ONUCI
Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire

Clôture de l’ONUCI

L’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a terminé avec succès son mandat le 30 juin 2017.

REVUE DE PRESSE INTERNATIONALE DU VENDREDI 07 JUIN 2013





Côte d'Ivoire : Acquisition de la nationalité ivoirienne, le gouvernement se
réfère à Linas Marcoussis






(Koaci.com, Connectionivoirienne.net – 07 juin 2013) -
Un projet de loi portant disposition particulière en matière d'acquisition de la
nationalité par déclaration a été présenté ce jeudi par le ministre de la
Justice, des Droits de l'Homme et des libertés publiques. Cette disposition
particulière en matière d'acquisition de la nationalité par déclaration concerne
selon le porte-parole du gouvernement Bruno Nabagné Koné toutes les personnes
nées en Côte d'Ivoire avant 1961 et les personnes qui étaient enfants mineurs
avant 1972.





«Il
s'agit d'une des dispositions qui fait parti des dernières dispositions qui à
l'époque ont été prises à Linas Marcoussis et qui devaient être mises en œuvre.
Ce sont des dispositions, de l'ensemble des partis qui s'étaient engagés à Linas
Marcoussis et donc là nous rentrons dans la mise en œuvre effective de ces
dispositions, » a déclaré le ministre des TIC, rappelant au passage qu'après les
changements du code de la nationalité en 1972, il revenait au chef de l'état de
signer des décrets de naturalisation y compris pour les personnes qui étaient
dans cette situation.





En
attendant la soumission de ce projet de loi aux parlementaires ivoiriens, le
porte-parole du gouvernement a précisé qu'un certain nombre d'articles ont été
modifiés portant code de la nationalité ou concernant l'acquisition de la
nationalité ivoirienne.





Il
s'agit toujours selon lui de permettre à l'homme qui se marie à une femme
ivoirienne d'acquérir la nationalité ivoirienne dans les mêmes conditions que la
femme non ivoirienne qui se marie à un ivoirien. « Il faut savoir en ce qui
concerne la femme c'était automatique. Pour l'homme, il y avait des dispositions
beaucoup plus contraignantes et nous travaillons depuis un certain temps sur le
principe d'égalité et cette disposition commençait à poser problème. Il s'agit
là d'une solution de pure justice. Faire en sorte que les deux soient traités
sur le même pied, » s'est-il justifié. [...]







Côte
d'Ivoire : Abidjan prend acte de la décision de la CPI et interdit la publicité
sur les substituts du lait maternel






(Koaci.com - 06 juin 2013)
– Le gouvernement prend acte de la décision rendue par la CPI sur le dossier de
l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et s'abstient de faire des commentaires
sur ce sujet. Son porte-parole Bruno Nabagné Koné l'a signifié aujourd'hui à
l'issue d'un conseil extraordinaire des ministres tenu au palais présidentiel. «
Nous prenons acte de cette décision. Le temps venu le gouvernement transmettra
toutes les informations supplémentaires, » a-t-il déclaré, précisant au passage
qu'il s'agit d'informations qui viendront compléter le dossier déjà transmis.
Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement ivoirien avait annoncé qu'au titre
du ministère de la Santé de lutte contre le Sida, une mesure importante a été
prise et concerne un décret portant commercialisation des substituts du lait
maternel. « Il s'agit ici d'interdire, purement et simplement la publicité sur
les substituts du lait maternel. Tout cela pour encourager les mères à allaiter
par elles-mêmes de façon naturelle leurs enfants. Cela contribue à leur santé et
au bien-être général de nos populations.








Côte d'Ivoire : les soldats occupant de force des sites appelés à déguerpir






(Xinhua – 07 juin 2013) -
Les autorités sécuritaires ivoiriennes ont mis sur pied une opération de
déguerpissement des propriétés publiques et privées occupés de force par de
soldats depuis la crise militaro-politique, a appris Xinhua jeudi de source
militaire.

Le
ministre ivoirien de la Défense Paul Koffi Koffi a exhorté les soldats
illégalement installés à libérer les sites, précisant que le déguerpissement se
déroulera de manière pacifique.

"L'état
de belligérance est passé. Les esprits sont mieux préparés maintenant pour
accueillir cette opération", a estimé M. Koffi Koffi.

"Il
faut maintenant libérer les sites pour rejoindre les casernes concernant les
militaires et les familles pour ceux qui ne sont pas militaires", a-t-il
insisté.

Selon
le ministre, l'opération qui vise à rendre les biens occupés des populations
sera d'abord axée sur la ville d'Abidjan puis s'étendra sur les villes de
l'intérieur du pays.

"Les
cités universitaires sont des sites publics qui sont concernés par cette
opération. Nous demandons aux uns et aux autres de prouver que leurs sites sont
occupés avec les preuves matérielles que ces sites leur appartiennent", a-t-il
précisé.
"Il
s'agira tout d'abord de faire une identification des biens à savoir domiciles,
immeubles et autres, de noter la typologie, avant de procéder au déguerpissement
", a expliqué le ministre.

Le
ministre de la Défense a ainsi annoncé la tenue prochaine d'un séminaire qui
devrait définir le plan d'action de cette opération d'envergure.

La
Côte d'ivoire sort de manière progressive de crises militaro-politiques
successives au cours desquelles des soldats avaient occupé des propriétés
appartenant à des personnes privées et parfois au gouvernement.

Pour
les autorités ivoiriennes, l'heure de la libération des sites illégalement
occupés par les hommes en armes a sonné, afin de s'inscrire dans la mouvance de
la normalisation après ces crises aiguës qui ont secoué le pays.







Côte
d'Ivoire : Réduire le degré de haine dans le langage au menu du gouvernement






(Koaci.com - 06 juin 2013)
– En Côte d'ivoire depuis quelques jours dans le cadre d'une étude sur le lien
entre le langage haineux et la survenue de crise violente, des experts de l'Ong
américaine Freedom House ont eu hier une séance de travail avec la ministre de
la Communication maitre Affoussiata Bamba-Lamine. Au sortir de cette rencontre,
Bamba-Lamine a plaidé auprès de ses hôtes afin que les conclusions de cette
étude soient mises à la disposition du gouvernement qui pourrait les utiliser
pour enrichir sa politique de Réconciliation Nationale. Pour la réalisation de
l'étude la ministre de la Communication a conseillé à ses htes de s'intéresser
au secteur de l'enseignement en général, et à celui de la formation des
journalistes en particulier. Selon elle en agissant ainsi, ils inculqueront par
leurs actions la culture de la paix et de la non-violence aux jeunes. « Le
ministère de la Communication est un acteur de la Réconciliation et de la
Reconstruction Nationale. Il œuvre à la sensibilisation des médias, à
l'éducation des populations et à l'accompagnement de toutes les initiatives qui
favorisent l'apaisement et le langage de la paix,» a-t-elle ajouté. Tout en
s'engageant à accompagner les enquêteurs de l'Ong Freedom House, la ministre de
la Communication a relevé la pertinence de cette étude qui selon elle aura un
impact positif sur la Côte d'Ivoire qui est en train de soigner ses plaies
héritées d'une crise relativement violente. Justifiant leur présence au
ministère de la communication, les hôtes de maitre Affoussiata Bamba-Lamine ont
expliqué qu'ils étaient venus rencontrer la ministre ivoirienne afin qu'elle les
éclaire sur les conséquences du langage haineux dans la société ivoirienne,
notamment dans le milieu de la presse. Etaient présents à cette séance de
travail, Nicole Greene, Associée au Programme "Liberté d'Expression" au siège de
Freedom House à Washington et Mike Mackinnon, Vice-Président de Mediabadger en
charge des Politiques publiques et de la recherche.








AFFAIRE LAURENT GBAGBO : La CPI joue sa propre crédibilité






(Le Pays - 06 juin 2013) -

Qu'est-ce qu'un bon médecin ? C'est quelqu'un qui sait adapter son savoir à des
patients souffrant des formes particulières d'une maladie quelconque. C'est dire
que, pour tout médecin, la connaissance de la théorie anatomique est certes
nécessaire, mais pas suffisante. Par analogie avec la médecine, on peut dire, à
juste titre, que la récente décision de la CPI dans le dossier judiciaire de
l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, risque non pas de guérir le patient
ivoirien, mais au contraire, d'aggraver son mal. Qu'on le veuille ou non, il
existe une corrélation spéciale entre la décision de la CPI et le processus de
réconciliation en Côte d'Ivoire. Bien sûr, la CPI est pleinement dans son rôle
quand elle demande aux autorités d'Abidjan des compléments de preuves permettant
d'établir, de manière irréfutable, la culpabilité de Laurent Gbagbo. En d'autres
termes, la CPI tient à ce que ses décisions, dans cet épineux dossier, un
dossier passionnel, soient justes et acceptées par toutes les parties en
présence. Car, on voit dans la CPI, une des plus grandes révolutions judiciaires
de notre époque et une avancée dans la progression de la conscience morale de
l'Humanité.



Cela
dit, la décision de la CPI est dérangeante et suscite inquiétude et
interrogation quand elle ne contribue pas à créer, en Côte d'Ivoire, de nouveaux
problèmes épineux là où il n'y en avait pas. Cette décision est-elle bonne ou
dangereuse pour la stabilité et la reconstruction pacifique de la Côte
d'Ivoire ? Pas si sûr. Car, elle vient saper la confiance des victimes de la
crise post-électorale dans l'idée même de justice internationale et nourrir
leurs frustrations. De surcroît, à l'heure actuelle, leurs blessures restent
profondes. Or, la CPI devrait justement les aider à les guérir. Il faut dire que
les victimes ivoiriennes de la crise postélectorale, née de la décision de
Laurent Gbagbo de ne pas reconnaître sa défaite électorale, souffrent depuis le
dénouement violent de cette crise, d'être insuffisamment entendues et surtout
reconnues. On ne rappellera jamais combien cette crise a bouleversé ici, les
vies humaines. Les victimes ont raison de se faire entendre, de donner de la
voix et de vider leur sac.



Nous
parlons d'un pays, la Côte d'Ivoire où durant des décennies, la règle de la
société ivoirienne ressemblait à une loi de la jungle : manger ou être mangé,
vaincre ou être vaincu, être en lutte perpétuelle avec son voisin. Avec cette
décision de la CPI, on entend des politiciens superficiels et des extrémistes du
camp Gbagbo exiger la libération immédiate de leur ex-mentor. Selon eux,
celui-ci serait détenu arbitrairement et par un curieux renversement
dialectique, l'enfant terrible de Mama voit son sort identifié à celui d'un
certain Nelson Mandela. Et l'on découvre qu'en Côte-d'Ivoire, la réconciliation
reste encore un mythe, que les passions cherchent à avoir raison contre la
nécessaire exigence de vérité, fondement d'une justice sereine. Comme si au pays
d'Houphouët on est finalement incapable de faire la différence entre sagesse et
folie. Certes, la justice n'est pas un art, elle repose sur des preuves étayées
par des témoignages solides, notamment ceux des victimes. Mais en Côte-d'Ivoire,
il faut éviter certaines illusions car, la CPI n'a pas ici réponse à tout. Cela
dit, elle doit jouer, à travers ses décisions, un rôle essentiel dans la
reconstruction pacifique de la Côte d'Ivoire. Le droit doit permettre à la Côte
d'Ivoire de se rebâtir, et non, à nouveau, de se détruire. C'est pourquoi dans
l'affaire Laurent Gbagbo, la CPI joue sa propre crédibilité. [...]







La
Mancha prend le contrôle de la mine d'or d'Ity






(Agence de Presse Africaine - 07 juin 2013)
– La Mancha, ex-filiale du groupe nucléaire français Areva a pris désormais le
contrôle de la mine d'or d'Ity située dans la région de Zouan Hounien dans
l'Ouest de la Côte d'Ivoire, a appris APA jeudi soir de source officielle. Au
cours d'une conférence de presse donnée à l'issue d'un conseil des ministres, le
porte parole du Gouvernement, Bruno Nabagné Koné a indiqué que la Société des
mines d'Ity (SMI) a cédé une partie de ses parts à la société privée COMINOR,
devenue la Mancha. ''Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté une
communication relative à la cession d'une partie des actions de la SODEMI dans
le capital de la Société des Mines d'Ity (S.M.I) à des opérateurs privés'', a
déclaré M. Koné.





Cette
opération, a-t-il expliqué, vise la mobilisation de ressources financières en
vue de la réalisation d'investissements qui auront pour effet de prolonger la
durée de l'exploitation de la mine d'Ity. Ainsi, la mine d'or d'Ity est détenue
désormais à hauteur de 55% des actions par la Mancha appartenant à l'homme
d'affaires égyptien Naguib Sawiris. Les autres actionnaires sont la SMI (30%),
l'Etat ivoirien (10%) et les privés ivoiriens (5%). La mine d'or d'Ity, la
première mine d'or de la Côte d'Ivoire, a été ouverte en 1991 et a produit plus
de 800 000 onces d'or.