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Le Représentant spécial à New York, la semaine prochaine : YJ
Choi présentera le 22è rapport de l'ONUCI
Notre Heure– « La
présentation du support électronique de la liste électorale provisoire est une
nouvelle avancée majeure dans le processus électoral, a estimé jeudi à Abidjan,
le Porte-parole de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI),
Hamadoun Touré. S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire de la mission,
M. Touré a indiqué que dans cette perspective, l'ONUCI encourageait les efforts
actuellement en cours pour permettre la publicité et l'affichage de la liste
électorale provisoire dans les meilleurs délais et poursuivrait ses efforts
pour appuyer les autorités et les structures impliquées dans cette tâche. A ce
propos, M. Touré a ajouté que « les ressources humaines et logistiques de la
mission restent mobilisées pour que les opérations soient conduites dans les
meilleures conditions ». Répondant à une question au sujet des 2.752 000
personnes n'ayant pu être croisées sur les fichiers qui servaient de référence,
lors du traitement des données de l'opération d'identification et d'enrôlement,
le porte-parole a dit que l'ONUCI avait choisi de faire confiance aux
techniciens chargés de trouver des solutions grâce au mode opératoire mais
également en fonction de l'imagination créatrice des Ivoiriens. A ce sujet, il
a réitéré « la disponibilité de l'ONUCI si elle est sollicitée, à aider dans la
limite de ses moyens et de son mandat ». Interrogé sur les craintes que pourrait
susciter le sort de ces 2.752 000 personnes, M. Touré précisé que l'ONUCI
prenait soin d'éviter d'ajouter à la crispation. Il a suggéré de laisser les
techniciens faire leur travail plutôt que de s'adonner à des hypothèses et à des
commentaires qui pourraient alourdir l'environnement. Par ailleurs, a ajouté le
porte-parole, dans le cadre de son appui logistique, l'ONUCI a assuré ce
jeudi, le transport vers Yamoussoukro du dernier convoi du matériel électoral.
«Au total, l'ONUCI aura enlevé et convoyé 76 conteneurs comprenant des isoloirs,
des urnes et des kits, vers des entrepôts en direction d'Abidjan et
Yamoussoukro ». Auparavant, M. Touré avait annoncé que le Représentant spécial
YJ Choi allait présenter la semaine prochaine à New York, le 22è rapport du
Secrétaire général des Nations Unies sur l'ONUCI. Devant le conseil de sécurité,
M Choi, a-t-il précisé, devrait faire le point des progrès réalisés. Selon le
Porte-parole, le chef de l'ONUCI ne manquera pas de souligner les défis à
relever pour la réussite du processus électoral. Au sujet de la date du 29
novembre pour la tenue de la présidentielle, M. Touré a indiqué que l'ONUCI
n'avait aucune raison de douter de son respect. Le rôle de l'ONUCI, est de tout
faire pour appuyer les partenaires ivoiriens dans ce sens, a-t-il conclu.
Sort des 2752.181
inscrits introuvables : « l'Onuci s'en remet aux « techniciens »
Nord Sud :–
« L'ONUCI a indiqué hier qu'elle entend « éviter d'ajouter à la crispation »
autour de la situation des inscrits jusque là non repérés sur la lise électorale
de 2000 et dans les fichiers historiques. « Il faut laisser les techniciens
faire leur travail. C'est pour cela que moins l'Onuci en parle mieux cela vaudra
pour le travail qu'il reste à faire. Notre attitude est de faire confiance aux
techniciens. Les laisser trouver les solutions adéquates, au lieu de faire des
suppositions, des hypothèses, des commentaires qui alourdissent l'environnement
plus qu'ils n'aident à trouver des solutions », a conseillé le porte-parole de
la mission onusienne, Hamadoun Touré au cours d'un point de presse à Sébroko.
[...] ».
724 casques bleus
marocains décorés
L'Expression –
« Les soldats du 11e contingent marocain de l'Opération des Nations
Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) déployé à Duekoué, dans l'ouest de la Côte
d'Ivoire, ont été décorés, hier par le Représentant Spécial adjoint du
Secrétaire Général des Nations Unies, Georg Charpentier. Ce contingent marocain,
composé de 724 soldats, effectue de nombreuses activités opérationnelles et
humanitaires dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, contribuant énormément à la
création d'un environnement relativement apaisé et sécurisé, favorable au
processus de sortie de crise. [...] ».
Identification et
croisement des fichiers Comment l'opération a été bâclée
L'Expression – « La
vérité éclate. De nombreux ivoiriens sont introuvables après la remise du CD de
la liste électorale provisoire au président de la république. Les structures en
charge de l'opération d'identification ne sont pas exempts de reproches.
L'opération de croisement des fichiers vient de livrer une partie de ses
secrets. Selon des sources bien introduites au cœur du dispositif électoral,
elle a totalement été bâclée. Tout comme la centralisation des données issues de
l'enrôlement sur l'ensemble du pays. D'ou les résultats alambiqués qui
alimentent les conversations (...). A ce jour, Sagem n'a pas encore remis à l'INS
les échantillons de toutes les villes de la Côte d'Ivoire pour ces fameux
croisements de fichiers. Voici les villes dont des échantillons de population
ont été transmises : Abidjan (Abobo, Port-Bouet, Treichville), Adzopé, Anyama,
Bangolo, Blolequin, Bouaflé, Bouaké, Dabakala, Danané, Divo, Duekoué, Korhogo,
Man, M'Bahiakro, Odienné, Tiassalé, et Touba. En tout et pour tout,
l'échantillon qui a été présenté à l'INS est de 3.351.056 enrôlés. Le mode
opératoire a complètement été vicié. Il était prévu 5 phases : l'extraction des
données, le croisement du fichier brut avec lui-même, le croisement du fichier
de 2009 avec le fichier de 2000, le croisement du fichier de 2009 avec les
fichiers historiques des ivoiriens et enfin le croisement du fichier résiduel de
2009 avec le fichier historique des étrangers. Rien que de l'esbroufe ! (...) Mais
à la remise des résultats, mardi, tout a été dit sauf une grosse vérité. C'est
le taux élevé de déperdition.2526 centres ont été ouverts pour l'enrôlement
mais, les structures en charges de l'opération n'ont pu de façon effective que
traiter les données de 2.313 centres. En des termes plus explicites, la collecte
d'info de 213 centres ont été perdus. Le fruit de l'enrôlement de 8% des
centres n'a donc pas été pris en compte. (...).
Les anomalies constatées
– « Dans
les documents, un constat saute à l'œil. Les dates de naissance de nombreux
pétitionnaires ont été très mal enregistrées par les agents chargés du
recensement. On voit souvent 00/000/0000 pour dire date inconnue. Souvent il est
écrit 01/00/1071 ou 9888/000/000.Puisqu'il n'y a pas de « Zéro »année ou
« Zéro »mois, de façon systématique toutes les personnes dans ce cas ont été
versées dans le box dans dossiers litigieux. On note également des personnes
sans prénoms, sans noms du père ou de la mère ou des deux. De façon
incompréhensible, des agents ont laissé un espace avant d'écrire la première
lettre du nom. Cela a entrainé de nombreux cas d'omission. Aussi, a-t-on
remarqué des personnes dont les fichiers ne comportent pas de lieu de naissance.
Les ordinateurs programmés pour ne retenir que ce qui est normal ont refoulé
toutes les personnes dans cette situation. Avant de tirer les conclusions
hâtives, il appartient à tous les observateurs d'attendre l'affichage et les
détails de l'opération en cours. Tous les secrets sont loin d'avoir été
révélés. »
Fraude sur la
liste électorale / gbagbo coincé par son proper décret
L'inter –
« Le
doute sur la nationalité de certaines personnes figurant parmi les 2752181,
litigieux détectés sur la liste électorale pourrait être vite levé à condition
que les concernés figurent bels et bien sur la liste électorale de 2000. En
effet le cas de ces individus inscrits sur la liste électorale de 2000 est réglé
par un décret signé le 14 avril 2008 par le président Laurent Gbagbo. [...] Entre
solution envisagée pour régler ces cas litigieux il [le président de la CEI,
Robert Mambé Beugré] a indiqué que l'on verra si les parents de certaines
personnes figurant parmi les cas suspects sont inscrites sur la liste électorale
de 2000 si tel était le cas, il n'y aurait plus de doutes sur leur nationalité
ivoirienne, toutes les personnes inscrites sur la liste électorale de 2000 étant
considérés comme Ivoirien au regard du décret du 14 avril 2008. »
L'UA tranche : « Ce sont les Etats qui financent leurs propres
élections »
L'inter – « Selon
les membres de cette délégation, « l'organisation d'une élection relève de la
souveraineté d'un Etat ». Il revient à chaque pays, a soutenu l'un des membres
de cette délégation, d'organiser ses élections. Cette affirmation est
consécutive à la préoccupation d'un responsable d'Ong. Celui-ci se plaignait des
promesses de financement du processus électoral non tenues par la communauté
internationale. « La communauté internationale fait des promesses qu'elle ne
tient pas. Si les promesses faites ne sont pas tenues à temps, cela génère
d'autres difficultés », a-t-il soutenu en substance. Le chef de la délégation de
l'UA, Dieudonné Kombo Yaya, a déclaré que « chaque Etat, étant souverain, doit
financer ses élections ». Une manière subtile pour lui de rappeler à son
interlocuteur qu'il revient aux décideurs ivoiriens de mettre la main à la
poche, s'ils veulent organiser leur élection. « Les Etats doivent comprendre
qu'après l'organisation d'un scrutin, ils faut mettre en place un mécanisme de
financement de la prochaine élection », a-t-il rappelé. Pour le reste, les
représentants des organisations qui composent la COSOPCI ont tous relevé les
difficultés qui plombent le processus électoral, notamment « par le flou qui
entoure la publication du listing électoral provisoire ». Ils sont sceptiques
quant à la publication, dans un délai raisonnable, de cette liste électorale
provisoire au regard des nouvelles difficultés qui viennent de surgir et dont la
résolution nécessite du temps. « Aujourd'hui, nous ne sommes pas sûr que
l'élection présidentielle se tienne le 29 novembre prochain. Il y a trop de
difficultés à résoudre ; il faut résoudre la question des grades et la question
de la sécurité de l'élection présidentielle ; il faut également résoudre la
question financière qui est un sérieux handicap à l'évolution du processus de
sortie de crise », ont-ils soutenu en substance. Le coordonnateur de la COSOPCI,
Traoré Wodjo Fini, s'est lui inquiété d'un probable report de l'élection
présidentielle compte tenu des difficultés que traversent les Ivoiriens. Pour
lui, si le gouvernement veut reporter la présidentielle, la décision doit être
prise à l'issue d'une concertation avec les organisations de la société civile
ivoirienne. Par ailleurs la nouvelle date devra non seulement être respectée,
mais aussi assortie d'un chronogramme clair. « On a l'impression que les acteurs
politiques sont complices de cette situation. On a également l'impression qu'il
y a un trio qui a mis en place un système pour ne pas aller aux élections »,
a-t-il signifié à la délégation de l'UA. [...] ».




