
Cette séance de sensibilisation a été animée par les fonctionnaires de l'ONUCI issus des composantes Droits de l'Homme, Information publique, Affaires civiles, Police des Nations Unies et leurs partenaires des ministères de la Santé et de la lutte contre le SIDA ainsi que de l'Agriculture.

Pierre Aby du bureau de l'Information publique a souligné l'importance de permettre aux uns et aux autres d'aller exprimer leurs droits de vote lors des prochaines joutes électorales. « Toute personne en âge de voter est libre de soutenir le candidat de son choix, lors de la campagne électorale. N'empêchez personne d'aller exprimer son droit de vote pour une raison quelconque », a-t-il indiqué.
Ramillo Rudaragi de la section des Affaires civiles a mis en garde contre la stigmatisation à cause du virus Ebola, une situation qui, selon lui, pourrait mettre à mal la cohésion sociale. « La fièvre hémorragique à virus Ebola est d'actualité aujourd'hui. Je vous conseille de ne pas commettre l'erreur de stigmatiser les communautés originaires des pays touchés par la maladie. Cela pourrait menacer la cohésion sociale », a-t-il recommandé.

La représentante de la division des Droits de l'Homme, Esther Esso, a, pour sa part, rappelé quelques principes régissant les droits humains, tels que le droit à la reconnaissance juridique, à l'éducation, à la santé et au vote, avant de s'appesantir sur les violences basées sur le genre (VGB). « Que les violences faites aux femmes et aux jeunes filles comme le viol, le mariage précoce s'arrêtent. L'excision peut être source de transmission du VIH/SIDA, du tétanos et de certaines difficultés lors de l'accouchement », a-t-elle martelé.
Quant à Aly Diop de la Police des Nations Unies, il a instruit les participants sur le mandat de sa composante qui consiste, entre autres, à accompagner la Police et la Gendarmerie nationales dans leur travail quotidien. « Notre mission consiste à prévenir les abus et les atteintes à votre sécurité. Je vous exhorte à collaborer avec les forces locales et impartiales », a-t-il conclu.

Pour sa part, le Chef du service du Foncier rural et du Cadastre de la Direction régionale du ministère de l'Agriculture, Teya Koffi, a révélé que la loi de 1998 relative au foncier rural a été mise en œuvre pour mettre de l'ordre dans la gestion des terres. « La loi de 1998 vise à favoriser la cohésion sociale et à faire la promotion du droit coutumier et de cession foncière », a-t-il dit.






