Graves menaces sur l'Accord de Ouagadougou - Un coup d 'Etat plane sur le régime - Le Matin d'Abidjan - << Les ennemis de la paix me démordent toujours pas. Alors que les Ivoiriens ont les yeux rivés sur la date du 30 novembre, des personnes tapies dans l'ombre s'apprêtent à porter un autre mauvais coup à la République. Révélation. (...) De sources proches des services secrets ivoiriens, on indique que la manœuvre est cette fois-ci pilotée par l'ancien président de la République, Aimé Henri Konan Bédié himself. Si on en croit les « mémos » déposés ces derniers jours sur la table de « qui de droit », le Sphinx de Daoukro serait arrivé à cette option parce qu'il dit ne pas croire en la sincérité du Président Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro, quant à l'organisation des élections générales en Côte d'Ivoire, à compter du 30 novembre prochain. Pour le leader du PDCI, les deux principaux animateurs de l'exécutif ivoirien veulent jouer de ruse pour se maintenir durablement au pouvoir. Selon ceux qui ont éventé cette autre affaire d'atteinte à la sûreté de l'Etat, l'opération a déjà mobilisé plusieurs combattants aussi bien à Abidjan qu'à l'Ouest du pays. Dans la capitale économique, ce sont essentiellement de jeunes gens issus de forces-paramilitaires - qui ont participé hier à la résistance et qui aujourd'hui sont désemparés - qui ont servi de proies faciles. Les recruteurs révèle -t-on, ont vite fait de leur miroiter un avenir garanti, avec notamment une incorporation au sein de l'armée, en cas de succès de l'opération, pour arracher leur adhésion « massive » Ils viennent ainsi grossir l'effectif déjà constitué par la fameuse « brigade de sécurité » mise sur pied, ces dernières semaines par Atsé Jean Claude et ses amis du « Forum des jeunes du PDCI », et qui jouent depuis quelque temps les « sécurocrates » à tous les rassemblements organisés par le vieux parti. Sur le sujet, on avance que la récente mise aux arrêts de Touré Moussa dit Zeguen, un des jeunes leaders de la galaxie patriotique, provient de certaines informations récurrentes établissant clairement une connexion entre les recruteurs du PDCI et lui. A l'Ouest, les hommes de « N'zuéba » ont jeté leur dévolu sur les jeunes Wê et Dan qui ont fait la guerre dans cette partie du pays et qui sont aujourd'hui démobilisés. (...) Le haut commandement des forces régulières qui a été informé de l'opération de déstabilisation , dit-on, veuille au grain.>>
Après le bras de fer entre FN - FPI - Compaoré satisfait du discours d'AFFI N'Guessan - Le Temps - << Le ton est récemment monté entre le FPI et les ex-rebelles. Visiblement, de source bien introduite, l`heure est à l`apaisement. Le président du FPI, Pascal Affi N`Guessan, est présenté comme l`artisan de cette décrispation. Des nuages commençaient à s`amonceler et à s`installer durablement dans le ciel des collaborations entre le Président Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro. (...) Mais au fait, cette guerre à fleuret moucheté n`arrangeait en rien les choses à la veille de la réunion du Cadre permanant de concertation (CPC). Bien au contraire, elle avait fini par exaspérer le locataire du palais présidentiel, lui-même transfuge du FPI. Naturellement, une "rencontre d`explication" s`imposait entre le parti au pouvoir et l`ex-rébellion. Guillaume Soro qui n`arrivait plus à s`accommoder de cette situation avait remis le couvert. Non seulement il en avait parlé au Président Gbagbo, mais le Facilitateur, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, en avait été saisi avec insistance. Blaise Compoaré tout comme son homologue Laurent Gbagbo, n`arrivaient plus à comprendre le FPI. Mais, le Président Gbagbo s`en trouvait plus contrarié que les autres, lui qui avait montré autant de disponibilité dans sa collaboration avec le Secrétaire général de l`ex-rébellion. Mais tout va aller très vite, le vendredi 11 mai. Rentrant de sa tournée dans le nord, le président du FPI fait le point : " nous avons fait plus de 40 jours au Nord où nous avons constaté que les choses ont changé. Il n`y a plus de belligérance. Véritablement, la normalisation est en cours. Nous partons rassurés et optimistes parce que pendant ces 41 jours et malgré tous les meetings que nous avons tenus, nous n`avons rencontré aucune hostilité, aucun écart de langage et de comportement. Nous avons passé ces 41 jours en compagnie des éléments des Forces nouvelles qui ont assisté à nos meetings. A aucun moment, il n`y a eu d`accrochage et même d`interpellation ". Le président Gbagbo pouvait ainsi pousser un ouf de soulagement. Le Président Compaoré, dit-on, est satisfait du discours " mûr et plein de sagesse " du président du FPI. Tout est bien qui finit bien. >>
Audiences foraines - Fin demain de l'opération d'identification des "sans-papiers" - Le Temps << L'opération d`identification des "sans-papiers" ivoiriens, baptisée "audiences foraines" et lancée il y a huit mois, va s`achever jeudi, a annoncé mardi, le ministre ivoirien de la Justice, Mamadou Koné. "Les opérations d`audiences foraines prennent officiellement fin le 15 mai sur toute l`étendue du territoire national", indique un communiqué du ministère de la Justice .M. Koné a également demandé "à toutes les équipes techniques de rentrer à Abidjan au terme de leur mission", soulignant que des "opérations exceptionnelles de rattrapage se tiendront dans certaines localités dont la liste sera publiée ultérieurement", selon le texte. Selon le programme initial, les "audiences foraines" lancées le 25 septembre dernier devaient durer trois mois. L`opération a été sans cesse prolongée en raison du manque de "moyens financiers et logistiques" qui a empêché, selon le gouvernement, le déploiement dans les temps des 111 équipes de magistrats prévues pour couvrir le territoire national. Les "audiences foraines" constituent un des volets importants du processus d`identification des populations prévu par l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007 entre l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et le président Laurent Gbagbo. Elles doivent permettre de réviser les listes électorales en incluant notamment les Ivoiriens sans-papiers, un sujet très sensible dans le pays. Avant leur lancement, les partisans de M. Gbagbo ont estimé que le nombre d`Ivoiriens à identifier ne devrait pas dépasser les 300.000 alors que l`opposition a évoqué un potentiel de 3 millions de nouveaux électeurs. Le 10 avril la justice ivoirienne a annoncé avoir délivré près de 500.000 jugements, ouvrant la voie à l`obtention de papiers d`identité, six mois après le lancement de l`opération. Grâce à ces jugements, les Ivoiriens et étrangers sans-papiers identifiés pourront à terme obtenir une carte nationale d'identité pour les premiers ou un titre de séjour pour les seconds. (...) >>
Processus d`identification des Ivoiriens : Les équipes de la Sagem s`installent - Le Nouveau Réveil - Processus DDR: Soro va désarmer Zackaria le week-end prochain - L'Inter - << Soro va encore monter au créneau. Sauf changement de dernière minute, le Premier ministre, par ailleurs secrétaire général des Forces nouvelles, va se rendre en personne le week-end prochain dans le fief du mythique chef de guerre Koné Zackaria dans le département de Séguéla. Objectif, y procéder au regroupement des éléments des Forces Armées des Forces Nouvelles de cette zone, c'est-à-dire, les hommes du commandant Koné Zackaria. Selon le communiqué de presse dont nous avons reçu copie hier, '' le Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume effectuera une visite dans le Worodougou du 16 au 20 mai 2008. Cette visite s'inscrit dans le cadre du regroupement à Kani des éléments des Forces Armées des Forces nouvelles de la zone IV (Séguéla) '', note le communiqué, qui ajoute qu' '' au cours de son séjour dans la région, le Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume rencontrera les responsables politiques, administratifs et locaux avec lesquels il ne manquera pas de partager les avancées et les contraintes liées au processus de sortie de crise ''. Faut-il le rappeler, le regroupement des ex-combattants des Forces nouvelles longtemps attendu a effectivement démarré le vendredi 02 mai 2008. Mais avant, le mardi 22 avril dernier au cours d'une rencontre tenue au secrétariat général de l'ex-mouvement rebelle à Bouaké, le Premier ministre et secrétaire général des FN Guillaume Soro était monté au créneau pour sommer ses hommes de procéder au regroupement à partir du 2 mai. Ce processus dont la première phase a effectivement commencé à cette date du 02 mai devrait concerner le groupe 1 composé des zones de Bouaké et de Séguéla. Seuls 1000 des ex-combattants de Bouaké placés sous le commandement de Chérif Ousmane avaient ouvert le processus de regroupement sur le site du 3è bataillon. Le regroupement des ex-combattants de Séguéla sur le site de Kani, avait alors été passé sous silence. Joint pour en savoir davantage, un chef militaire de l'écurie Zackaria avait indiqué que les éléments étaient prêts et qu'ils attendaient les ordres de la hiérarchie. (...) >>
Douanes ivoiriennes - Le redéploiement débute jeudi au Nord - Le Temps - << L'administration douanière ivoirienne va entamer jeudi, son redéploiement dans le nord de la Côte d`Ivoire sous contrôle de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a annoncé mardi, le ministre ivoirien de l`Economie, Charles Diby Koffi. Lundi, M. Diby a installé officiellement 26 agents des douanes à Ouangolodougou (700 km au nord d`Abidjan) au cours d`une cérémonie qui constituait le point de départ du redéploiement de l`administration fiscale et douanière qui avaient déserté en 2002 le nord du pays, a rapporté un correspondant de l`AFP. "Je suis venu en précurseur pour constater l`état d`avancement du processus d`ouverture des bureaux de douane qui doit conduire nécessairement à l`unicité des caisses", a déclaré M. Diby, évoquant une "exigence nationale et internationale". "C`est une exigence pour nous-même et une exigence également vis-à-vis de la communauté financière internationale si nous voulons qu`elle nous accompagne" dans le financement du processus de sortie de crise, a-t-il ajouté. "L`unicité des caisses (...) doit permettre à l`ensemble des recettes captées sur le territoire national, de réaliser l`ensemble des dépenses du pays", a poursuivi le ministre ivoirien. (...) >>
Avant le démarrage effectif du service civique. Touré Moussa «Zéguen » menace : « Si le GPP est exclu, le service civique n'aura pas lieu » - L'Inter - << Le Service civique national est lancé depuis quelques mois. Avec le traitement de choc que vous venez de subir, ne redoutez-vous pas que vos jeunes, qui ont défendu corps et âme, larmes et sang la République, soient écartés de ce vaste programme de réinsertion post-crise ? Je sais que c'est une idée qui trotte dans la tête de certaines personnes. Mais je le dis, c'est un défi que je lance à quiconque : En Côte d'Ivoire ici, tout le monde sait que personne ne peut écarter le GPP du service civique, sinon ça n'aura pas lieu. On se connaît dans ce pays. Aujourd'hui, des gens peuvent parler et se taper la poitrine pour dire qu'ils sont généraux où je ne sais quoi encore. Pourtant, quand la guerre battait son plein, quand on sortait pour aller mourir au front, ils avaient la trouille et se terraient. Les enfants n'étaient pas payés par mois, ils n'avaient pas de « haut-les-cœurs » (Ndlr : primes de guerre versée à chaque élément de l'Armée « loyaliste » et allant de 45.000 FCFA à 180.000 FCFA par mois pendant toute la période du conflit armée, entre fin 2002 et fin 2006, début 2007). Donc le minimum que moi j'attends, c'est qu'ils soient prioritaires dans tous les programmes de réinsertion post-crise. Sinon, nous prendrons tous les camps prévus pour le service civique. Le fait même d'évoquer qu'on peut écarter le GPP du service civique me met dans tous mes états. J'ose croire que les gens n'y pensent même pas, parce que ce n'est pas possible. En même temps, je dois vous le dire : j'ai éduqué mes enfants en leur mettant dans la tête que l'être humain n'est jamais reconnaissant ; c'est Dieu seul qui est reconnaissant. Et puis, le service civique n'est pas la panacée ; tout le monde ne pourra pas être pris en compte dans le service civique. Il faut donc déjà penser aux autres voies et moyens de pouvoir réinsérer tous ces jeunes qui ont lutté et résisté pour que la Côte d'Ivoire reste debout. (...) >>
Paiement des Haut-les-cœurs: Des policiers bloquent l'entrée de l'état-major - Soir Info - << Quelque 680 policiers, ont observé, hier, à l'entrée du camp Galliéni, au Plateau, qui abrite l'état-major des Forces de défense et de sécurité, un sit-in de protestation, contre le non paiement de leurs primes de guerre baptisé « Haut-les-cœurs ». Ces policiers qui affirment avoir été déployés sur le terrain, pour affronter les rebelles de Soro Guillaume dès le 14 octobre 2002, dénoncent le peu d'égards dont ils disent être l'objet de la part du gouvernement. Issus de la promotion « Boga Doudou », ils soutiennent avoir combattu et libéré les villes de Daloa, Bondoukou, San Pedro, Man, Néka, avant d'être proportionnés, notamment à Gagnoa, Mama, Guibéroua, Issia, Duékoué, Bondoukou, Abengourou et Bongouanou. Ces policiers exigent, aujourd'hui, du gouvernement et par ricochet de l'état-major, le paiement de 22 quinzaines, soit la somme totale de 990.000 Fcfa par élément. C'est le paiement de cette somme qu'ils sont venus exiger hier sous une pluie battante, au général Philippe Mangou, chef d'état-major des Fds. « Nous avons été oubliés. L'Etat nous doit 22 quinzaines, c'est à dire 45.000 Fcfa par 22.. Alors que le président a décidé de solder tous les arriérés des haut-les-cœurs, on nous a oubliés. Nous ne nous laisserons pas avoir. Nos cadets ont été payés ainsi que des militaires, certains policiers et des gendarmes. Aujourd'hui, notre argent ou rien. Nous ne réclamons pas la totalité, mais au moins qu'on nous verse la première dizaine, c'est à dire 450.000 Fcfa comme c'est le cas des autres » a dit un sergent-chef qui a requis l'anonymat et que nous avons rencontré à l'entrée du camp Galliéni au Plateau. (...) >>
INTERVIEW /ALPHA BLONDY se confesse: "Personnellement, Ouattara ne m'a rien fait". / Qui s'excuse s'accuse / Et ce quart de siècle de carrière ? - Le Patriote - Projet de création d'un syndicat FDS: Grosse colère à la Garde Républicaine - Le Nouveau Réveil - << Dans une récente parution, un confrère faisait cas de la création d'un syndicat au sein de la grande muette. Ce projet pour le moins inédit et singulier n'a échappé à personne. Gnali Dogba Anicet, élément de la Garde républicaine est venu jusqu'à nous crier combien il est ulcéré et révolté par ce projet qui, selon lui, est une grave menace pour la cohésion de notre armée. M. Gnali, vous êtes de la Garde Républicaine. Vous êtes président des hommes de troupes de la Garde républicaine. L'opinion a été un peu surprise de lire ces derniers temps un MDL chef, un gendarme annonçant la création d'un syndicat au sein des FDS. Comment vous réagissez par rapport à cela ? D'abord, je vous remercie de m'avoir accueilli dans votre bureau. Je reconnais que ce n'est pas vous qui m'avez appelé. Je suis venu de mon propre chef. C'est pour en fait donner mon point de vue sur le comportement de l'un de nos collègues, à savoir même si c'est notre collègue parce que maintenant, à Abidjan, tout le monde porte la tenue. Il va arriver un moment où l'on saura qui en a le droit ou qui n'en a pas. Bon, comme presque tout le monde, c'est seulement à notre retour de mission, quand on a repris service que nous avons pris connaissance de cette information à travers les journaux. Pour ma part, en tant que président des hommes de troupes de la garde Républicaine, j'ai cru au début que c'était de l'amusement quand mes éléments m'appelaient pour m'en parler. Mais je dis que cet homme n'a jamais fait le front. Ce n'est donc pas sa faute. Est-ce qu'il fait partie de l'Elite de la gendarmerie qu'on connaît ? C'est cela d'abord le problème. Et est-ce qu'il respecte ses chefs hiérarchiques ? Le Général Kassaraté c'est un homme que je sais trop courtois, il aime bien s'amuser avec les gens. Et un homme se lève gaillardement disant qu'il veut créer un syndicat. Mais, est-ce qu'il crée un syndicat avec sa famille ou avec nous les vrais militaires ? C'est cela la question qui est posée. C'est un syndicat qui est créé pour les FDS. Non, je suis vraiment désolé. Moi, je suis des FDS, mais je suis de la garde républicaine. Certes, les patrons ont donné leur point de vue. Mais en tant que militaire et responsable d'une petite troupe, je vais vous dire ce que j'en pense. Nous, on n'est pas concerné. (...) >>
PDCI-RDA : Mme Bédié appelle au pardon- Fraternité Matin - << Profitant de la visite de la présidente de l'Ong Servir, le week-end dernier, dans le royaume de l'Indénié, des élus et cadres du département d'Abengourou ont réaffirmé leur soutien au président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié. La présidente a également saisi l'occasion pour en appeler au rassemblement et au dépassement de soi; et surtout à la prise de conscience et à l'unité sans laquelle il n'y a pas de développement durable. "Chers parents, face à la pauvreté qui gagne du terrain dans notre pays, nous devons plus que jamais renforcer notre solidarité, notre fraternité et faire du travail, l'union d'un impératif en vue de mener un combat efficace contre la pauvreté qui ne connaît ni race ni religion, ni nationalité ni parti politique", a-t-elle ajouté. Pour Mme Henriette Konan Bédié, il est bon de parler davantage de croissance économique, mais il faut aussi parler de paix et de développement. C'est pourquoi, elle a demandé au peuple N'dénian de faire la paix dans l'union et le pardon. (...) >>
Sortie de crise : Ahipeaud Martial propose un régime parlementaire - Fraternité Matin - << Comment permettre aux Ivoiriens de bénéficier d'une paix durable après les élections prochaines? C'est à cette préoccupation majeure qu'a tenté de répondre, récemment, M. Martial Joseph Ahipeaud, ex-secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), par ailleurs président de l'Union pour le développement et les libertés (UDL), son parti politique. C'était à l'occasion d'une conférence de presse à l'hôtel Sofitel, au Plateau, sur le thème: «l'UDL: une espérance nouvelle dans le désespoir actuel. Propositions pour l'avenir». Pour ramener une paix totale en Côte d'Ivoire, le remède est tout simple, selon M. Ahipeaud. «Il faut, d'une part, combiner les élections législatives et présidentielle, et, d'autre part, passer d'un régime présidentiel à un régime parlementaire, c'est-à-dire permettre au Premier ministre, issu de la majorité parlementaire, de gouverner le pays ». Pour l'ex-secrétaire général de la Fesci, en procédant ainsi, aucun candidat ne pourra s'auto proclamer vainqueur. Mieux, le résultat de la présidentielle n'influencera pas celui des législatives. Martial Ahipeaud a, en outre, invité tous les partis de l'opposition non représentés dans le gouvernement issu des accords de Linas Marcoussis à se rassembler pour former le bloc de la «troisième voie». Ce bloc deviendra, selon lui, l'opposition non gouvernementale et travaillera à faire aboutir toutes ses revendications. Quant à l'opposition «gouvernementale», le président de l'UDL appelle à une concertation pour la mise en place d'une dynamique commune pour amener le Président de la République et le Premier ministre à organiser les élections le 30 novembre prochain. >>
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Après le bras de fer entre FN - FPI - Compaoré satisfait du discours d'AFFI N'Guessan - Le Temps - << Le ton est récemment monté entre le FPI et les ex-rebelles. Visiblement, de source bien introduite, l`heure est à l`apaisement. Le président du FPI, Pascal Affi N`Guessan, est présenté comme l`artisan de cette décrispation. Des nuages commençaient à s`amonceler et à s`installer durablement dans le ciel des collaborations entre le Président Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro. (...) Mais au fait, cette guerre à fleuret moucheté n`arrangeait en rien les choses à la veille de la réunion du Cadre permanant de concertation (CPC). Bien au contraire, elle avait fini par exaspérer le locataire du palais présidentiel, lui-même transfuge du FPI. Naturellement, une "rencontre d`explication" s`imposait entre le parti au pouvoir et l`ex-rébellion. Guillaume Soro qui n`arrivait plus à s`accommoder de cette situation avait remis le couvert. Non seulement il en avait parlé au Président Gbagbo, mais le Facilitateur, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, en avait été saisi avec insistance. Blaise Compoaré tout comme son homologue Laurent Gbagbo, n`arrivaient plus à comprendre le FPI. Mais, le Président Gbagbo s`en trouvait plus contrarié que les autres, lui qui avait montré autant de disponibilité dans sa collaboration avec le Secrétaire général de l`ex-rébellion. Mais tout va aller très vite, le vendredi 11 mai. Rentrant de sa tournée dans le nord, le président du FPI fait le point : " nous avons fait plus de 40 jours au Nord où nous avons constaté que les choses ont changé. Il n`y a plus de belligérance. Véritablement, la normalisation est en cours. Nous partons rassurés et optimistes parce que pendant ces 41 jours et malgré tous les meetings que nous avons tenus, nous n`avons rencontré aucune hostilité, aucun écart de langage et de comportement. Nous avons passé ces 41 jours en compagnie des éléments des Forces nouvelles qui ont assisté à nos meetings. A aucun moment, il n`y a eu d`accrochage et même d`interpellation ". Le président Gbagbo pouvait ainsi pousser un ouf de soulagement. Le Président Compaoré, dit-on, est satisfait du discours " mûr et plein de sagesse " du président du FPI. Tout est bien qui finit bien. >>
Audiences foraines - Fin demain de l'opération d'identification des "sans-papiers" - Le Temps << L'opération d`identification des "sans-papiers" ivoiriens, baptisée "audiences foraines" et lancée il y a huit mois, va s`achever jeudi, a annoncé mardi, le ministre ivoirien de la Justice, Mamadou Koné. "Les opérations d`audiences foraines prennent officiellement fin le 15 mai sur toute l`étendue du territoire national", indique un communiqué du ministère de la Justice .M. Koné a également demandé "à toutes les équipes techniques de rentrer à Abidjan au terme de leur mission", soulignant que des "opérations exceptionnelles de rattrapage se tiendront dans certaines localités dont la liste sera publiée ultérieurement", selon le texte. Selon le programme initial, les "audiences foraines" lancées le 25 septembre dernier devaient durer trois mois. L`opération a été sans cesse prolongée en raison du manque de "moyens financiers et logistiques" qui a empêché, selon le gouvernement, le déploiement dans les temps des 111 équipes de magistrats prévues pour couvrir le territoire national. Les "audiences foraines" constituent un des volets importants du processus d`identification des populations prévu par l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007 entre l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et le président Laurent Gbagbo. Elles doivent permettre de réviser les listes électorales en incluant notamment les Ivoiriens sans-papiers, un sujet très sensible dans le pays. Avant leur lancement, les partisans de M. Gbagbo ont estimé que le nombre d`Ivoiriens à identifier ne devrait pas dépasser les 300.000 alors que l`opposition a évoqué un potentiel de 3 millions de nouveaux électeurs. Le 10 avril la justice ivoirienne a annoncé avoir délivré près de 500.000 jugements, ouvrant la voie à l`obtention de papiers d`identité, six mois après le lancement de l`opération. Grâce à ces jugements, les Ivoiriens et étrangers sans-papiers identifiés pourront à terme obtenir une carte nationale d'identité pour les premiers ou un titre de séjour pour les seconds. (...) >>
Processus d`identification des Ivoiriens : Les équipes de la Sagem s`installent - Le Nouveau Réveil - Processus DDR: Soro va désarmer Zackaria le week-end prochain - L'Inter - << Soro va encore monter au créneau. Sauf changement de dernière minute, le Premier ministre, par ailleurs secrétaire général des Forces nouvelles, va se rendre en personne le week-end prochain dans le fief du mythique chef de guerre Koné Zackaria dans le département de Séguéla. Objectif, y procéder au regroupement des éléments des Forces Armées des Forces Nouvelles de cette zone, c'est-à-dire, les hommes du commandant Koné Zackaria. Selon le communiqué de presse dont nous avons reçu copie hier, '' le Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume effectuera une visite dans le Worodougou du 16 au 20 mai 2008. Cette visite s'inscrit dans le cadre du regroupement à Kani des éléments des Forces Armées des Forces nouvelles de la zone IV (Séguéla) '', note le communiqué, qui ajoute qu' '' au cours de son séjour dans la région, le Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume rencontrera les responsables politiques, administratifs et locaux avec lesquels il ne manquera pas de partager les avancées et les contraintes liées au processus de sortie de crise ''. Faut-il le rappeler, le regroupement des ex-combattants des Forces nouvelles longtemps attendu a effectivement démarré le vendredi 02 mai 2008. Mais avant, le mardi 22 avril dernier au cours d'une rencontre tenue au secrétariat général de l'ex-mouvement rebelle à Bouaké, le Premier ministre et secrétaire général des FN Guillaume Soro était monté au créneau pour sommer ses hommes de procéder au regroupement à partir du 2 mai. Ce processus dont la première phase a effectivement commencé à cette date du 02 mai devrait concerner le groupe 1 composé des zones de Bouaké et de Séguéla. Seuls 1000 des ex-combattants de Bouaké placés sous le commandement de Chérif Ousmane avaient ouvert le processus de regroupement sur le site du 3è bataillon. Le regroupement des ex-combattants de Séguéla sur le site de Kani, avait alors été passé sous silence. Joint pour en savoir davantage, un chef militaire de l'écurie Zackaria avait indiqué que les éléments étaient prêts et qu'ils attendaient les ordres de la hiérarchie. (...) >>
Douanes ivoiriennes - Le redéploiement débute jeudi au Nord - Le Temps - << L'administration douanière ivoirienne va entamer jeudi, son redéploiement dans le nord de la Côte d`Ivoire sous contrôle de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a annoncé mardi, le ministre ivoirien de l`Economie, Charles Diby Koffi. Lundi, M. Diby a installé officiellement 26 agents des douanes à Ouangolodougou (700 km au nord d`Abidjan) au cours d`une cérémonie qui constituait le point de départ du redéploiement de l`administration fiscale et douanière qui avaient déserté en 2002 le nord du pays, a rapporté un correspondant de l`AFP. "Je suis venu en précurseur pour constater l`état d`avancement du processus d`ouverture des bureaux de douane qui doit conduire nécessairement à l`unicité des caisses", a déclaré M. Diby, évoquant une "exigence nationale et internationale". "C`est une exigence pour nous-même et une exigence également vis-à-vis de la communauté financière internationale si nous voulons qu`elle nous accompagne" dans le financement du processus de sortie de crise, a-t-il ajouté. "L`unicité des caisses (...) doit permettre à l`ensemble des recettes captées sur le territoire national, de réaliser l`ensemble des dépenses du pays", a poursuivi le ministre ivoirien. (...) >>
Avant le démarrage effectif du service civique. Touré Moussa «Zéguen » menace : « Si le GPP est exclu, le service civique n'aura pas lieu » - L'Inter - << Le Service civique national est lancé depuis quelques mois. Avec le traitement de choc que vous venez de subir, ne redoutez-vous pas que vos jeunes, qui ont défendu corps et âme, larmes et sang la République, soient écartés de ce vaste programme de réinsertion post-crise ? Je sais que c'est une idée qui trotte dans la tête de certaines personnes. Mais je le dis, c'est un défi que je lance à quiconque : En Côte d'Ivoire ici, tout le monde sait que personne ne peut écarter le GPP du service civique, sinon ça n'aura pas lieu. On se connaît dans ce pays. Aujourd'hui, des gens peuvent parler et se taper la poitrine pour dire qu'ils sont généraux où je ne sais quoi encore. Pourtant, quand la guerre battait son plein, quand on sortait pour aller mourir au front, ils avaient la trouille et se terraient. Les enfants n'étaient pas payés par mois, ils n'avaient pas de « haut-les-cœurs » (Ndlr : primes de guerre versée à chaque élément de l'Armée « loyaliste » et allant de 45.000 FCFA à 180.000 FCFA par mois pendant toute la période du conflit armée, entre fin 2002 et fin 2006, début 2007). Donc le minimum que moi j'attends, c'est qu'ils soient prioritaires dans tous les programmes de réinsertion post-crise. Sinon, nous prendrons tous les camps prévus pour le service civique. Le fait même d'évoquer qu'on peut écarter le GPP du service civique me met dans tous mes états. J'ose croire que les gens n'y pensent même pas, parce que ce n'est pas possible. En même temps, je dois vous le dire : j'ai éduqué mes enfants en leur mettant dans la tête que l'être humain n'est jamais reconnaissant ; c'est Dieu seul qui est reconnaissant. Et puis, le service civique n'est pas la panacée ; tout le monde ne pourra pas être pris en compte dans le service civique. Il faut donc déjà penser aux autres voies et moyens de pouvoir réinsérer tous ces jeunes qui ont lutté et résisté pour que la Côte d'Ivoire reste debout. (...) >>
Paiement des Haut-les-cœurs: Des policiers bloquent l'entrée de l'état-major - Soir Info - << Quelque 680 policiers, ont observé, hier, à l'entrée du camp Galliéni, au Plateau, qui abrite l'état-major des Forces de défense et de sécurité, un sit-in de protestation, contre le non paiement de leurs primes de guerre baptisé « Haut-les-cœurs ». Ces policiers qui affirment avoir été déployés sur le terrain, pour affronter les rebelles de Soro Guillaume dès le 14 octobre 2002, dénoncent le peu d'égards dont ils disent être l'objet de la part du gouvernement. Issus de la promotion « Boga Doudou », ils soutiennent avoir combattu et libéré les villes de Daloa, Bondoukou, San Pedro, Man, Néka, avant d'être proportionnés, notamment à Gagnoa, Mama, Guibéroua, Issia, Duékoué, Bondoukou, Abengourou et Bongouanou. Ces policiers exigent, aujourd'hui, du gouvernement et par ricochet de l'état-major, le paiement de 22 quinzaines, soit la somme totale de 990.000 Fcfa par élément. C'est le paiement de cette somme qu'ils sont venus exiger hier sous une pluie battante, au général Philippe Mangou, chef d'état-major des Fds. « Nous avons été oubliés. L'Etat nous doit 22 quinzaines, c'est à dire 45.000 Fcfa par 22.. Alors que le président a décidé de solder tous les arriérés des haut-les-cœurs, on nous a oubliés. Nous ne nous laisserons pas avoir. Nos cadets ont été payés ainsi que des militaires, certains policiers et des gendarmes. Aujourd'hui, notre argent ou rien. Nous ne réclamons pas la totalité, mais au moins qu'on nous verse la première dizaine, c'est à dire 450.000 Fcfa comme c'est le cas des autres » a dit un sergent-chef qui a requis l'anonymat et que nous avons rencontré à l'entrée du camp Galliéni au Plateau. (...) >>
INTERVIEW /ALPHA BLONDY se confesse: "Personnellement, Ouattara ne m'a rien fait". / Qui s'excuse s'accuse / Et ce quart de siècle de carrière ? - Le Patriote - Projet de création d'un syndicat FDS: Grosse colère à la Garde Républicaine - Le Nouveau Réveil - << Dans une récente parution, un confrère faisait cas de la création d'un syndicat au sein de la grande muette. Ce projet pour le moins inédit et singulier n'a échappé à personne. Gnali Dogba Anicet, élément de la Garde républicaine est venu jusqu'à nous crier combien il est ulcéré et révolté par ce projet qui, selon lui, est une grave menace pour la cohésion de notre armée. M. Gnali, vous êtes de la Garde Républicaine. Vous êtes président des hommes de troupes de la Garde républicaine. L'opinion a été un peu surprise de lire ces derniers temps un MDL chef, un gendarme annonçant la création d'un syndicat au sein des FDS. Comment vous réagissez par rapport à cela ? D'abord, je vous remercie de m'avoir accueilli dans votre bureau. Je reconnais que ce n'est pas vous qui m'avez appelé. Je suis venu de mon propre chef. C'est pour en fait donner mon point de vue sur le comportement de l'un de nos collègues, à savoir même si c'est notre collègue parce que maintenant, à Abidjan, tout le monde porte la tenue. Il va arriver un moment où l'on saura qui en a le droit ou qui n'en a pas. Bon, comme presque tout le monde, c'est seulement à notre retour de mission, quand on a repris service que nous avons pris connaissance de cette information à travers les journaux. Pour ma part, en tant que président des hommes de troupes de la garde Républicaine, j'ai cru au début que c'était de l'amusement quand mes éléments m'appelaient pour m'en parler. Mais je dis que cet homme n'a jamais fait le front. Ce n'est donc pas sa faute. Est-ce qu'il fait partie de l'Elite de la gendarmerie qu'on connaît ? C'est cela d'abord le problème. Et est-ce qu'il respecte ses chefs hiérarchiques ? Le Général Kassaraté c'est un homme que je sais trop courtois, il aime bien s'amuser avec les gens. Et un homme se lève gaillardement disant qu'il veut créer un syndicat. Mais, est-ce qu'il crée un syndicat avec sa famille ou avec nous les vrais militaires ? C'est cela la question qui est posée. C'est un syndicat qui est créé pour les FDS. Non, je suis vraiment désolé. Moi, je suis des FDS, mais je suis de la garde républicaine. Certes, les patrons ont donné leur point de vue. Mais en tant que militaire et responsable d'une petite troupe, je vais vous dire ce que j'en pense. Nous, on n'est pas concerné. (...) >>
PDCI-RDA : Mme Bédié appelle au pardon- Fraternité Matin - << Profitant de la visite de la présidente de l'Ong Servir, le week-end dernier, dans le royaume de l'Indénié, des élus et cadres du département d'Abengourou ont réaffirmé leur soutien au président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié. La présidente a également saisi l'occasion pour en appeler au rassemblement et au dépassement de soi; et surtout à la prise de conscience et à l'unité sans laquelle il n'y a pas de développement durable. "Chers parents, face à la pauvreté qui gagne du terrain dans notre pays, nous devons plus que jamais renforcer notre solidarité, notre fraternité et faire du travail, l'union d'un impératif en vue de mener un combat efficace contre la pauvreté qui ne connaît ni race ni religion, ni nationalité ni parti politique", a-t-elle ajouté. Pour Mme Henriette Konan Bédié, il est bon de parler davantage de croissance économique, mais il faut aussi parler de paix et de développement. C'est pourquoi, elle a demandé au peuple N'dénian de faire la paix dans l'union et le pardon. (...) >>
Sortie de crise : Ahipeaud Martial propose un régime parlementaire - Fraternité Matin - << Comment permettre aux Ivoiriens de bénéficier d'une paix durable après les élections prochaines? C'est à cette préoccupation majeure qu'a tenté de répondre, récemment, M. Martial Joseph Ahipeaud, ex-secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), par ailleurs président de l'Union pour le développement et les libertés (UDL), son parti politique. C'était à l'occasion d'une conférence de presse à l'hôtel Sofitel, au Plateau, sur le thème: «l'UDL: une espérance nouvelle dans le désespoir actuel. Propositions pour l'avenir». Pour ramener une paix totale en Côte d'Ivoire, le remède est tout simple, selon M. Ahipeaud. «Il faut, d'une part, combiner les élections législatives et présidentielle, et, d'autre part, passer d'un régime présidentiel à un régime parlementaire, c'est-à-dire permettre au Premier ministre, issu de la majorité parlementaire, de gouverner le pays ». Pour l'ex-secrétaire général de la Fesci, en procédant ainsi, aucun candidat ne pourra s'auto proclamer vainqueur. Mieux, le résultat de la présidentielle n'influencera pas celui des législatives. Martial Ahipeaud a, en outre, invité tous les partis de l'opposition non représentés dans le gouvernement issu des accords de Linas Marcoussis à se rassembler pour former le bloc de la «troisième voie». Ce bloc deviendra, selon lui, l'opposition non gouvernementale et travaillera à faire aboutir toutes ses revendications. Quant à l'opposition «gouvernementale», le président de l'UDL appelle à une concertation pour la mise en place d'une dynamique commune pour amener le Président de la République et le Premier ministre à organiser les élections le 30 novembre prochain. >>
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