
Les populations ont échangé avec la délégation onusienne autour des sujets liés à l'exploitation des forêts au-delà des limites de la Côte d'Ivoire, entrainant des problèmes fonciers avec le Liberia, des violences faites aux femmes, des problèmes liés à la migration et au droit de la femme à la terre.
Le Sous-préfet de la localité, Abraham Ouréga Kouamé, a exprimé sa satisfaction pour cette sensibilisation qui vient soutenir les efforts des autorités ivoiriennes dans la recherche de solution à ce problème qui met à mal la cohésion au sein du village d'une part, et d'autre part avec le Liberia. « Merci pour votre appui inestimable car les populations ont entendu vos conseils et nous allons œuvrer ensemble à la recherche de solutions durables à ce problème. Nous sommes à l'heure du développement intégré, du vivre ensemble et de la cohabitation pacifique et c'est dans l'union que nous y parviendrons », a-t-il indiqué.
Quant au Chef du village, Alphonse Ouloto Niole, il a traduit la reconnaissance de ses populations à l'ONUCI pour cette rencontre d'échanges, avant d'exprimer la ferme volonté des populations à vivre dans la paix au travers d'une bonne cohabitation, non seulement avec les différentes communautés de sa localité mais également avec leurs frères du Liberia. « Nous sommes fatigués de la guerre et des crises. C'est pourquoi, nous demandons votre soutien pour que nos frères encore présents dans les forêts libériennes reviennent au village, le temps qu'une solution durable soit trouvée », a-t-il fait savoir.
La représentante du Bureau intégré des Nations Unies à Toulepleu, Hélène Sylvie Zomahoun, a encouragé les différents protagonistes à œuvrer dans l'apaisement en vue de trouver une issue à cette situation. « Nous sommes disposés à appuyer les autorités pour un règlement pacifique du conflit mais cela exige une bonne collaboration des populations et une bonne compréhension du fait qu'il ne faut pas travailler dans les forêts au-delà des limites ivoiriennes pour éviter des conflits qui risquent de remettre en cause les acquis », a-t-elle souligné. Mme Zomahoun a conclu en sollicitant l'appui des femmes, en tant que mères et conseillères, dans la résolution de ce différent.




