Casques bleus au Mali: réunion des chefs militaires ouest-africains à
Yamoussoukro
(AFP – 25/03/2013) -
Les
chefs d'Etat-major de la force africaine déployée au Mali (Misma) sont réunis
depuis lundi à Yamoussoukro (centre) pour "garantir" un succès au projet de
transformation à terme de la Misma en une "mission de paix", capable de
"recourir à la force". "Nous sommes là pour apprécier la situation et faire des
recommandations appropriées afin de garantir un succès au passage de la Misma en
une mission des Nations unies", a déclaré le Général ivoirien Soumaïla Bakayoko,
à l'ouverture de la réunion prévue pour durer deux jours.
"Ce
ne sera pas une mission de paix classique. Qu'on nous permette cette fois-ci
d'utiliser la force réellement", a plaidé le général Bakayoko, chef des Forces
républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). "Cette réunion marquera un tournant dans
la résolution de la crise au Mali. Nous demeurons convaincus qu'avec une telle
mobilisation de la communauté internationale, le Mali retrouvera une paix
durable", a souligné de son côté le ministre ivoirien délégué à la Défense, Paul
Koffi Koffi.
Outre
les chefs militaires ouest-africains, les généraux Babacar Guèye (conseiller
militaire du secrétaire général de l'Onu), Grégoire de Saint-Quentin (commandant
de l'opération Serval) et Brahim Sehid Mahamat (chef d'état-major de l'armée
tchadienne) participent à cette rencontre. Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest
ont apporté fin février leur soutien au projet de transformer à terme la Misma,
en une mission de paix de l'ONU.
Le
sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l'ONU Edmond
Mulet, avait déclaré à la mi-mars que l'Onu tablait sur la "présence complète"
de sa "mission de stabilisation" au Mali en juillet pour remplacer la mission
africaine Misma et le gros de l'armée française.
La
Misma déploie actuellement au Mali environ 6.300 soldats d'Afrique de l'Ouest et
du Tchad, auxquels s'ajoutent quelque 4.000 soldats français. Elle pourrait
mobiliser au total jusqu'à 10.000 hommes. Aux forces africaines actuellement
dans la Misma qui inclut depuis peu le contingent tchadien, pourraient s'ajouter
d'autres unités, notamment burundaises et mauritaniennes. [...]
L'Afrique doit s'industrialiser pour émerger (Alassane Ouattara)
(Xinhua.net
- 26/03/2013) - Le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé lundi à
Abidjan, capitale économique de Côte d'Ivoire, que l'Afrique doit élever son
niveau d'industrialisation pour prétendre devenir une économie émergente. "Le
défi de l'émergence est d'accélérer la transformation de nos économies pour
accroître la part des activités industrielles dans nos pays et le poids des
exportations des produits manufacturés dans le commerce mondial", a déclaré
Alassane Ouattara à l'ouverture de la 6ème réunion annuelle conjointe de la
conférence des ministres de l'Economie et des finances de l'Union africaine (UA)
et de la Commission économique pour l'Afrique des Nations unies (CEA).
La
réunion porte sur le thème "l'industrialisation au service de l'émergence de
l'Afrique" et a pour objectif d'approfondir les politiques industrielles pour le
développement de l'Afrique. Pour Alassane Ouattara, l'Afrique peut relever le
défi de l'industrialisation à travers "la stabilité politique, un cadre
macroéconomique stable, l'amélioration de la compétitivité des économies ainsi
que la mise en place des infrastructures économiques nécessaires et la réduction
de façon significative du coût des facteurs de production".
M.
Ouattara a rappelé diverses stratégies industrielles mises en œuvre par les pays
africains, notamment la période de l'import-substitution dans les années 1960,
la stratégie d'exportation des années 1970 et la politique basée sur la
promotion du secteur privé avec la privatisation des entreprises publiques et le
désengagement de l'Etat du secteur productif à partir de 1980. "Même si le
résultat de ces politiques a permis d'accroître la part des produits
manufacturiers dans le PIB, force est de reconnaître que la part du secteur
manufacturier dans le PIB est restée relativement faible comparée à celles des
autres continents", a estimé le président ivoirien insistant sur la nécessité
pour l'Afrique d'élever son niveau d'industrialisation.
La
réunion d'Abidjan se tient à la veille de l'ouverture à Durban (Afrique du Sud)
du 5ème sommet des économies émergentes constituées par le Brésil, la Russie,
l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (BRICS). L'Afrique est au centre de ce
sommet de deux jours qui porte sur "les BRICS et l'Afrique : un partenariat pour
le développement, l'intégration et l'industrialisation".
La
Chine prête à renforcer sa coopération avec la Côte d'Ivoire
(CRI - 26/03/2013)
– La République populaire de Chine est prête à renforcer ses relations établies
depuis 30 ans avec la Côte d'Ivoire, a affirmé lundi à Abidjan le représentant
spécial du gouvernement chinois chargé des Affaires africaines, Zhong Jianhua.
Le haut diplomate chinois a fait cette déclaration après une audience que lui a
accordée le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, au terme d'un voyage
de deux jours en Côte d'Ivoire. M. Zhong qui visite pour la première fois la
Côte d'Ivoire estime avoir effectué un "voyage impressionnant". "Ce qui m'a ému
le plus c'est l'amitié entre les deux pays et nous sommes prêts à participer au
renforcement de cette coopération", a déclaré Zhong Jianhua à la presse. "La
rencontre avec le Premier ministre (ivoirien) a été couronnée de succès", a-t-il
encore fait savoir. Le représentant spécial du gouvernement chinois s'est dit "
confiant" dans le développement ultérieur des relations sino- ivoiriennes. La
Chine et la Côte d'Ivoire ont fêté le 2 mars avec faste, aussi bien à Beijing
qu'à Abidjan, le 30ème anniversaire de leur coopération. La Chine appuie la Côte
d'Ivoire dans plusieurs domaines dans le cadre de sa reconstruction post-crise
avec notamment des appuis financiers et la réalisation de projets tels le
barrage hydro- électrique de Soubré (sud-ouest), le projet d'approvisionnement
en eau potable d'Abidjan et la construction d'une autoroute de 30 km dans le
sud-est du pays, à partir d'Abidjan.
Education – Mesmin Comoé, le Midd et les enseignants passent à l'offensive
(Connectionivoirienne.net - 25/03/2013)
– A l'approche des congés de la Pâques, des examens blancs du BEPC et du
BAC étaient prévus dans certaines directions régionales de l'enseignant
secondaire. Ce lundi matin, ces examens ont été perturbés par des mouvements
d'élèves à Grand Bassam. Tôt ce lundi matin, certains enseignants qui ont subi
la rigueur de la ponction sur les salaires et qui boycottaient la surveillance
desdits examens, ont menacé les élèves du Lycée 1 de Grand Bassam de leur «
mener l'existence dure après la normalisation des choses, s'ils ne partaient pas
perturber les examens blancs dans les autres établissements », témoignent en
chœur plusieurs élèves. Ces derniers apeurés délogent d'abord leurs camarades du
lycée 2, malgré la présence des FRCI commandés par le Lieutenant Kamagaté,
devenus pour la circonstance les surveillants des examens. Puis le mouvement
descend dans les rues et s'en prend aux autres établissements de la cité
balnéaire, première capitale de la Côte-d'Ivoire. Les uns après les autres, les
élèves des Collège Robert Léon, Edoukou Miesan et IRMA et autres sont mis en
congés de Pâques. Pour rappel, Mesmin Comoé secrétaire général du Mouvement des
instituteurs pour la défense de leurs droits (Midd), l'un des porte-voix des
syndicats enseignants, avait prévenu la semaine dernière « une riposte à la
hauteur de la provocation » », commentant ainsi, la ponction sur les salaires
des 47.000 enseignants grévistes. «C'est un avant-goût de ce que nous
réservons», a prévenu un enseignant joint par connectionivoirienne.net. Des
actions similaires à celle de Grand-Bassam sont signalées à Abidjan et dans
d'autres localités de l'intérieur du pays.




