. Cocody et
Bingerville, a indiqué Bredou M'Bia, seront les prochaines étapes de cette
normalisation. Pour le patron de la police, ces redéploiements ne font que
respecter le souhait du chef de l'Etat. «La police est le corps le plus
proche de la population. Elle ne peut s'assoir. Nous devons continuer à
travailler», a-t-il estimé, non sans rassurer ses collaborateurs concernant
les problèmes de tenues et de manque de matériel. «Au niveau de la Police,
la reprise est effective à 96,68%. Nous pouvons donc travailler. 10 000 tenues
ont été distribuées. Nous avons été victimes de pillage. Nous avons donc
convenu, avec les autorités, de changer la couleur de nos tenues»,
a-t-il indiqué. Des efforts, a-t-il poursuivi, sont faits quotidiennement pour
améliorer la fluidité routière. «A part les cinq corridors et les six postes
d'observations, il n'y a plus de barrages dans le district d'Abidjan. Mais nous
aurons des patrouilles mixtes afin d'éviter que la ville ne soit complètement
vide. Il y a également le comité de lutte contre le racket qui veillera à
l'application de ces résolutions». Pour ce qui est de la question d'arme, il
a estimé que les policiers pouvaient toujours collaborer avec les FRCI en cas
d'intervention. Pour l'officier supérieur de police, il ne faut pas se leurrer.
«Dans une société humaine où les hommes sont amenés à travailler ensemble, il y
aura toujours des altercations. Mais le plus important est que chacun travaille
dans l'humilité et en respectant son prochain».
Me
Drissa Traoré, président du MIDH : ''Il ne faut pas
sacrifier la justice pour la réconciliation''
L'intelligent d'Abidjan - IA :
En votre qualité d'activiste des droits humains, qui a pris part à diverses
rencontres internationales sur des pays sortant de crise, quel regard
jetez-vous, sur le concept de justice transitionnelle que votre pays la Côte
d'Ivoire, expérimente actuellement ?
DT : La justice transitionnelle repose sur l'idée que les Etats en
transition de la dictature vers la démocratie ou de la guerre/crise grave vers
la paix, doivent mettre en place des mécanismes, chargés de prendre en compte le
lourd héritage des graves violations des droits de l'Homme. L'idée est de lutter
contre la répétition des faits enregistrés pendant la période visée. Ces
mécanismes sont au nombre de quatre. A savoir : le devoir de vérité ou le devoir
de mémoire qui veut que, la lumière soit faite sur l'ensemble des crimes du
passé. Cela se fait soit par des commissions d'enquête, soit par des commissions
vérité et réconciliation. Il faut dire que le nom importe peu, puisqu'on a
diverses appellations. Par exemple, au Togo, c'est commission Vérité, Justice et
Réconciliation, au Maroc, c'était l'instance Equité et Réconciliation..... Une
commission vérité a donc vocation de faire la lumière sur les crimes du passé et
faire des recommandations. Ensuite, elle a le devoir de juger et de lutter
contre l'impunité, qui met en œuvre le mécanisme de justice. Il est important
voire inévitable, que des crimes graves, des violations des Droits de l'Homme
soient traduits devant les juridictions. Dans ce contexte, la justice pénale
joue un rôle important. A côté, l'on relève le devoir de réparer, qui nécessite
que les victimes puissent avoir des réparations pour le préjudice souffert.
Puis, les réformes. Parmi les plus courantes, l'on relève la révocation des
services publics de personnes ayant commis des abus, la création de nouvelles
institutions pour protéger les droits de l'Homme, la mise en place de formations
en droits de l'Homme ou l'introduction d'amendements juridiques et
constitutionnels, pour améliorer la manière de gouverner et mieux protéger les
droits de l'Homme. Ace niveau, la question de la réforme des forces de sécurité
est également importante. Entre autres mécanismes, les poursuites judicaires et
une commission baptisée Dialogue, Vérité et Réconciliation (DVR) sont à ce jour
en cours d'activation.
IA :
Ces deux outils, sont-ils appropriés au cas ivoirien ?
DT :
Il faut dire d'emblée que, ces deux mécanismes rentrent dans le cadre des
mécanismes de justice transitionnelle et participent de l'instauration d'un
climat de paix durable et d'une confiance dans les institutions. La culture de
l'impunité ayant un lien avec la crise postélectorale, il convient de lutter
contre celle-ci, par des poursuites judiciaires contre tous les auteurs de
crimes graves et de violations des droits humains quelle que soit leur
appartenance politique ou ethnique. Les poursuites judiciaires vont éviter des
sentiments ou même des tentatives de vengeance ou de justice privée. C'est
pourquoi, nous disons qu'il ne faut pas sacrifier la justice pour la
réconciliation.
[...]




