
Les fonctionnaires de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), des ministères ivoiriens de l'Agriculture, de la Santé et de la lutte contre le VIH/SIDA, ont sensibilisé, mercredi 8 octobre 2014, les populations de Gueya, près de Blolequin (591 km au nord-ouest d'Abidjan) sur le maintien de la cohésion sociale, les droits humains, le foncier rural et le virus Ebola.

Esther Esso de la division des Droits de l'Homme a, pour sa part, fustigé certains comportements tels que le recours systématiques à des arrangements entre familles et communautés en cas de délit ou de crimes. « Refusez les arrangements en dénonçant tout acte répréhensible auprès des autorités », a-t-elle indiqué. Elle a, par la suite, tiré la sonnette d'alarme sur les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, notamment les viols, le mariage forcé, ainsi que l'excision qui peut provoquer la propagation du VIH/SIDA et des complications lors de l'accouchement.

Le Directeur départemental de la Santé, le Dr. Bahoro Seydou Soumahila, a instruit les populations sur la conduite à tenir dès l'apparition des premiers symptômes de la fièvre hémorragique à virus Ebola sur une personne. « Envoyez le malade immédiatement à l'hôpital pour sa prise en charge. Évitez d'aller chez les charlatans ; vous pourrez aggraver sa situation et exposer plusieurs dizaines de personnes à la contamination », a-t-il averti. Il a

Quant au Chef du service Cadastre du département de Blolequin, Roc Koppé, il a axé son intervention sur le foncier rural. Il a rappelé que femmes et les hommes ont droit à la terre au même titre, lors d'une succession. « Si vous disposez de terres, à votre décès vos enfants, filles comme garçons, auront les mêmes droits en terme de partage. C'est la loi de Côte d'Ivoire qui le dit », a-t-il précisé.

Dernier à prendre la parole, le Chef du village Laurent Glaou Dié, a déclaré que Gueya connait encore des difficultés pour avoir subi les affres de la crise post- électorale. Il s'est néanmoins félicité de cette séance de sensibilisation de l'ONUCI. « Nous sollicitons des visites de ce type pour nous instruire, qui peuvent contribuer à consolider », a-t-il conclu.





