ONUCI
Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire

Clôture de l’ONUCI

L’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a terminé avec succès son mandat le 30 juin 2017.

LA REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 16 AVRIL 2008

Hamadoun Touré (ONUCI) : "La date va provoquer un déclic chez les bailleurs de fonds"

Fraternité-Matin << L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) s'est de nouveau félicitée de la fixation, par le gouvernement, de la date du premier tour de l'élection présidentielle. C'était hier, lors de son point de presse hebdomadaire co-animé, à son siège, par le porte-parole de l'institution, Hamadoun Touré et le chef de la Division de l'assistance électorale, Ahmedou Becaye Seck. «C'est une décision historique de fixer une date des élections», a estimé M. Hamadoun Touré parce que, a-t-il dit, «c'est la première fois, depuis 4 ans que l'ONUCI est dans le pays, que la CEI propose une date qui est entérinée par le gouvernement.» Le porte-parole a réaffirmé l'appui de son institution pour la tenue des élections tant présidentielle que celles qui suivront. Cet appui concerne également la sécurisation du processus de paix et la mobilisation de la communauté internationale pour qu'elle accorde un plus grand intérêt à la Côte d'Ivoire en dépit du fait qu'elle est engagée dans d'autres régions du monde. S'agissant du financement du processus, Hamadoun Touré espère que la fixation de la date motivera désormais la communauté internationale. «Nous espérons que la publication de la date va provoquer un déclic chez ceux qui hésitaient encore». Cela est d'autant important, a-t-il expliqué, que «la date ne signifie pas que les problèmes sont finis. Il y a donc un besoin de l'accroissement de la mobilisation de la communauté internationale» autour du pays durant la période post-Sagem. Néanmoins, il ne doute pas de la capacité du gouvernement à financer le processus électoral qu'il s'est courageusement approprié. Il a réaffirmé la disponibilité des 100 milliards octroyés par la communauté internationale pour accompagner le pays dans des secteurs autres que les élections, notamment le désarmement. Et même là, il se dit encore prêt à se battre pour que les fonds soient débloqués. Tout en félicitant les Ivoiriens pour les sacrifices consentis, il a appelé les acteurs politiques à s'inscrire dans cette dynamique.(...) >>

Décret sur la présidentielle le 30 novembre : Ceux qui ont forcé Gbagbo à signer

Le Nouveau Réveil << Qu`est-ce qui a bien pu pousser les signataires de l`accord de Ouaga à boucler en trois jours ce qu`ils refusaient quasiment de faire depuis plusieurs mois qu`on les interpelle ? Quel a été l`élément déclencheur de cette accélération subite ? A en croire des sources bien informées, la pression serait venue du Représentant spécial du Secrétaire général de l`ONU Choi Young Jin et du facilitateur Blaise Compaoré. Ces deux personnalités qui suivent de très près la mise en œuvre de l`accord de Ouaga auraient clairement signifié aux deux signataires de l`APO que les choses n`allaient pas assez vite et que si le rythme d`exécution n`évoluait pas positivement, l`impatience et l`exaspération de la communauté internationale pourraient amener celle-ci à changer de fusil d`épaule. Blaise Compaoré et Choi auraient ainsi fait remarquer qu`une idée de reprise en main du dossier ivoirien par la communauté internationale commençait à se développer au sein de certains cercles de décisions importants. Ouaga a certes enregistré des avancées mais somme toute mineures pour combler les attentes d`une certaine opinion. Signer pour être appliqué dans un délai initial de 10 mois, l`APO a fait l`objet d`un report pour, au plus tard juin 2008, avant que l`on se rende compte que cette échéance ne pouvait pas être respecté. Dès lors, pour être prise en considération, tout nouveau report se devrait d`être précis. Il n`était question de renvoyer les élections à "au plus tard", c`est-à-dire à des échéances vagues. Ouaga ne pouvait tomber dans la caducité, Soro et Gbagbo ne pouvaient se permettre cet échec. Il y a aussi, comme le soutenait le Premier ministre, la situation qui devient de plus en plus intenable. Le front social qui s`embrase. L`inflation généralisée, malgré les mesures prises par le gouvernement pour stopper la flambée des prix, la fièvre n`est pas encore totalement tombée. Le pouvoir n`est pas à l`abri de nouveaux soulèvements populaires contre la vie chère. Gbagbo et Soro ont compris qu`il était dangereux pour eux de maintenir dans une situation de misère et de pauvreté accentuée sans perspectives réelles de sortie de crise à travers des élections.(...) >>

Présidentielle : La convention avec Sagem signée jeudi

Fraternité-Matin << Le porte-parole du Premier ministre a annoncé que la Convention entre la Côte d'Ivoire et la direction générale du groupe français Sagem sécurité, qui devait être signée hier, le sera finalement jeudi. Les dirigeants de la société française sont attendus aujourd'hui ou demain à Abidjan. L'Etat et Sagem sont tombés d'accord sur une facture de 66,7 milliards de Fcfa. Cette somme, entièrement supportée par l'Etat de Côte d'Ivoire, sera libérée selon les modalités suivantes: 40 milliards inscrits sur l'exercice budgétaire 2008 et 20,7 milliards à honorer sur l'exécution du budget 2009. Selon les termes de cette Convention, que Sagem devra exécuter en étroite collaboration avec l'Institut national de la statistique (INS), les opérations d'identification et de production des cartes d'électeur prendront huit mois.(...) >>

Commission centrale de la CEI : Trois nouveaux commissaires prêtent serment

Fraternité Matin << Le vide constaté depuis un moment dans la composition de la Commission électorale indépendante vient d'être comblé. Trois nouveaux commissaires, nommés par décrets présidentiels, ont prêté serment hier matin au palais de justice d'Abidjan Plateau, devant le Conseil constitutionnel (CC) présidé par son premier responsable, M. Yanon Yapo. Les trois promus sont les représentants du Président de la République, du ministre de l'Intérieur et du Parti ivoirien des travailleurs (PIT). Il s'agit, respectivement, du magistrat Dogou Alain dit Goba Maurice, en remplacement de M. Oulaï Siéné, décédé en octobre dernier, du contrôleur général de police Lago Daléba Bernard et de M. Gouanou Gouet Séraphin. Après avoir dirigé l'acte sacramental du serment, le président du Conseil constitutionnel a tenu à définir le sens profond de la cérémonie. Il s'est adressé particulièrement aux trois promus en ces termes : « Par cette cérémonie, vous devenez à part entière membres de l'une des plus importantes institutions de notre pays et qui, dans les circonstances actuelles, apparaît comme un sésame pour retrouver la paix si chère à notre pays... Loin d'être une simple formalité, le serment que vous venez de prêter est un engagement qui doit être respecté de façon absolue. ». Le président, définissant l'importance du serment, dit qu'il recouvre une dimension divine à ne pas négliger. Aux représentants du Président Laurent Gbagbo, du ministre Désiré Tagro et du PIT, le président du CC leur a demandé d'exercer leurs nouvelles fonctions en toute indépendance et en toute impartialité et surtout en respectant les lois, notamment la Constitution et le code électoral.(...) >>

IDENTIFICATION DES POPULATIONS. Méïté Sindou, porte-parole du Premier ministre: « L'opération va durer 8 mois »

L'Inter << En effet, selon lui, les Ivoiriens pourront bénéficier, au terme de l'opération d'identification, d'une carte d'identité nationale dans huit mois. Hier à la Primature où il a animé un point de presse, le porte-voix de Guillaume Soro a abordé les chapitres clés qui cristallisent l'opinion politique ivoirienne. Il s'agit de la reconstitution des registres de l'Etat civil, de l'unicité des caisses de la douane, du regroupement des Forces nouvelles (Fn), le délai de la publication de la liste électorale et le service civique national. Au dire de Meïté Sindou, l'opération de reconstitution des registres de l'Etat civil détruits lors de la crise armée du 19 septembre 2002 devra redémarrer d'ici à la fin avril, avant même la fin des audiences foraines, selon le chronogramme établi par le ministre de la Justice. « L'opération coûtera 3 milliards fcfa et est prévue pour durer 4 mois », a-t-il précisé. Autre changement dans le processus électoral, le délai de publication de la liste électorale. Au lieu de trois mois, le délai d'affichage du nom des électeurs a été raccourci à quinze jours, après la dernière réunion du Cpc (Cadre permanent de concertation). En ce qui concerne l'unicité des caisses douanières, le conseiller spécial du Premier ministre a annoncé la mise sur pied, dans les tous prochains jours, d'un cordon douanier mixte pour percevoir les droits de douane des marchandises non originaires de l'espace Cedeao. « Cette opération s'accompagne de la sécurisation de l'ensemble du territoire, avec le déploiement, par le CCI, d'unités de police et de gendarmerie mixtes partout sur le territoire, aussi bien pour les tâches ordinaires de sécurité que pour la sécurisation des différentes opérations de sortie de crise », a-t-il ajouté.(...) >>

Election présidentielle du 30 novembre 2008 - Voici les mesures prises par Gbagbo et Soro -

Le Temps << Le porte-parole du Premier ministre a animé un point de presse hier, dans les locaux de la Primature afin de porter à la connaissance de l'opinion, les mesures de transparence prises par les deux acteurs du processus de sortie de crise. C'est fait. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire se tiendra le 30 novembre prochain. Mais comment faire pour que ces élections soient incontestables ? Méité Sindou, porte-parole du Premier ministre Guillaume Soro a donné une réponse à cette préoccupation au cours du point de presse hebdomadaire de la Primature, tenu hier mardi 15 avril 2008, à la salle de presse de ladite institution. Pour le conférencier, des mesures exceptionnelles visant à assurer la transparence des élections en Côte d'Ivoire ont été édictées par les deux principaux maîtres d'ouvrage du processus de sortie de crise. Et ce, en accord avec toutes les parties engagées dans ledit processus. Selon Méité Sindou, c'est en présence de la cellule juridique de la Présidence, de Baldini, représentant spécial du facilitateur dans la crise ivoirienne et de Choi, représentant spécial de l'ONU que les mesures consensuelles ont été définies. Ce sont, affirme le porte-parole de Guillaume Soro, le projet d'ordonnance portant ajustement du code électoral. Une compétence initialement dévolue à l'Assemblée nationale, mais dont le chef de l'Etat Laurent Gbagbo s'est saisie au moyen de l'article 48 pour décider de la nécessité d'adapter le contenu du code électoral à la situation actuelle. Et ce, à l'effet de faciliter les conditions d'éligibilité à la candidature à l'élection présidentielle. La deuxième mesure traite, selon Méité Sindou, d'un décret présidentiel fixant les modalités de la constitution de la nouvelle liste électorale. Cette liste, au dire du porte-parole du Premier ministre, va se fonder sur celle déjà existante, notamment la liste électorale de 2000, qui va donc, pour les besoins de la transparence, être revue selon les nouvelles exigences du processus électoral. Méité Sindou précise, par ailleurs, que ces deux textes définissent les modalités pratiques fixant les droits et devoirs de chaque lecteur. Sur ce chapitre, toutes les parties ont convenu que le respect de ces mesures garantira à n'en point douter, la transparence de l'élection présidentielle.(...) >>

Premier tour de l'élection présidentielle, le 30 novembre - Ça sent un gros mensonge

Le Jour Plus << (...) Le Président de la République, Laurent Gbagbo et son Premier ministre seraient-ils en train de gagner du temps et endormir les partisans de l'élection présidentielle avant 2008 ? Tout porte à le croire. Les conditions d'exception dans lesquelles le conseil des ministres s'est tenu, la célérité avec la quelle les décrets ont été signés. Alors que le signataire se rend à une assise du Conseil de Sécurité, des Nations Unies ne peuvent que nous interpeller. D'où la déduction de ce responsable politique : « C'est encore un autre mensonge de la Re-fondation.>>

ELECTION PRESIDENTIELLE AU 30 NOVEMBRE: Ce que cache la nouvelle date

Soir Info << Ceux parmi les Ivoiriens qui se sont montrés peu attentifs à l'actualité politique nationale ont pu être surpris- peut-être agréablement pour certains- d'entendre dire, lundi soir, du porte-parole du gouvernement, Amadou Koné, que le premier tour de l'élection présidentielle était fixé au 30 novembre 2008. (...) Pourquoi cette débauche d'énergie en moins d'une semaine qui laisse croire qu'autant d'efforts auraient pu être fournis depuis longtemps ? Il apparaît que le délai du 30 novembre pourrait être probablement et, à l'instar des précédentes dates, une échéance pour contenter l'opinion nationale et internationale. Surtout quand on considère l'ampleur de la tâche et les blocages artificiels qui n'ont jamais manqué dans la sortie de crise. Le désarmement, étape importante pour la réunification, est au point mort, l'identification générale de la population n'a pas démarré (...) Le 30 novembre 2008 arrivera vite. « Si le gouvernement a fixé la date du 30 novembre, c'est dire que les moyens ont été dégagés. Prions que les bailleurs de fonds mettent les moyens dans le panier du processus de sortie de crise », dixit Alain Lobognon, conseiller du Premier ministre (in Nord-Sud quotidien du mardi 15 avril 2008). Ce collaborateur de Guillaume Soro sait certainement le délai du 30 novembre assez proche et s'en remet aux bailleurs de fonds dont le concours reste incertain. Lobognon est, toutefois, plus optimiste que le président du MFA Anaky Kobena qui, lui, est péremptoire : « Nous ne pourrons pas tenir la date ». « Je pense, affirme Anaky, qu'il y aura forcément d'autres corollaires qui feront qu'on sera obligé de regarder vers 2009 pour ce qui est de la tenue de la présidentielle et des élections générales ». Novembre 2008 semble répondre à un besoin des acteurs de faire passer l'idée qu'ils seraient déterminés à arriver, le plus tôt, à des « élections libres et transparentes ». Une source diplomatique nous laissait croire, mardi, que le chef de l'Etat et son Premier ministre ont dû mettre les bouchées doubles pour permettre au premier cité de se rendre à New York (Conseil de sécurité) avec une date « sûre » dans la mallette, le délai de juin étant caduc.(...) >>

INS - Sagem : La collaboration reste toujours floue

Le Nouveau Réveil << Enfin, pourrait-on dire. Le décret de collaboration entre l'opérateur technique, la Société SAGEM sécurité et la structure étatique, la CEI, toutes deux fortement impliquées dans l'opération d'identification des populations a été signée avant-hier lundi. En tout état de cause, c'est un pas de géant vers le processus électoral qui vient d'être franchi. D'autant que c'est ce décret qu'attendait la Sagem pour lancer l'opération grandeur nature de l'identification des populations. Seulement voilà. A la lecture de ce décret, il semble que les conditions de collaboration des deux structures restent toujours floues. Comme le stipule l'article 4 dudit décret. "L`INS et la société SAGEM sécurité établissent d'accord partie et proposent à la CEI les modalités de leur collaboration dans le cadre de toutes les opérations telles que prévues par le cahier des charges, notamment la définition du profil des agents à recruter par les deux opérateurs. L`élaboration d`un plan de formation pour le recensement électoral. Le recrutement et la formation des agents d`exécution des deux opérateurs. La collecte des données biométriques et des données alphanumériques. La scanerisation des formulaires remplis lors de l`enrôlement. Le traitement informatique. Le transfert des données biométriques et des données alphanumériques. L`établissement des dispositifs et des stratégies de sécurisation informatique du processus, et des cartes. La validation technique par l`utilisation des fichiers historiques, tels que retenus par le groupe de travail identification. La maintenance du matériel pendant l`opération de recensement électoral. La production des cartes d`électeurs des listes électorales provisoires et définitives. L`élaboration d`un plan de transfert de compétence aux autres structures nationales." A moins d'une explication toute particulière qui satisfasse les uns et les autres, l'on se rend bien compte que selon le texte (le décret) ce sont les deux structures qui vont établir, elles-mêmes, les conditions de leur collaboration. Alors qu'adviendra-t-il si davantage, les deux structures n'arrivent pas à s'entendre sur un point ? Etant, bien entendu, donné que l'une est privée (la SAGEM) et que l'autre est publique (l'INS). Mais aussi et surtout la seconde est sous l'autorité du ministre Désiré Tagro. Il aurait fallu que ce décret de collaboration clarifie les rôles de chacun.(...) >>

Les évêques aux leaders politiques : "Acceptez le verdict des urnes dans le calme"

Fraternité Matin << Nous disons aux Ivoiriens que maintenant que la date des élections est connue, il faut qu'ils se mobilisent pour travailler dans le calme afin de préparer les élections, pour qu'elles soient honnêtes et transparentes». C'est l'appel que Mgr Barthélemy Djabla, archevêque de Gagnoa et vice-président de la conférence épiscopale qui parlait au nom des évêques, a lancé hier aux Ivoiriens à la sortie de l'audience que leur a accordée le président du PDCI, M. Henri Konan Bédié à son domicile. L'archevêque a invité les Ivoiriens à aller aux élections et à accomplir leur devoir de citoyens, et surtout à éliminer la violence. Il a aussi insisté pour que les conditions pour de bonnes élections soient réunies. « Il faut tout faire dans le calme et accepter dans le calme le verdict des urnes », a-t-il dit. Mgr Barthélémy Djabla a confié à la presse que les évêques sont au service de toute la population. Tant chrétienne que non chrétienne. Ils sont venus chez le président du PDCI parce qu'ils veulent, dans le cadre du processus de paix, apporter aux hommes politiques leur humble contribution.(...) >>

REÇUS PAR LE PRESIDENT DU PDCI. Les évêques : « Que les élections soient honnêtes et claires »

L'Inter << Au sortir de l'audience, Mgr Barthélemy Djabla, vice-président et porte-parole de la Conférence épiscopale, a expliqué à la presse le sens de leur visite au président du Pdci. « Nous sommes venus échanger avec le président Bédié sur la crise socio-politique et la question des élections à venir (...) L'église en tant qu'institution divine ne s'immisce pas dans les affaires politiques, mais là où est l'homme, l'église doit intervenir pour aider ceux qui dirigent le pays à faire respecter la dignité humaine », a indiqué le prélat. Invité à faire connaître la réaction des évêques sur la nouvelle date des élections, il a salué la décision du gouvernement. Concernant ces élections proprement dites, le porte-parole des évêques a souhaité qu'elles soient « honnêtes et claires ». Il a demandé que les conditions pour de bonnes élections soient réunies et appelé les acteurs politiques à « accepter le verdict des urnes ». Les prochaines élections, a exhorté le prélat, doivent se dérouler dans le calme. « Il faut éliminer la violence », a-t-il conseillé. Après le président Bédié, les évêques seront reçus aujourd'hui par le président du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), Francis Wodié, au QG de son parti à Adjamé. Notons que le président du Rdr, Alassane Ouattara a été reçu par la Conférence épiscopale avant-hier lundi 14 avril, au siège de l'institution religieuse à la Riviera. Rencontre à l'issue de laquelle le président du Rdr s'est engagé à respecter le résultat des urnes à la prochaine présidentielle.>>

Flambée des prix : Protocole d'accord entre le gouvernement et les opérateurs économiques

Fraternité-Matin << Le gouvernement et les opérateurs économiques, notamment les importateurs de riz, de poisson congelé, de lait, de tomate et d'huile de table ont signé, hier, au cabinet du ministère du Commerce, un protocole d'accord sur la mise en œuvre de l'ordonnance n°2008-123 du 1er avril 2008. Cette ordonnance porte sur la réduction à 9% de la TVA, contre 18% précédemment sur des produits de grande consommation que sont le lait, le riz, l'huile de table et le ciment, et sur la suppression de la TVA et des droits de douanes, respectivement sur le développement rizicole et des matières premières entrant dans la production de ciment. Elle avait été prise en urgence par le Président ivoirien pour contenir, dans l'immédiat, les prix à la consommation. Et ce jusqu'au 30 juin prochain. Les documents paraphés hier par le ministre du Commerce, Youssouf Soumahoro, au nom du Comité interministériel de lutte contre la flambée des prix, que préside son homologue de l'Economie et des Finances, par Koffi Ahoutou, le directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, et des importateurs et producteurs des denrées susmentionnées, sont l'aboutissement de longues discussions entre les acteurs clés de la chaîne d'approvisionnement des marchés, les consommateurs et le gouvernement. Ils portent sur des mesures structurelles susceptibles d'aider à une maîtrise durable des prix.(...) >>

Le Général Guiai Bi Poin, (Patron du Cecos) avoue : « 95 % de nos barrages n'ont aucune raison d'être... »

Soir Info << Une délégation de l'Office ivoirien des chargeurs (Oic) et des transporteurs ont rencontré les autorités du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) hier mardi 15 avril 2008, dans les locaux du Cecos, à Cocody. Cette rencontre avait pour objet « un dialogue direct » sur les tracasseries routières dont cette unité de sécurité se rend coupable malgré toutes les réformes et résolutions. La délégation des transporteurs était conduite par le ministre Adama Coulibaly dit Adama Champion et le Directeur général de l'Oic, Bakayoko Abdouldramane. Selon le directeur de l'Oic, les résolutions du séminaire de Grand-Bassam tenu du 17 au 19 janvier 2005 sur la question de la sécurité et de la fluidité routière avaient amélioré les relations entre transporteurs et Forces de l'ordre. Mais depuis un moment, ces décisions sont demeurées lettres mortes. Les tracasseries ont repris de plus bel. Mais plus grave encore celles opérées par les éléments du Cecos. Ce comportement des Forces de défense et de sécurité a été vivement dénoncé par M. Bakayoko. « Le racket est devenu un comportement normal. Ça se passe et personne ne parle. Pourtant, il a des conséquences dramatiques sur l'économie », a-t-il déploré. Plusieurs griefs ont été formulés par le Dg de l'Oic contre le comportement des Fds tant à Abidjan qu'à l'intérieur du pays. Le général Guiai Bi Poin qui a écouté attentivement ce dernier a, à sa suite, fait un véritable mea culpa sans ménager les travers des Fds. « 95 % de nos barrages n'ont aucune raison d'être aussi bien à Abidjan que sur les routes nationales. On a l'impression qu'ici l'essentiel du travail des Forces de l'ordre, c'est le contrôle routier et qu'il n'y en a pas d'autres.On dirait que c'est ce qu'on apprend seulement dans les écoles. C'est une question de formation. Et comme je suis moi-même formateur, je pense que, je suis aussi coupable », a-t-il avoué. Pour le patron du Cecos qui a effectué un voyage récemment au Ghana par la route, la Côte d'Ivoire a beaucoup à apprendre auprès des Ghanéens sur la fluidité routière.(...) >>

Sur ce même sujet. Lire cet article « Guiai Bi Point (Cdt du Cecos) charge : « Il faut supprimer les corridors ...Une police efficace doit être discrète » . C'est dans le quotidien Nord Sud

Bastonnade : Deux policiers ont tabassé dame Allah Kouamé -

Fraternité Matin << Mme Allah Kouamé, assureur a été bastonnée par deux agents de la police. A la suite de cette bastonnade, elle a eu le visage tuméfié et le corps endolori. Les faits remontent au 8 mars dernier, selon Mme Allah Kouamé que nous avons reçue, lundi dernier, à notre rédaction. A bord de son véhicule, elle a été arrêtée par les sieurs Traoré Bengaly et Atta Brou alors qu'elle était au niveau du bloc ministériel au Plateau pour un contrôle de son permis de conduire et des pièces afférentes à sa voiture. Les deux policiers lui signifient après le contrôle que son véhicule n'a pas d'assurance. Mme Allah, certaine de posséder le document en question, part le chercher à son bureau qui est non loin de là. A son retour, elle se fait verbaliser pour non-respect du panneau stop. Etonnée des faits qui lui sont reprochés, elle exige que les agents des forces de l'ordre lui remettent son permis. Ce à quoi ils s'opposent. Voulant arracher son permis de conduire des mains de l'agent Traoré Bengaly, elle subit le courroux de ce dernier. Qui, encouragé par son collègue, lui porte des coups. Dame Allah ne doit son salut qu'aux passants qui l'arrachent des mains du policier furieux. Une semaine après l'incident malheureux, elle porte plainte à l'inspection générale de la Police.>>