
L'objectif de cette formation est d'informer, de former et de sensibiliser la grande famille de l'Education nationale sur la nécessité de prendre une part active dans la lutte contre les VBG afin que les enseignants rapportent et dénoncent les violences faites sur les enfants en général et les élèves en particulier, pour qu'une procédure judiciaire puisse être lancée.
Pour le Procureur de la République auprès du Tribunal d'Odienné, N'Cho Victorien, les violences qui sont récurrentes en milieu scolaire sont de trois ordres : « les violences physiques, les violences sexuelles et les violences psychologiques. Les auteurs peuvent êtres soit les élèves eux-mêmes soit les enseignants ». Le choix de la cible se justifie, estime-t-il, par le fait que les enseignants sont ceux-là qui, au quotidien, sont en charge de l'instruction des enfants et qui influent considérablement sur leur environnement scolaire. Ces enfants sont le plus souvent victimes de harcèlement sexuel, d'abus sexuel, a-t-il cependant déploré.

Un enseignant à l'Ecole Texaco d'Odienné, Cissé Souleymane, a relevé l'importance et la qualité de la formation sur les VBG. « La formation était d'une importance capitale pour les enseignants que nous sommes, elle nous a permis de découvrir un certain nombre de choses en matière de droit de l'Homme et également sur le plan pénal. Au terme de cette session, nous pouvons être des personnes ressources, des relais auprès de la justice », a-t-il indiqué avant de conclure : « c'est aussi un devoir moral pour les enseignants de mettre sur pied une plateforme de lutte contre les VBG en milieu scolaire ».





