
Les deux premières rencontres ont été organisées en vue d'entendre séparément les différentes parties. Lors de la troisième rencontre tenue ce jeudi, les commerçantes des marchés de Duékoué dans leur ensemble, ont décidé, à travers les recommandations formulées, de se pardonner et d'aller à la paix. Elles ont souhaité la non pratique de la politique sur les marchés et ont décidé, entre autres, de s'éloigner de la violence physique et verbale. « Nous attendons nos sœurs qui ont quitté le grand marché du fait de la crise. Leurs places sont encore libres, elles peuvent à tout moment les regagner », ont-elles indiqué.
La coordonnatrice des bureaux de l'ONUCI à Duekoué, Alem Makonnen, s'est félicitée de la qualité du travail abattu durant ces temps d'échanges et de la détermination des femmes à aller à la

Le représentant du Président de la Commission locale Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR), Adama Dembelé, pour sa part, a estimé qu'il n'y a pas d'ethnies différentes à Duekoué, mais simplement des frères et sœurs qui y vivent en symbiose. « La paix est revenue à Duekoué grâce à vous. Sans la femme, il n'y a pas de paix. Merci pour votre engagement devant les autorités. Oublions le passé et allons à la paix. La CDVR, vous demande de pardonner. Allons au pardon ! », a-t-il dit aux femmes.
Adama Traoré, 2e adjoint au Maire a, quant à lui, exhorté les femmes à respecter leurs paroles. « Je vous exhorte à respecter vos engagements et je sais que vous le ferez. Je me réjouis du dénouement de ce problème sérieux », a-t-il indiqué. Il a ensuite conseillé la mise en place d'un comité de suivi qui veillera à la mise en application des engagements pris par les commerçantes.

Le Préfet a ensuite indiqué sa disponibilité à accompagner les femmes dans la réalisation de leurs engagements. « Je suis là pour vous accompagner. Un comité de suivi et évaluation sera mis en place pour un meilleur suivi de vos engagements. J'ose croire que la paix sera éternelle à Duekoué », a conclu M. Sangaré.





