
Martin Gohr, le Responsable de la Fondation Fridriech Ebert Stiftung, structure qui soutient ce programme de déjeuner-débats, a souligné que l'intérêt que son institution accorde à la Réforme du Secteur de la Sécurité est motivé par sa conviction que pour établir des forces armées démocratiques, il faut intégrer les acteurs étatiques, mais aussi ceux de la société civile. « Tous les acteurs, à quelque niveau qu'ils soient, doivent prendre une part active dans le processus de paix et de la RSS », a-t-il indiqué.
« La RSS, la conduite des élections, la sécurité autour des élections, font partie des missions régaliennes de l'État. Mais, nous ne cessons de dire que pour remplir ces missions, l'État a constamment besoin de la collaboration d'autres parties prenantes en Côte d'Ivoire, notamment la société civile. Vous avez donc votre rôle à jouer, vous devez vous faire entendre, vous devez faire une contribution positive, tout en critiquant quand il le faut, pour attirer l'attention sur ce qui ne va pas, comme il faut ; c'est votre droit et votre responsabilité », a estimé pour sa part, M. Munzu.
La Directrice de la Clinique juridique de Bouaké, Constance Tokpa, membre de l'Association des femmes juristes et l'une des panélistes, a insisté sur le rôle important de la société civile qui doit s'impliquer aux côté des acteurs étatiques dans l'organisation des élections. Tout en réitérant la confiance aux organisations internationales, Mme Tokpa a souhaité que les questions sécuritaires soient totalement réglées avant d'organiser les élections.

Le troisième intervenant, le Président du Réseau des armes légères en Afrique de l'Ouest/ section Côte d'Ivoire, Karamoko Diakité, a évoqué la question de la circulation des armes légères, celle des chasseurs traditionnels communément appelés Dozos et des ex-combattants. Il a expliqué que ces éléments sont des menaces et constituent des facteurs aggravant la peur des populations dans plusieurs régions du pays. Il a indiqué que malgré tout ce qui est entrepris pour la circulation des armes, des membres de la confrérie des chasseurs restent encore dans la nature. Il estime en outre que la question des ex-combattants n'est pas non plus totalement réglée.




