

Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire, Simon Munzu, qui a ouvert la session, est revenu sur l'importance du thème du jour qui offre l'occasion de discuter en profondeur d'un sujet d'actualité. « Chacun de nous part d'ici en ayant à l'esprit que la sécurité pendant les élections, c'est l'affaire de tous : le Gouvernement, la société civile » a-t-il dit.
Pour le Général Lanciné Cissé, les élections sont, certes, reconnues comme le processus sacré de désignation des élus, mais sont souvent source de déstabilisation politique comme ce fut le cas en Côte d'Ivoire en 1995, en 2000 et en 2010, occasionnant une grave crise post-électorale qui a coûté la vie à des milliers de personnes. La sécurité, a ajouté le Général Cissé, est l'élément essentiel pour la tenue des élections et peut ainsi leur conférer un caractère crédible et permettre de les certifier. « Il y a un lien extrêmement étroit entre sécurité et élections. La sécurité est la condition nécessaire pour la tenue des élections. Elle est fondamentale. Sans la sécurité, l'électeur ne peut pas exprimer son vote, se déplacer pour aller dans l'urne ; le candidat ne peut pas faire campagne. Donc sans la sécurité, l'élection ne peut pas être libre et crédible », a-t-il souligné.


Le Général Cissé s'est, par ailleurs, voulu rassurant concernant les préoccupations des participants relatives à la problématique des chasseurs traditionnels appelés Dozos, la réinsertion des combattants, de l'Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (ADDR). « Les Dozos ne constitueront pas une menace pour ces élections-là. La plupart des ex-combattants ont été réinsérés, certains dans l'armée, à la douane, comme gardes pénitentiaires ou dans la police municipale. Jusqu'à ce qu'on arrive aux élections, la plupart de ces ex-combattants seront réinsérés. Les Dozos seront identifiés et on les obligera à s'en tenir à leur mission traditionnelle, parce que les Dozos ne sont pas des forces républicaines. Ils ne doivent pas s'immiscer dans les missions de sécurisations des élections », a précisé le Général Cissé.
L'orateur principal de ce séminaire s'est voulu rassurant : le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité qui est le garant des opérations électorales, prend l'engagement de jouer pleinement sa partition à travers l'administration du territoire et des formations des personnels de police mieux formés. Ainsi, a-t-il conclu, les autorités préfectorales effectuent déjà la sensibilisation des acteurs politiques et prendront des dispositions pour le convoyage des listes et autres matériels électoraux.





