
A l'ouverture de la rencontre, le représentant du Préfet de la région de Man, René Angama, a estimé que « les comportements déviationnistes ignobles et deshumanisants qui porte atteinte à l'intégrité physique et morale des femmes et, qui constituent de graves violations des droits humains, méritent d'être jugulés par la mise en place de mécanismes efficaces, à même de porter un regard sur l'action judiciaire ». Selon lui, cet appui de l'ONUCI, à travers cette plateforme d'échanges et de renforcement de capacités des acteurs impliqués dans le processus de promotion des droits de l'Homme, contribuera à dénoncer et lutter efficacement contre les pires formes de violences.
Mohamed Atahier de la division des Droits de l'Homme de l'ONUCI a rappelé l'objectif principal de cet atelier : permettre aux participants de se familiariser avec les techniques de monitoring du déroulement de procès relatifs aux violences sexuelles afin d'accroitre leur rendement sur le terrain. C'est une façon, pour la Mission, a-t-il ajouté, de « saluer et encourager la Côte d'ivoire, pour son engagement dans la lutte contre l'impunité des acteurs des violences sexuelles en adoptant, le 5 septembre 2014, la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, notamment à travers le Programme d'Appui à l'Amélioration de l'Accès au Droit et à la Justice (PALAJ) et la mise en place de six Cliniques juridiques pour accompagner les plus vulnérables auprès des services de justice et particulièrement, les femmes victimes de violences sexuelles ».

Au terme de cette formation, une participante, Marie Clémentine Guei Tiatine de l'ONG-AGBAN-Yegousseu, a estimé que cet atelier lui a permis de connaitre les actions élémentaires des procès sur les violences sexuelles, et le rôle d'un observateur . Elle a affirmé, être désormais outillée pour faire un bon monitoring des violations des droits humains, avec aisance et professionnalisme, dans sa localité.




