Violation des droits humains – L'ONUCI épinglée – Le Jour Plus - << Deux rapports rendus par l'organisation mondiale Save The Children U.K Et Amnisty International Côte d'Ivoire, épinglent l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) dans la violation des Droits humains. 60 % des abus sexuels subis par les enfants sont causés par les soldats onusiens, révèlent leurs enquêtes. (...) Save the Children UK révèle qu'en Côte d'Ivoire, au Sud du Soudan et en Haïti, selon les recherches et enquêtes sur le terrain, les enfants à partir de six ans subissent des abus sexuels perpétrés par des adultes travaillant pour la communauté internationale. « Les enfants ont signalé plusieurs types d'abus y compris le viol, l'échange de sexe pour de la nourriture, la prostitution des enfants, la pornographie, l'assaut sexuel et le trafic des enfants pour le sexe « , explique le chef exécutif de Save Children U Ken Côte d'Ivoire, M. Heather Kerr. Selon le rapport toutes les agences internationales sont concernées par ces abus sexuels sur enfants. « Les troupes envoyées par le département des Opérations de maintien de la paix des Nations Unies, ont été identifiées comme étant une source particulière de maltraitance dans certains lieux de travail, en particulier en Haïti et en Côte d'Ivoire ». Le rapport révèle que sur des cas de maltraitance associée à 23 organisations humanitaires de maintien de la paix et de la sécurité, 60 % sont commis par les soldats, notamment de l'Opération des Nations Unies. 4 % par les Volontaires des Nations Unies, 1 % PAM, 2 % HCR etc. Cela s'explique sans doute parce que les soldats de la paix représentent la plus grande proportion du personnel affecté en Côte d'Ivoire, environ 8.000 soldats, indique le rapport.(...) >>
Droit de l`Homme - L'ONU menace Soro et les ex-rebelles -- Le Temps - << "Aucune amnistie n'est envisageable pour les crimes de guerre et les crimes contre l'Humanité et autres violations graves des Droits de l'Homme". Déclaration de Mme Kyung-Wha, haut commissaire adjoint de l'ONU aux Droits de l'Homme. Une vérité universelle qui aurait dû passer sous silence si le fonctionnaire onusien n'avait pas jeté le pavé dans la mare. En effet, au terme de son séjour d'une poignée de jours sur le sol ivoirien, elle aurait confié aux autorités ivoiriennes qu'il y a un déphasage entre l'Accord politique de Ouaga qui respecte les principes internationaux en matière de Droit de l'Homme et l'ordonnance du 12 avril 2007 portant amnistie. A l'en croire, cette loi comporte des imprécisions donnant l'impression que certaines violations de Droit de l'Homme sont passées sous silence. Au premier degré, l'inquiétude de l'ONU est compréhensible. Parce que les Droits humains, quels qu'ils soient, méritent d'être protégés. Mais cette préoccupation ne fait pas que planer la menace sur les ex-rebelles, bénéficiaire de cette amnistie. Elle menace aussi le processus de paix en cours. Parce que les ex-rebelles, prétextant du fait qu'ils ne sont pas à l'abri de poursuite pour, par exemple, des violences sexuelles, pourraient remettre en cause leurs engagements pour la paix. Et c'est là qu'on s'explique difficilement l'opportunité de cette démarche onusienne. L'ONU, pour avoir été marginalisée, a toujours soutenu l'Accord de Ouaga que du bout des lèvres. On peut même la tenir en suspicion de travailler à son échec. On ne peut pas se réclamer gardienne des Droits humains et refuser d'enquêter sur l'abominable attaque à la roquette de l'avion du Premier ministre d'un Etat membre qui en a dûment fait la demande. Au risque d'être soupçonné d'avoir une vision sélective des Droits de l'Homme. Ou bien le Droit à la vie, le primat des Droits humains, des victimes de l'attaque du 29 mai 2007, n'en vaut-il la peine tant que, au nombre de ceux qui avaient en charge la sécurité de l'aéroport, figurent des casques bleus ? L'ONU qui dispose des moyens adéquats peut-elle restée silencieuse sur l'identité des financiers de l'ex-rébellion ivoirienne et s'inquiéter des conséquences de cette balafre nationale ? Il est grand temps d'arrêter cette comédie avec les Nations jugées faibles. Si on ne veut pas mériter son qualificatif de " machin " dont le général De Gaule détient le brevet.>>
Journée des Casques Bleus - ONUCI : Gbagbo aux côtés de l'Onuci - Fraternité Matin - << L'organisation célèbre ce matin la journée des casques bleus en mémoire de la première mission de paix instituée en 1948. La célébration annuelle de la Journée internationale des Casques bleus, décidée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2002, se déroulera en Côte d'Ivoire, aujourd'hui, au Lycée américain, à la Riviera golf. La cérémonie qui coïncide avec le 60ème anniversaire des Opérations de maintien de la paix sera rehaussée par la présence du Président de la République, Laurent Gbagbo qui y délivrera un message de soutien à l'ONUCI et au Secrétaire général, Ban Ki-moon pour l'appui qu'ils apportent à la Côte d'Ivoire depuis près de 5 ans. Le chef de la mission, Y. J. Choi, livrera le message du Secrétaire général de l'ONU. «Cette année, l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) aborde cette célébration avec beaucoup d'optimisme au moment où le processus de paix ivoirien connaît ses meilleurs développements» depuis la signature de l'Accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007, indique une note de la mission à Abidjan. «La majorité des opérations de maintien de la paix ont lieu en Afrique, où plus de 80% des Casques bleus sont déployés», ajoute le texte. Au programme de la manifestation de ce jour, figurent le dépôt d'une gerbe de fleurs en mémoire des 2400 victimes onusiennes dans le monde, la lecture des noms de plus de 40 agents décédés dans le pays, les défilés, les démonstrations par les forces spéciales jordaniennes et une visite des stands et expositions des différentes sections de l'ONUCI. «Aujourd'hui, on estime à plus de 110 000, le personnel des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Issu de 120 pays, ce personnel compte plus de 88.000 hommes et femmes en uniformes. En Côte d'Ivoire, plus de 9000 personnes dont un millier de civils sont engagés au sein des Nations Unies, au service de la paix», affirme l'ONUCI.(...) >>
Gbagbo aux femmes de Côte d`Ivoire - "Expliquez à tout le monde que la guerre est finie" - Le Temps - << "Dites aux hommes politiques au lieu de faire le tour des pays européens, qu'ils parcourent les campagnes, les villes et les villages de la Côte d'Ivoire pour qu'ils parlent aux Ivoiriens". Propos du Président Laurent Gbagbo, qui a reçu hier, au palais présidentiel au Plateau, les femmes pour leur souhaiter "bonne fête des mères". Le chef de l'Etat a attiré l'attention des femmes sur le jeu démocratique mal compris en Afrique. Pour le Président Gbagbo, lorsqu'un homme politique perd les élections, il pense déjà qu'il est mort. Il a soutenu qu'il est assez rare de voir un homme politique être élu au premier tour des élections. A cet effet, il a donné les exemples des ex-chefs d'Etat français tels que François Mitterrand et de Jacques Chirac qui avaient été élus présidents après trois tentatives. " Il faut que les Ivoiriens apprennent ce que c'est la vie démocratique, un régime démocratique et un régime électoral. Et que celui qui n'est pas élu après les élections, ce n'est pas la mort. Qu'il peut servir la Côte d'Ivoire autrement ", a t-il ajouté.(...) >>
Forum national sur la mission des medias en période électorale / Un guide des journalistes en préparation - Le Patriote - << L'élaboration d'un guide à l'usage du journaliste professionnel. Telle semble être pour le Premier ministre Soro Guillaume, une solution à l'apaisement de la situation sociopolitique pour les périodes électorales. Hier, à l'ouverture du « Forum national sur la mission des médias en période électorale », le Premier ministre a appelé de tous ses vœux l'avènement d'un ordre nouveau dans le traitement de l'information par les journalistes. « Il s'agira d'un rappel formel et d'une incitation à un engagement moral supplémentaire auquel devraient accepter de souscrire chaque homme et chaque femme des médias, en cette période cruciale devant nous conduire à une élection dont l'issue est absolument déterminante pour notre pays », a-t-il souhaité. Pour, sa part, le gouvernement selon son chef, s'engage à jouer sa partition pour mettre les journalistes dans de bonnes conditions de l'exercice de leur métier. Le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, M Choi, a invité les journalistes à jouer pleinement leur rôle d'information en toute professionnalisme. « Les médias font partie intégrante des critères de certifications des élections », a-t-il rappelé. C'est la raison pour laquelle, il espère une amélioration des rapports entre hommes politiques et hommes des médias. M Choi, a invité les médias, les hommes politiques et les citoyens dans leur ensemble à remplir, chacun en toute responsabilité, la mission qui lui incombe. La presse, selon le représentant spécial de Ban Ki Moon, doit exercer dans un environnement apaisé. « Il faut mettre en place un environnement apaisé pour l'exercice du métier de journaliste », a-t-il suggéré. Dans la même veine, il a demandé aux journalistes de s'impliquer davantage, par un message d'apaisement, au retour à la paix.>>
Forum Journalistes – Partis politiques - Presse et élections : Soro appelle à une renaissance des médias- Fraternité Matin - << Le Premier ministre Guillaume Soro a indiqué aux professionnels des médias ivoiriens, sa volonté de les appuyer dans l'exercice de leur métier. Son «vœu» est, a-t-il dit aux responsables des structures de régulation et d'autorégulation des médias et aux journalistes, de «sceller avec vous un partenariat responsable. Je continuerai à m'engager à vos côtés, sans calcul, à un soutien accru pour une amélioration significative de l'environnement institutionnel, juridique et économique du paysage médiatique ivoirien». C'était hier au Golf Hôtel à Cocody, à la cérémonie d'ouverture du «Forum national sur la mission des médias en période électorale». Du reste, M. Soro a salué les efforts qui ont été déjà accomplis par le gouvernement pour un meilleur fonctionnement de la presse en Côte d'Ivoire. Il a ainsi rappelé la dépénalisation des délits de presse, la mise en place effective de la commission de la carte d'identité de journalistes professionnels, le cadre de concertation pour l'application de la convention collective de la profession de journalistes et l'adoption en conseil des ministres du décret instituant le fonds de développement de la presse. «Le gouvernement, comme vous le voyez, est un allié dans la défense de vos libertés», s'est félicité le Premier ministre. «Mais en face de vos libertés, de la liberté de la presse, a-t-il ajouté aussitôt, vous avez des obligations à remplir. Notamment respecter le droit du public à l'information juste et équitable». Et le président de la cérémonie d'insister : «Vous avez certes le droit d'informer de manière totalement libre, sans censure ni embrigadement. Mais vous avez aussi également, face à l'histoire, le devoir d'informer l'opinion publique de manière impartiale et responsable, tout en contribuant impérativement, au renforcement de l'expression démocratique et de la cohésion nationale».(...) >>
Processus d`enrolement des electeurs - Mambé viole les Accords et les résolutions - Le Temps - << Le processus d'enrôlement des électeurs tarde à démarrer. Et cela, par la faute du président de la commission électorale indépendante (CEI). Ce dernier multiplie les manœuvres dilatoires pour bloquer l'opération. Viole de l'Accord politique de Ouagadougou. Le président de la commission électorale indépendante ne veut pas suivre les recommandations de l'Accord politique de Ouagadougou. En effet dans ledit accord, il est dit que pour s'inscrire sur la liste électorale de 2008, la seule pièce exigée est le jugement supplétif ou l'acte de naissance. Raison pour laquelle, on a initié les audiences foraines. Malheureusement, Mambé Beugré ne l'entend pas de cette oreille. Il veut ajouter une attestation d'inscription sur la liste de 2000, avant toute opération d'inscription. Il s'oppose également à l'utilisation de la liste de 2000 en entrée de l'enrôlement. Or, l'Accord politique de Ouaga stipule : "A l'issue des audiences foraines, la CEI procédera, sur la base de la liste électorale de 2000, à un recensement électoral avec collecte des données biométriques sur toute l'étendue du territoire national. Pourront s'inscrire sur la liste électorale, les Ivoiriens âgés de 18 ans au moins, munis d'un extrait d'acte de naissance ou d'un jugement supplétif d'acte de naissance en tenant lieu". Le président de la CEI ne s'arrête pas en si bon chemin dans sa logique de bloquer le processus électoral. Il vient de confectionner la cartographie électorale. Il l'a imposée à l'INS et à Sagem. Alors que cette confection échoit aux deux opérateurs techniques. Du coup, la CEI qui est à la fois l'autorité et le superviseur, devient un troisième opérateur technique. Ce qui est anachronique avec l'Accord politique de Ouagadougou. Puisque ledit accord est clair : "les parties conviennent que l'inscription sur la liste électorale sera établie par l'Institut national de la statistique (INS) et l'opérateur technique désigné par le gouvernement pour l'identification. Ces deux opérateurs accompliront leur mission sous la responsabilité de la CEI".(...) >>
Mambé doit se ressaisir -- Le Temps - << Les ivoiriens sont déterminés à aller à la paix. Malheureusement, le président de la Commission électorale indépendante, Mambé Beugré, cadre du PDCI (opposition) ne veut pas. Il crée des subterfuges pour bloquer le processus. Il s'invite dans un débat qui n'est pas le sien. Comme on le dit à "Abidjan tous les parkings sont partagés". Il faut lui rappeler l'engagement qu'il a pris devant le secrétaire de l'ONU, Ban Ki-monn lors de son arrivée à Abidjan : " Nous ferons tout pour qu'il y ait des élections justes, transparentes et sans violence ". Chacun doit faire son travail. Il est inutile de s'immixer dans les affaires des autres. Tout ce qu'on demande à Mambé, c'est de laisser les opérateurs techniques faire leur travail dans la quiétude, la transparence et en tout équité. Il doit s'en tenir à la mission à lui assignée. A savoir, organiser et superviser les élections. L'Accord politique de Ouagadougou a défini le rôle de chaque maillon devant intervenir dans le processus électoral. On n'a pas crée la commission électorale pour créer la pagaille. Les ivoiriens sont fatigués des cinq ans de guerre. Aujourd'hui pour le retour définitif de la paix en Côte d'Ivoire, tous les espoirs des ivoiriens se cristalisent sur les élections justes, transparentes et sans violence. Pour que toutes les conditions soient remplies pour atteindre cet objectif, il faut qu'un travail propre soit fait en amont. Les Ivoiriens ne veulent pas se retrouver dans le village de " si je savais ".>>
Timbres pour l'attestation d'identité : L'ONI rompt avec la CECP - Fraternité Matin - << A partir de vendredi prochain, le droit pour l'établissement de l'attestation d'identité ne se paiera plus aux caisses de la CECP. Désormais, le paiement se fera dans le centre où le requérant ira établir la pièce. C'est-à-dire au commissariat, en ce qui concerne les villes et à la sous-préfecture pour ce qui est de la zone rurale. Quant aux zones CNO (Centre nord ouest), les paiements se feront uniquement dans les sous-préfectures. Pour les titres provisoires de séjour (TPS), les paiements se feront exclusivement dans les locaux de l'ONI pour le District d'Abidjan. Et dans les préfectures, pour l'intérieur du pays. C'est l'annonce qu'a faite mercredi, M. Konan Kouakou, Directeur des ressources humaines et financières (DRHF) de l'ONI. Il a expliqué ce changement par la perfection que vise sa structure dans le cadre de ses prestations. En effet, a-t-il dit, il a été constaté quelques dysfonctionnements dans la collaboration avec la CECP. Des agents des commissariats et de sous- préfectures et préfectures seront détachés à cet effet. Les droits restent inchangés. Soit 1000 F pour l'attestation d'identité et 5000 F pour le titre provisoire de séjour. Le délai requis pour la délivrance est de 72 heures.(...) >>
L'Ouest : un enjeu électoral -- Le Patriote - << Le Front populaire ivoirien s'active présentement pour un rapprochement avec l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), du Dr Albert Mabri Toikeusse. Pour ce faire, le parti au pouvoir depuis 2000, travaille d'arrache-pied pour s'attirer la sympathie des responsables de la formation fondée par le Général Robert Guéi, tué en septembre 2002 à Abidjan, au début de la crise militaro-politique en Côte d'Ivoire. Pour y arriver, le FPI se propose d'affirmer sa solidarité à l'UDPCI afin que ce parti se détache de ses alliés du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), que sont le RDR du Dr Alassane Dramane Ouattara, le PDCI du président Henri Konan Bédié et le MFA du ministre d'Etat Anaky Kobenan. Pour tout observateur avisé de la situation politique en Côte d'Ivoire, cette tentative de rapprochement souhaitée par le FPI, bien sûr, n'est pas fortuite. En effet, l'ouest montagneux qui se trouve être un bastion de l'UDPCI se présente comme un véritable enjeu électoral aux yeux du Président Laurent Gbagbo et de son parti. Cela s'explique par deux raisons majeures. D'abord, le FPI veut, à travers l'UDPCI, se rapprocher des parents biologiques du Général Robert Guéi. Ceux-là qui, jusqu'aujourd'hui, ne cachent pas leur colère contre le régime actuel. Un régime qu'ils accusent d'avoir assassiné leur fils, sous prétexte que celui-ci fomentait un coup d'Etat. Le second enjeu de cette volonté du rapprochement du FPI avec l'UDPCI se situe au plan électoral. Laurent Gbagbo et son parti sont conscients du fait que l'UDPCI a un électorat Dan et Wè (peuples de l'ouest) plutôt important. Il va s'en dire que cette masse, une fois récupérée, pourrait servir d'alibi à toute action de confiscation de pouvoir par le FPI, à l'issue de la prochaine élection présidentielle. Car, le schéma est tout tracé. Avec le soutien de l'UDPCI et l'ouest montagneux, en cas de contestation des résultats des élections, le FPI et son président diront haut et fort : « Nous avons tout l'ouest du pays avec nous. Nous avons donc une base électorale qui nous permet d'être élus ». La technique de rapprochement est donc bien réfléchie pour se donner des arguments en vue de confisquer le pouvoir.(...) >>
Des éléments du MPIGO et du MJP ''rapatriés'' - Soir Info - << Au moment où vous lisez ces lignes, ils ne devraient plus, en principe, se trouver au camp Gallieni au Plateau. C'est dans ce camp militaire que des éléments de l'ex-rebellion du Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et du Mouvement pour la justice et la paix (MJP) avaient élu domicile, après leur ralliement aux loyalistes, il y a environ trois ans. Depuis hier mercredi, exactement à 12 h 59 mn, ils ont quitté ces lieux pour Danané d'où ils étaient venus. Ces ex-rebelles ont été mis dans un car des Douanes ivoiriennes, appuyé d'une ambulance des sapeurs pompiers militaires. Selon nos informations, c'est le Chef d'état-major (CEMA) des armées ivoiriennes, le général de division Philippe Mangou, lui-même, qui a pris la décision de ''rapatrier'' ces 71 éléments (60 du MPIGO et 11 du MJP). C'est que leur présence au camp Gallieni, a t-on appris, devenait encombrante et gênante. Il nous est revenu, de fait, que les nommés Bertin et Tia, respectivement responsables du MPIGO et du MJP se battaient. Régulièrement. Et, c'est vendredi dernier que tout a dégénéré au point où le CEMA en a été informé. Philippe Mangou, qui envisageait de les faire bénéficier du service civique national, a, finalement, été obligé de les faire partir, mettant ainsi fin à leur mission « dans la République ».(...) >>
Droits de l'Homme / Le Rapport 2008 de Amnesty International disponible -- Le Patriote - << L'organisation internationale de défense des Droits Humains, Amnesty International, vient de publier son dernier rapport sur la situation des Droits de l'Homme dans le monde. Et comme il est de coutume, la section Côte d'Ivoire de cette organisation a procédé, hier à Cocody, à la présentation officielle de ce Rapport 2008. Cette cérémonie, correspondant avec le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, a eu pour thème : « 60 ans d'échecs en matière de Droits Humains, les Etats doivent présenter des excuses et agir ». Le Rapport 2008 est une compilation consacrée aux questions relatives aux Droits Humains dans 150 pays et territoires à travers le monde. Il couvre la période de janvier à décembre 2007 et donne à voir un monde déchiré par les répressions politiques, les actes de discrimination et les inégalités entre les humains. Des exposés de Mmes Aminata Abou Zounon (sur la zone Afrique), Mamba Fofana (Europe, Asie et Océanie) et M. Constantin Kakou Peggy (Amérique), il faut retenir que la situation des Droits de l'Homme demeure épouvantable. Ce, malgré des efforts constatés dans certains pays. En Afrique particulièrement, Mme Abou Zounon note qu'en 2007 les conflits armés internes se sont accompagnés de violations patentes des Droits humains, notamment d'homicides et d'actes de tortures. « Dans de nombreux pays, nulle forme de dissidence n'était tolérée. Et les acteurs d'atteintes aux droits de la personne humaine jouissent toujours de l'impunité », a-t-elle déploré. (...) >>
Un rapport incomplet - Le Patriote - << Le rapport 2008 de Amnesty international a été rendu public hier, en Côte d'Ivoire, par la section locale de cette organisation de défense des Droits Humains. A y regarder de près, ce rapport semble ignorer bon nombre des faits produits, dans la période de janvier à décembre 2007, dans notre pays. Ce, malgré leur grande importance. Au cours de leur présentation, les responsables de Amnesty Côte d'Ivoire ont tout évoqué, sauf les grands événements et cas de violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. En effet, comment comprendre qu'Amnesty Internationale, cette grande structure de référence dans le cadre de la défense des Droits Humains, ne fasse pas cas des conséquences désastreuses causées par le scandale des déchets toxiques en Côte d'Ivoire. Surtout en ce qui concerne le droit d'indemnisation des victimes de ce scandale, qui a débuté en 2007, car plusieurs d'entre elles ne cessent de dénoncer le fait qu'elles soient privées de ce droit. A côté des conséquences des déchets toxiques, il y a eu comme sujet majeur en 2007, l'attentat contre l'avion du Premier ministre Guillaume Soro, le 29 juin à Bouaké. Dans cette tentative d'assassinat, le Premier ministre, ses collaborateurs et une dizaine de journalistes qui les accompagnaient ont tous failli perdre la vie. Et quatre personnes sont mortes dans cette attaque. Mais à sa présentation, le rapport de l'organisation internationale n'en fait pas cas. Et les participants à cette cérémonie de présentation n'ont pas manqué de le souligner.>>
Racket et exactions sur les routes - Les députés chargent les FDS - L'Inter - << Devant la récurrence des exactions commises par les Forces de l'ordre sur les populations, entre autres, leur manque d'égard envers les élus, et vue la complexité de la situation actuelle de sortie de crise, la commission a décidé, conformément à l'article 106 du règlement de l'Assemblée nationale, de conduire une mission d'information sur les relations entre les Fds et les populations ». Le décor ainsi planté, en des termes assez clairs, les députés ont dénoncé le phénomène du racket et de la corruption qui mine la société ivoirienne. Dans le document de 16 pages qu'ils ont rédigé, ils ont dénoncé la corruption qui gangrène toutes les couches de la société ivoirienne, surtout celle de la police nationale. « C'est au sein de cette société corrompue que sont recrutés les agents de la police ; le système de recrutement consiste lui-même en une chaîne de corruption généralisée », a révélé Laurent Akoun, député Fpi (Front populaire ivoirien), par ailleurs rapporteur général. Sur sa lancée, il n'a pas épargné les patrons de ce corps de sécurité qui, selon lui, se rendent complices et responsables de la persistance du racket. « La complicité et la responsabilité de la hiérarchie dans la persistance du racket est souvent déniée par celle-ci », déclare-t-il. En avocat du peuple, la commission Sécurité et Défense a révélé les abus et exactions commis sur les populations par les Fds et qui revêtent plusieurs formes. « Ils vont de l'intimidation au meurtre en passant par le racket, les bavures et toutes formes de violences », indique le rapport. Des agents indisciplinés... Un rapport qui pointe du doigt l'indiscipline des agents due à l'insuffisance de contrôle et de leur encadrement, accentuée par la situation de crise : « Cela a entraîné une concentration pléthorique d'agents dans la zone sous contrôle gouvernemental ». Les policiers n'ont pas été le seul corps visité par les députés. Les entreprises de sécurité privée, l'administration des eaux et forêts, des douanes et des affaires maritimes ont tous fait l'objet de critiques de la part des élus du peuple. En ce qui concerne les entreprises de sécurité privée, les députés ont constaté que ce secteur n'est régi par aucune loi et « les décrets successifs pris en vue d'en assurer la réglementation ne sont pas toujours appliqués à ce jour ».(...) >>
Racket sur les routes de l`integration de la CEDEAO - Transporteurs et organisations de la société civile dénoncent le fléau - Le Temps - << Les transporteurs et autres structures de lutte contre le racket ont dénoncé hier mercredi, à l`occasion de la 1ère journée de lutte contre le racket " ce fléau ". Pour ces personnes, cela est un frein au développement dans l`espace de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO). A en croire M. Touré Adama, le président national de la Gare routière de Côte d`Ivoire (CNGRCI), la Côte d`Ivoire semble être " le champion" du racket de la sous-région. Parce que, tous les véhicules sont contrôlés presque les cinq minutes à Abidjan, par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Pour lui, cela constitue un frein au développement économique du pays. C`est pourquoi, il souhaite que l`exemple du Ghana voisin soit suivi. Au Ghana, dit-il, le contrôle des véhicules se fait une fois dans le mois. Alors qu`en Côte d`Ivoire, c`est presque toutes les cinq minutes. Pour le président de la coordination, cela doit cesser pour un développement économique radieux de la Côte d`Ivoire. Il croit fermement que cela doit prendre fin avec les nouvelles dispositions qu`est en train de prendre le Chef de l`Etat-Major des FANCI, le Général Philippe Mangou, qui entend lancer à partir du 2 juin prochain, une vaste campagne dans ce sens.>>



