
Ouattara Peyogori de la section des Affaires civiles de l'ONUCI à Odienné, a exhorté les populations de Gbaga à œuvrer pour le développement de leur localité en se regroupant au sein d'associations. « Je vous invite à vous organiser pour prendre en main le développement de votre village car personne ne viendra développer Gbaga à votre place; ce n'est que vous qui pouvez trouver des solutions aux difficultés que vous rencontrez », a indiqué M. Peyogori.
Le chargé des droits de l'Homme de l'ONUCI, Etienne Allou, a saisi l'occasion pour dénoncer la pratique de l'excision qui constitue une violation des droits de la femme. « Il a été démontré scientifiquement que l'excision est une pratique qui n'apporte rien de positif à la femme ni à la petite fille. Au contraire, l'excision met en danger la vie des victimes. L'ONUCI vous exhorte à abandonner cette pratique qui n'a que trop duré », a-t-il déclaré.

Le Chef de Gbaga, Doumbia Yaya, a, quant à lui, mis en garde toute personne qui s'entêterait à pratiquer l'excision et le mariage forcé dans son village. « Il me revient que l'excision se pratique dans la discrétion dans ce village. A compter de ce jour, je dénoncerai toute personne qui se rendra coupable de violences basée sur le genre et elle répondra de ses actes », a-t-il martelé.
Il s'est, par ailleurs, réjoui de la tenue de cette rencontre d'échanges avec la Mission onusienne. « Je voudrais saluer, encore une fois, la délégation de l'ONUCI parce que cette rencontre nous a permis de comprendre beaucoup de choses qu'on ignorait, notamment sur la restauration de l'autorité de l'Etat », a dit M. Doumbia.





