
Ce dialogue inter-communautaire s'est tenu au moment cette localité de 1500 habitants, dont le nom Gouagleu signifie, ''village des sages'' est en proie à une crise liée à la remise en cause de l'autorité du chef du village par une partie de la population. La rencontre a été marquée par la présentation de la contribution du Système des Nations Unies au renforcement de la cohésion sociale en Côte d'Ivoire. Au menu : présentation des mandats de chaque section et agences spécialisées, allocutions, échanges, séances d'écoute et ateliers avec les groupes-cible, à savoir les jeunes, les femmes et la chefferie. Les réflexions ont abouti à l'élaboration de recommandations et d'engagements à même d'aider ce village à retrouver son unité afin d'amorcer son développement.

Quant au Sous-préfet de Banneu, Charles Armani Koffi Kan, il s'est félicité de cette rencontre de trois jours qui a donné l'occasion à ses populations de se parler et de trouver des solutions aux problèmes qui freinent le développement de leur village. Il n'a pas manqué de saluer l'appui du Système des Nations Unies dans le processus de réconciliation nationale et de la consolidation de la paix. « Vous avez permis à mes populations de se comprendre et de s'engager sur la voie du dialogue et de la paix pour construire leur village », a-t-il conclu.
Au nom des populations locales, Boris Gbeada Kamon s'est réjoui de cette tribune qui leur a permis de se réunir, de réfléchir et identifier les problèmes qui mettent à mal la cohésion sociale. « Nous, fils et filles, sommes conscients des conséquences d'une cohésion sociale fragilisée. C'est pourquoi, nous nous engageons à travailler ensemble pour le bien-être de notre village, avec l'appui des autorités administratives et du Système des Nations Unies », a-t-il soutenu.

Au terme des trois jours de réflexion, les populations ont, entre autres, décidé de se mettre ensemble pour participer au développement de leur village en s'entraidant mutuellement ; d'user du dialogue entre les deux parties pour régler définitivement leurs différents avec l'appui de l'autorité préfectorale et du patriarche. Elles ont sollicité de l'Etat de Côte d'Ivoire un appui pour la construction d'une école primaire, d'un hôpital, d'un foyer, l'électrification, la création d'un marché et le reprofilage de l'axe Ligaleu-Gouagleu et Deineu. À l'ONUCI, il a été demandé un appui dans la lutte contre les violences faites aux femmes, surtout les grossesses précoces, la multiplication des séances de sensibilisation sur la cohésion sociale mais aussi son soutien aux structures et associations de développement.




