ONUCI
Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire

Clôture de l’ONUCI

L’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a terminé avec succès son mandat le 30 juin 2017.

REVUE DE PRESSE NATIONALE DU MARDI 05 JUILLET 2011

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Choi
rend visite à Gbagbo au nord :



Gbagbo, "en bonne santé"






Le
Nouveau Courrier
-
Le chef de l`Opération des Nations unies en Côte
d`Ivoire (Onuci), Choi Young-Jin, a rendu visite lundi à l`ex-président Laurent
Gbagbo, en résidence surveillée à Korhogo (nord), et l`a trouvé "en bonne
santé", a-t-on appris auprès de l`Onuci. Lors de cette première visite à
Korhogo, M. Choi a "réitéré la disponibilité" de l`Onuci à "contribuer à assurer
la sécurité de M. Gbagbo" et promis qu`elle allait "tout faire afin qu`il soit
traité avec dignité", indique la mission dans un communiqué.
(...)










Massacre à l`Ouest : L`ONUCI blanchit les Forces républicaines et enfonce Gbagbo








L'Inter -

Dans un rapport qu'elle a
rédigé et resté jusque-là secret, avant d'être publié par un confrère le
vendredi 1er juillet dernier, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire
(ONUCI) a dégagé la responsabilité des Forces républicaines de Côte d'Ivoire
dans les massacres contre les populations civiles à l'Ouest. S'appuyant sur sa
base à Duékoué, l'ONUCI a pu déterminer la chronologie des événements tragiques
qui ont secoué la région du Moyen-Cavally et qui ont donné des frissons au monde
entier. Dans son rapport, elle a révélé qu'une fois mise sur pied, les FRCI
n'étaient pas dotées d'équipements adéquats (uniformes, chaussures etc.) de
sorte que des individus en ont profité pour se faire passer pour elles. Une
situation qui a créé la confusion au point qu'on ne savait pas qui était qui et
qui faisant quoi. Conséquence : plusieurs
(personnes en treillis) ont commis des exactions contre la
population civile en s'adonnant àdes actes de pillage ou de représailles », note
le rapport, qui couvre les soldats de Soro quand il indique que «l'équipe
d'investigation de l'ONUCI a été témoin au moins à deux reprises d'une
altercation entre deux éléments » .Qualifiant cette situation d'ambiguë, les
enquêteurs ont laissé entendre qu'«elle a semé
le doute dans l'esprit des populations qui n'arrivent pas à faire le
distinguo entre les deux catégories et à faire totalement confiance aux FRCI dont
certains pillage ». En clair, sous-entend le rapport, de façon globale, on ne
peut imputer les massacres commis à Duékoué aux FRCI. Tout au plus, c'est
seulement quelques éléments de cette force qui se sont rendus coupables
d'exactions contre les populations, semble dire le rapport, qui le confirme plus
loin en résumant les objectifs des FRCI :
« d'une façon générale, les éléments des FRCI étaient à la recherche de
domiciles des FDS, des miliciens, des mercenaires et des cadres locaux. (...) A
l'analyse, l'ancien régime serait le responsable de la majeure partie des crimes
commis à l'Ouest, puisqu'il a appuyé sur le bouton qui a tout déclenché. (...).













Séminaire gouvernemental des 5 et 6 Juillet - La feuille de route
du Gouvernement en perspective







Le
Patriote
-

Pas comme des étudiants,
mais comme des experts. Pour mieux servir les Ivoiriens. C'est dans cet esprit
que s'ouvre ce matin au Palais présidentiel, le séminaire gouvernemental
convoqué par le Président de la République. Dans ''Fraternité Matin'' hier, le
Porte-parole du Gouvernement, Bruno Koné, a confié que le seul objectif est
d'établir in fine « La feuille de route du Gouvernement ». Il a expliqué le
séminaire est organisé en 14 axes stratégiques déclinés en 6 thèmes : l'Etat de
droit avec les questions de défense et de sécurité, l'éducation, la santé,
l'emploi et les affaires sociales, l'économie et le secteur privé, les
infrastructures, l'environnement, le cadre de vie, l'habitat et les services
publics, la culture, la jeunesse et les sports. Cette séance de travail de deux
jours devrait regrouper en plus du Président de la République, le Premier
ministre et des 36 ministres près de 50 autres techniciens. « Il y aura deux
importantes interventions : celles du Président de la République et du Premier
ministre. Ensuite chaque ministre exposera les lignes directrices de son action
au cours des 6 prochains mois », a précisé le Porte-parole du Gouvernement.
C'est la synthèse de ces interventions et bien sûr des échanges qui s'en
suivront qui devraient aboutir à la « rédaction d'un document qui sera la
feuille de route du Gouvernement pour les six prochains mois ». Une feuille de
route qui sera évidement évalué à terme a précisé le ministre Bruno Koné. Pour
lui, loin d'être une séance superflue, ce séminaire est un signe de bonne
gouvernance. « Ce séminaire permettra au Gouvernement d'être plus efficace dans
la concrétisation des projets, est-il persuadé. (...) il contribuera en outre à
une plus grande cohérence de l'action gouvernementale ». (...)











Poursuites judiciaires : Les conditions de Blé Goudé pour comparaître devant un
tribunal ivoirien






L'Inter
- Le leader de la
jeunesse proche de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, veut bien comparaître
devant un tribunal ivoirien mais il pose des conditions. Dans une interview que
cette figure de proue du régime déchu de Laurent Gbagbo a accordée à RFI hier
lundi 4 juillet, Charles Blé Goudé est prêt à comparaître devant la justice
ivoirienne si le président Ouattara et le Premier ministre Guillaume Soro
comparaissent aussi. « Vous savez très bien qu`il (Ouattara ndlr) a commis des
actes, que des hommes ont commis des actes ignobles en son nom ; alors je suis
prêt à comparaître, mon voisin doit être M. Ouattara, mon voisin doit être Soro
Guillaume (le Premier ministre) et ensemble nous allons comparaître devant la
justice », a déclaré l'ancien ministre de la Jeunesse et de l'Emploi dans le
dernier gouvernement de Laurent Gbagbo. (...) « Rien ne me surprend du tout car
depuis que Ouattara est au pouvoir, il y a une justice à double vitesse. Il a
peur d`une opposition significative, il a décidé d`installer son pouvoir dans la
terreur, tous les signes (...) d`un pouvoir dictatorial sont là et visibles »,
a-t-il assené, avant de poursuivre : « Ce pouvoir ne va pas bien loin, Ouattara
fait comme si son pouvoir avait comme seul objectif de traquer, de tuer, de
poursuivre tous ceux qui ont été plus ou moins proches de Gbagbo ». (...)









Procès
de l'ex-Chef de l'Etat: le sort de Gbagbo entre les mains de Yao N'Dré





Soir Info
- Un véritable casse-tête...ivoirien ! L'inculpation de l'ancien président de la
République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo ne semble pas aussi simple que ça.
La raison ? Son statut actuel complique la tâche aux autorités judiciaires
ivoiriennes. Qui, pour l'inculper, ont besoin de l'autorisation du Conseil
constitutionnel. Cette information, qui circulait déjà dans certains milieux, a
été confirmée par le Procureur de la République près le tribunal
d'Abidjan-Plateau lui-même. Dans un entretien qu'il a accordé, récemment, à
jeunafrique.com, Simplice Kouadio Koffi a expliqué pourquoi l'ex-chef de l'Etat,
actuellement en résidence surveillée à Korhogo (nord ivoirien), n'a pas encore
été inculpé. « Le statut de l'ancien président Laurent Gbagbo lui donne droit à
une procédure assez spéciale. De par son statut d'ancien chef de l'État de Côte
d'Ivoire, il est de facto membre du Conseil constitutionnel selon nos textes de
loi et nous oblige à agir autrement. Nous sommes en train d'organiser nos
services afin d'adresser une requête au Conseil pour qu'il autorise des
poursuites contre Laurent Gbagbo. C'est pourquoi celui-ci n'a pas été inculpé.
La justice et le droit sont au cœur de nos actions. Une fois l'autorisation
obtenue, la procédure suivra son cours normal », a déclaré Simplice Kouadio
Koffi à jeuneafrique.com. (...) De fait, l'Article 89 (Titre VII du Conseil
constitutionnel) dispose que « le Conseil constitutionnel se compose: (...) des
anciens présidents de la République, sauf renonciation expresse de leur part;
(...) ». Cette disposition constitutionnelle fait d'Henri Konan Bédié et de
Laurent Gbagbo, en leur qualité d'anciens chefs de l'Etat de Côte d'Ivoire, des
membres du Conseil constitutionnel. Or, l'article 93 de la loi fondamentale
ivoirienne se montre précis quand il stipule qu'« aucun membre du Conseil
constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté,
détenu ou jugé en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation
du Conseil »
. A la lumière de ces dispositions, on peut affirmer qu'aussi
longtemps que le Conseil constitutionnel ne donnera l'autorisation, Laurent
Gbagbo ne sera pas poursuivi. La question qui se pose est de savoir si le
procureur de la République va obtenir le Ok. L'interrogation est d'autant plus
pertinente que le Conseil constitutionnel est toujours présidé par le Pr Paul
Yao N'Dr, considéré comme un proche de Gbagbo. Parmi les 6 conseillers qui
siègent actuellement au Conseil constitutionnel, 4 ont été nommés par l'ex-chef
de l'Etat et deux, récemment, par son successeur, Alassane Ouattara. (...) Autant
dire que le sort de l'ex-numéro 1 ivoirien se trouve entre les mains du Pr Paul
Yao N'Dré et de ses collaborateurs. A moins d'un changement de la configuration
actuelle du Conseil constitutionnel...










Convoqué devant le tribunal militaire: le commandant Jean-Noël Abéhi en fuite





Le Patriote
- Il a pris la poudre d'escampette. Selon
des sources proches de l'armée, le Commandant Jean Noel Abéhi, chef de
l'escadron blindé d'Agban, est introuvable depuis trois jours. Comme tant
d'autres gardes chiourmes de l'ancien régime, il aurait pris le chemin de
l'exil. Ce soldat considéré comme l'un des activistes de la refondation avait
été convoqué hier devant le tribunal militaire, pour s'expliquer sur les
présomptions de crimes et d'exactions perpétrés pendant la crise postélectorale,
avec injonction d'y venir sans arme et sans élément. En dépit de toutes les
assurances données, il n'a pas donné signe de vie. C'est quelques heures plus
tard que des sources crédibles ont fait état de sa fuite, hier matin, autour de
cinq heures, à bord d'un véhicule banalisé. Entendu pour répondre des faits qui
lui sont reprochés, ce dur à cuire de l'ancien régime s'est fondu dans la
nature, à la faveur de la pénombre. Du côté du tribunal militaire, on se perd en
conjectures face à une telle attitude. Un mandat de comparution sera délivré en
vue de le conduire à la barre, mais si la fuite est avérée, un mandat d'arrêt
sera lancé contre lui, en vue de son arrestation, où qu'il se trouve. Selon un
autre témoignage, sa fuite est intervenue suite à une note du chef d'Agban
autorisant les FRCI à avoir accès à cette caserne de la gendarmerie. (...)









Descente musclée des Frci au Chu de Cocody samedi : Tous les agents décrètent 72
h d'arrêt de travail






Soir
Info
-

« Le personnel a estimé que
depuis 2000 jusqu'au samedi 2 juillet 2011, la sécurité est restée précaire au
Centre hospitalier universitaire (Chu) de Cocody, car les agents étaient
victimes d'agressions répétées des hommes en armes. Le samedi 2 juillet a été de
trop car des personnels ont eu peur pour leur vie. Nous avons peur de ce qui
pourrait arriver à tout moment. Nous venons de produire une motion de
protestation qui se traduit par un arrêt de travail de 72h (du lundi 4 au
mercredi 6 juillet 2011) qui débute à 15h ce lundi ». Ce sont là les propos de
Niamien Antoine, président de la Mutuelle des agents du Chu de Cocody,
représentant le personnel dans le collectif des syndicats. C'était à la salle de
conférences dudit centre, ce lundi, peu après 14h. Il révélait ainsi les
dispositions prises pour « protester contre la descente musclée des éléments des
Forces républicaines de Côte d'Ivoire », le samedi 2 juillet dernier et qui a
occasionné neuf blessés du côté du personnel dont un cas jugé sérieux (coup de
cross sur la nuque et un œil tuméfié). Cet arrêt de travail, selon lui, concerne
essentiellement les consultations et les urgences. « Les anciens malades
bénéficieront des soins qu'il faut car tout le personnel restera sur place »,
a-t-il précisé. Toutefois, Niamien Antoine a indiqué que cet arrêt de travail
peut être interrompu à la seule condition que les autorités ivoiriennes viennent
traduire concrètement leur volonté de sécuriser le Chu de Cocody. Bien avant
cette importante décision qui a vu plusieurs agents déserter les lieux, certains
infirmiers que nous avons rencontrés le matin avaient déjà laissé transparaître
leur ras-le-bol. Sur le parking, c'est l'événement qui alimentait les
conversations. (...).









Suppression de primes, baux administratifs, etc... : Ça grogne encore dans
l`armée /Ce que les militaires demandent à Ouattara






L'Inter -
Des voix se font entendre encore au sein de l`armée. Ça murmure de
mécontentement au niveau de la grande muette et des éléments ont décidé de faire
savoir l`objet de ce qu`ils appellent leur ``tristesse``. Selon les
interlocuteurs, qui nous ont joint pour marquer une sorte d`indignation, un
message émanant du chef de l`Etat leur a été transmis depuis la semaine
dernière, qui fait état de la suppression de certains avantages les concernant.
«Le président veut diminuer nos soldes. Il a décidé de réduire de 50.000 F CFA
nos salaires mensuels. Alors que parmi nous, il y en a qui ont 6 ou 7 enfants.
Avec le coût élevé de la vie actuellement, on ne peut même pas payer un sac de
riz. Comment allons-nous nous en sortir?», nous ont communiqué au téléphone,
d`un numéro caché, des éléments des Forces Républicaines de Côte d`Ivoire (...).
Ces derniers, selon qui le message est passé dans toutes les casernes le jeudi
dernier, vont même plus loin en déplorant l`implication des baux dont ils sont
bénéficiaires dans ces réformes les concernant. «En décembre, on nous dit qu`ils
vont toucher les baux. Les baux seront cassés. Chacun devra alors se débrouiller
pour se loger comme il peut avec son indemnité logement qui lui sera versé dans
sa solde. C`est triste. Tout le monde est triste actuellement», ont indiqué nos
interlocuteurs, qui ont décidé de plaider auprès du chef de l`Etat pour obtenir
une diligence de sa part. «Nous demandons pardon au président de la République,
qu`il revienne sur sa décision. Nous avons de nombreuses charges. Comment
allons-nous nous en sortir, si on nous retire ces privilèges?», supplient les
éléments des ex-Forces de défense et de sécurité anonymes que nous avons eu au
téléphone. Véracité des faits oblige, nous avons joint d`autres sources, qui ont
confirmé l`effectivité de l`information sur la réduction des avoirs des hommes
en tenue. Toutefois, nos sources ont plutôt parlé de la suppression des primes
de guerre communément connues sous l`appellation de ``hauts les cœurs`` d`un
montant de 50.000 F CFA consentie au plus fort de la crise ivoirienne, d`abord
aux ex-FDS au front, puis généralisées par la suite. (...)








Préparatifs des législatives : La CEI reprend ses activités cette semaine -
Réponse à la grogne du FPI







Le
Nouveau Réveil
-

Depuis l'annonce de
l'organisation des législatives avant fin 2011 par la Commission électorale
indépendante (Cei), les spéculations vont bon train chez les refondateurs. Pour
bouder le calendrier électoral, ils avancent des alibis. Tels que la sous
représentation du Fpi au sein de la Cei, soit la détention de l'ex-chef d'Etat,
Laurent Gbagbo. Dans le souci d'offrir aux Ivoiriens des élections
démocratiques, transparentes et acceptables par tous, la Cei est retournée au
Labo depuis le retour d'exil de son président, Youssouf Bakayoko. Ainsi les
législatives auront bel et bien lieu avant la fin 2011. Ce, pour également faire
la volonté du président Alassane Dramane Ouattra qui a déjà procédé à la
désignation de son représentant au sein de la Commission électorale indépendante
(Cei). Les instances de la Cei vont siéger dès cette semaine (demain mercredi
plus précisément) sur les questions pendantes. A savoir, le sort de nouveaux
majeurs déjà enrôlés, la liste de 55.000 personnes recalées, le découpage
électoral ainsi que la liste des nouvelles personnalités qui vont intégrer les
instances de la Cei après l'élection de nouveau président de la République. Il
est aussi clair que la Cei ne se démarquera pas de sa boussole. C'est-à-dire
l'accord politique de Ouaga et les autres accords subséquents. Car, la Cei n'est
pas et ne doit être la chasse gardée d'un parti ou d'une coalition. C'est tout
le sens du serment prêté par ses membres au moment de leur prise de fonction.