Ban Ki-Moon (S.G. de l'ONU) : « Les élections comportent des risques sérieux... »
Soir Info << Le présent rapport a été établi en application de la résolution 1795 (2008) du Conseil de sécurité, par laquelle le Conseil a prorogé le mandat de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) jusqu'au 30 juillet 2008 et m'a prié de le tenir régulièrement informé et de lui présenter, au plus tard le 15 avril 2008, un rapport sur l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire, en particulier de la préparation du processus électoral. (...) Les élections contribueront à la consolidation de la paix et de la stabilité dans le pays, mais elles comportent aussi des risques sérieux si elles ne sont pas menées de manière transparente, juste et crédible. Je constate avec plaisir que toutes les parties ivoiriennes ont exprimé leur attachement à des élections « propres » et transparentes et s'emploient en étroite coopération avec mon Représentant spécial à faire en sorte que le mandat de certification de ce dernier contribue à accroître la transparence et la crédibilité du processus électoral à tous les stades. Il importe d'appuyer ces initiatives au moyen d'un dialogue, en vue de gérer la période post électorale. 69. On ne peut compter que les élections seront la solution à toutes les grandes questions liées à la crise. Ainsi, la mise en œuvre de l'opération sensible d'identification de la population est un processus à long terme qui se poursuivra au-delà des élections, à l'instar de la réinsertion des ex-combattants, de la réforme du secteur de la sécurité, du règlement des questions de propriété foncière, de la protection des droits de l'homme, de la guérison des blessures causées par le conflit et du traitement des causes profondes de la crise. Il faudra pour cela que les parties continuent d'agir ensemble dans une atmosphère de confiance. La communauté internationale devrait aussi rester déterminée à aider les parties ivoiriennes à résoudre ces questions après les élections. L'ONU reste pleinement déterminée à maintenir son appui sans réserve à la mise en œuvre de l'Accord de Ouagadougou. (...) >>
Choi à propos du financement des élections : "C'EST À NOUS DE JOUER"
Fraternité-Matin << La cérémonie d'aujourd'hui est importante, elle va consacrer le démarrage effectif des opérations d'identification en vue de la tenue des prochaines élections. Depuis l'Accord politique de Ouagadougou et le décret qui a nommé l'opérateur technique, Sagem Sécurité, en début d'année, notre société a déployé sur le terrain, en Côte d'Ivoire, ses agents les plus expérimentés pour négocier et finaliser les accords qui doivent nous permettre de travailler. Je suis donc heureux de constater que nous avons abouti à des accords - la convention principale et la convention complémentaire - qui nous permettront de travailler avec les structures nationales désignées dans le cahier des charges; et par le récent décret de collaboration avec l'Institut national de la statistique a confirmé. Je rassure tous nos partenaires du professionnalisme avec lequel nous entendons travailler, avec l'ensemble de nos partenaires, bien sûr, dans la rigueur, mais aussi dans la plus grande transparence. La signature de ce jour va nous permettre de mettre l'ensemble des moyens en place et de lancer tout de suite les approvisionnements principaux qui nous amèneront à tenir nos délais et nos engagements. Par ailleurs, je sais que l'Etat de Côte d'Ivoire dispose de hauts cadres compétents et je ne doute pas un seul instant de la réussite de notre mission commune. C'est d'ailleurs, une obligation de résultat et je me permets de rappeler la phrase du Président de la République lorsque je l'ai rencontré la dernière fois: «Ne me faites pas mentir!». Nous ne ferons pas mentir le Président et nous ne ferons pas mentir le Premier ministre. Nous respecterons l'ensemble de nos engagements pour mener à bien ce projet ambitieux qui conduira aux élections et à la sortie de crise». >>
Gbagbo à New York - Le Président parle au "groupe des 77" et la Chine
Le Temps << Invité du Président Tabo Mbeki dont le pays assure, en ce moment, la présidence du Conseil de Sécurité des Nations unies, le Président Laurent Gbagbo multiplie les audiences et les séances de communication à New York. Mercredi dernier, au cours d`une audience avec M. Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l`ONU, a félicité le chef de l`Etat ivoirien pour les avancées notables sur le front politique de son pays. Notamment, à travers l`Accord politique de Ouagadougou (APO). Mais aussi et surtout, la parfaite entente entre lui et le Premier ministre Guillaume Soro. Sans oublier la fixation de la date du premier tour de l`élection présidentielle au 30 novembre prochain. Hier, toujours au plan diplomatique, le Président Laurent Gbagbo a accordé une audience au Président tanzanien, Président en exercice de l`Union africaine (UA). Faisant d`une pierre deux coups, le chef de l`Etat ivoirien a accordé plusieurs interviews à des chaînes internationales ; Notamment, France 24, BBC et Al Jazira. A ces différentes chaînes, le Président Gbagbo qui est accompagné des ministres d`Etat, Bohoun Bouabré et Youssouf Bakayoko a donné l`information vraie, juste et officielle sur la Côte d`Ivoire. Aujourd`hui, le Président Gbagbo parlera aux Ambassadeurs du groupe des 77 et à la Chine. >>
Gbagbo à New York - Le Président parle au "groupe des 77" et la Chine
Fraternité Matin << Au terme de l'audience que lui a accordée le Secrétaire général de l'ONU, mercredi de 16 h à 16 h30 (20 h - 20h30 GMT), le Président Laurent Gbagbo a confirmé à la presse l'arrivée prochaine de M. Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire, les 23 et 24 avril 2008. Et ce, dans le cadre d'une tournée qui le conduira dans d'autres pays. Dont le Burkina Faso où il arrivera le 22 avril. Ce même mercedi, à la mi-journée, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire près les Nations Unies, S.E.M. Alcide Djédjé, a dû sortir de la salle du Conseil de sécurité pour venir dans le hall de l'immeuble signer les visas des membres de la délégation qui accompagnera le Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire. C'est la preuve que cette visite, dont l'importance se passe de tout commentaire, intéresse au plus haut niveau les autorités ivoiriennes. D'ailleurs, il en a été également question au cours de l'audience entre Laurent Gbagbo et Ban Ki-moon au 38ème du siège de l'ONU. (...) >>
IDENTIFICATION ET RECENSEMENT ELCTORAL: La convention avec Sagem signée hier. Soro Guillaume : « Le 30 novembre sera respecté »
Soir Info << Les discussions ont duré environ trois mois entre les deux parties. Et c'est finalement hier jeudi 17 avril, dans les locaux de la Primature au Plateau, que l'Etat de Côte d'Ivoire et le groupe français, Sagem Securité, chargé de l'aspect technique de l'identification des populations en vue des prochaines élections ivoiriennes, ont signé la convention sur les modalités juridiques et les montants financiers relatifs au contrat liant les deux parties. Le Premier ministre Guillaume Soro, pour l'Etat de Côte d'Ivoire et Jean Claude Jainsky, PDG du groupe Français Sagem Sécurité, au nom de l'opérateur technique, ont paraphé des documents afférents à cette convention.(...) Le Premier ministre Soro a traduit la satisfaction du gouvernement. « Par cet acte, le gouvernement de Côte d'Ivoire montre, non seulement, son engagement à mettre en œuvre intégralement les résolutions de l'Accord politique de Ouagadougou, mais surtout à tenir l'engagement à faire les élections pour l'année 2008 », a dit le chef du gouvernement, qui a reconnu que les négociations avec Sagem n'ont pas été faciles. Il a souhaité qu'après la signature de cette convention, Sagem puisse se mettre au travail avec l'opérateur technique local, l'Institut national de statistique (INS). Le chef du gouvernement a affirmé que la date du 30 novembre 2008, retenue pour le premier de la présidentielle ivoirienne, sera respectée. « Je voudrais simplement dire que le gouvernement est engagé à faire en sorte que les élections se tiennent le 30 novembre 2008. Et tous, nous pouvons y travailler. (...) Nous n'avons pas l'habitude de mentir aux Ivoiriens », a-t-il affirmé. Soro a dit sa reconnaissance à Young Jin Choi, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et à Boureima Badini, représentant du Facilitateur, qui ont suivi de bout en bout ces négociations. Pour le reste, le Premier ministre a demandé au président de la Commission électorale indépendante (CEI), Beugré Mambé, présent à la cérémonie d'hier, de voir avec les deux opérateurs techniques, Sagem et INS, comment aboutir à l'élaboration d'un mode opératoire et mettre en route les différentes opérations. (...) >>
Signature de la convention Etat de Côte d`Ivoire/SAGEM/ Jean Paul Jain ski (PDG de SAGEM Sécurité): "Nous respecterons l`ensemble de nos engagements"
Le Nouveau Réveil << La convention entre l`Etat de Côte d`Ivoire et la société SAGEM Sécurité a été signée hier à la primature. Le Premier ministre Guillaume Soro et le Président Directeur Général de Sagem, M. Jean Paul Jain ski, ont paraphé les différents documents de cette signature de convention en présence du Représentant Spécial en Côte d`Ivoire du Secrétaire Général de l`ONU Choi J., du président de la CEI Robert Beugré Mambé, de quelques membres du gouvernement, des Ambassadeurs et des Directeurs Généraux de l`INS, de la CNSI. Après l`échange des parafeurs, M. Jean Paul Jain ski a, dans son allocution, donné l`assurance au Premier ministre que sa société ne fera pas mentir l`Etat de Côte d`Ivoire. " Je me félicite de la confiance que nous fait aujourd`hui l`Etat ivoirien. La cérémonie de ce jour consacre le démarrage effectif des opérations d`identification en vue de la tenue des prochaines élections. Je suis heureux que nous ayons abouti à des accords, la convention principale et la convention complémentaire qui nous permettront de travailler avec les structures nationales désignées dans le cahier des charges et confirmées par le récent décret de collaboration avec l`Institut National de la Statistique. Je rassure tous nos partenaires du professionnalisme avec lequel nous entendons travailler avec l`ensemble de nos partenaires dans la rigueur mais aussi dans la plus grande transparence. La signature d`aujourd`hui va nous permettre de mettre l`ensemble des moyens en place et de lancer tout de suite les approvisionnements principaux qui nous conduiront à tenir nos délais et nos engagements. Par ailleurs, je sais que l`Etat de Côte d`Ivoire dispose de hauts cadres compétents et je ne doute pas un seul instant de la réussite de notre mission commune. C`est d`ailleurs une obligation de résultat. (...) Nous ne ferons pas mentir le Président et le Premier ministre et respecterons l`ensemble de nos engagements pour mener à bien ce projet ambitieux qui conduira aux élections et à la sortie de crise", a soutenu le Président Directeur Général de SAGEM. (...) >>
Conflit de compétence entre SAGEM et l'INS à l'horizon ?
Le Temps << Ça y est. La convention entre l'Etat de Côte d'Ivoire et SAGEM Sécurité a été paraphée hier, en présence de Méleu Mathieu, Directeur général de l'INS. Mais à peine la signature de la convention a eu lieu que certains proches de Guillaume Soro se sont interrogés sur les éventuels conflits de compétences qui vont émailler la collaboration entre ces deux structures. En effet, c'est conformément à l'accord de Ouaga que SAGEM, l'opérateur technique, a été désigné pour l'identification ordinaire de la population sous le contrôle de l'Office national d'Identification (ONI) et la supervision de la CNSI. Ainsi, selon le cahier de charge affecté à SAGEM, toutes les questions relatives à la fourniture du système, à l'assistance technique et la mise en œuvre des opérations relève de cet opérateur technique. Dès lors, se pose la question de la responsabilité de l'INS, une structure étatique reconnue à la fois en Côte d'Ivoire et dans la sous-région pour son expertise en la matière. L'INS doit-il s'assujettir à la SAGEM ? La question mérite d'être posée surtout les termes de la convention sont précises. La SAGEM-SECURITE est désignée pour l'identification des populations en collaboration avec l'INS. " Ce qui implique l'idée de la prévalence de SAGEM sur l'INS. Ce n'est pas tout. C'est l'opérateur technique qui est chargé de fournir la technologie et l'expertise requises pour l'opération d'identification. En réalité, les offres systèmes qui englobent l'équipement, les ressources humaines et le savoir-faire relèvent de la compétence de SAGEM et s'élèvent à un montant de 46,7 milliards, ainsi, la mise en œuvre des coups d'intervention des structures nationales dont le montant est de 20 milliards. En un mot, l'INS devient un employé de SAGEM. Ce que Méleu Mathieu est loin d'accepter. Interrogé sur la question, le DG de l'INS promet de se prononcer sur le sujet la semaine prochaine. (...) >>
Sur ce même sujet. Lire cet article : Reconstitution des registres d'état civil - Voici le mode opératoire. C'est dans le journal Le quotidien
Eric Kaé (porte-parole du CNRD) : "Dans la situation actuelle du pays, aucune élection ne peut être organisée"
Le Nouveau Réveil << Le Congrès national de la résistance pour la de la démocratie (CNRD) a organisé une conférence de presse hier, suite à la fixation date des élections. C'est le secrétaire national à la communication et porte-parole du CNRD, le ministre Kaé Eric, qui a animé cette conférence dont la substance est contenue dans le déclaration liminaire.(...) Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), mesure toute la portée de cette décision dans un pays encore en état de partition. En effet, dans la situation actuelle du pays, aucune élection ne peut être organisée. Une telle décision suppose qu'avant le 30 Novembre 2008, l'administration publique aura été complètement redéployée et le désarmement totalement achevé. Autrement dit, l'unification tant attendue de la Côte d'Ivoire, aura été acquise.C'est le lieu de rappeler que sur ces deux points, malgré les concessions importantes faites par le Président de la République, il n'y a eu aucune avancée significative. C'est pourquoi, le CNRD espère que cette décision marque la volonté du Premier Ministre et de son Gouvernement de sortir enfin de la crise. Le CNRD, quant à lui, invite instamment le Gouvernement à l'établissement d'un chronogramme précis, clair et rigoureux de toutes les étapes devant nous conduire à la date du 30 Novembre 2008. Ce chrono gramme devra préciser les procédures et les délais sur les étapes clefs du processus, notamment: Le regroupement et le cantonnement des combattants FAFN; Le désarmement de toutes les personnes non habilités à détenir des armes; Le redéploiement de l'administration et des FDS ; L'identification; L'organisation et la mise en place des structures locales de la CEI ; L'enrôlement sur les listes électorales; La publication des listes électorales; L'établissement et la délivrance des Cartes Nationales d'Identité (CNI) à tous ceux qui y ont droit; L'acquisition et le déploiement du matériel électoral; La formation des personnels nécessaires à chaque opération ou étape du processus électoral (...) >>
Sur ce sujet. Lire cet article : Élection présidentielle - Le CNRD menace le 30 novembre * Les nouvelles conditions du camp présidentiel. C'est dans le quotidien Nord Sud
A lire également. Présidentielle du 30 novembre - Le FPI lance la résistance électorale * Miaka Ouretto invite les Patriotes à résister dans les urnes. C'est dans le quotidien Notre Voie
La Renaissance à propos de la date des élections - "Gbagbo veut nous endormir"
L'intelligent d'Abidjan << La jeunesse du parti La Renaissance ne croit pas à la tenue des élections le 30 novembre 2008 prochain. Elle l'a exprimé devant la presse le jeudi 17 avril 2008 au siège de ce parti à Adjamé par la voie de son secrétaire national Adoulé Sam. Pour Adoulé Sam, le président de la République a choisi le 30 novembre comme date du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire pour sauver la face devant les Nations Unies et donner le sentiment qu'il n'a pas l'intention de confisquer le pouvoir. « Gbagbo veut nous endormir en disant que les élections auront lieu le 30 novembre, alors qu'il n'a pas la volonté de les organiser », a t-il fait remarquer lors de cette conférence dont le thème était ''Quelle jeunesse pour une Côte d'Ivoire nouvelle''. Concernant les accords de Ouagadougou, le secrétaire national à la jeunesse de la Renaissance pense que « rien n'a été fait et que la Côte d'Ivoire est prise en otage non pas par la France », mais par les ex-belligérants que sont le camp présidentiel et les Forces nouvelles. Le principal orateur a également relevé que ses camarades et lui sont marginalisés par les tenants du pouvoir actuel. Adoulé soutiendra à cet effet que la Renaissance mène des activités qui à l'en croire sont toujours censurées par les médias et plus particulièrement la RTI . En témoigne, aux dires du conférencier, la censure par la RTI de l'émission ''. Défi du moment'' dont l'invité était le président de la Renaissance Robert Guéi Bombet.(...) >>
Accusées de violation de l'embargo: Les FDS démentent
L'Inter << (...) Conformément à l'accord, le désarmement total n'aura lieu qu'après les élections. Bien que les deux parties aient participé à des cérémonies de désarmement, les contrôleurs d'armes de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) ont rapporté qu'on leur avait interdit de se rendre dans certaines bases contrôlées par les rebelles des Forces nouvelles ainsi que dans une branche de l'armée nationale fidèle au président Laurent Gbagbo, et connue sous le nom de Garde républicaine. Dans un rapport publié le 7 avril, le groupe d'experts des Nations Unies, sous l'autorité du Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré que le refus de la Garde républicaine d'autoriser l'inspection de leur base avait « gravement compromis » les opérations de surveillance. Selon le groupe d'experts, les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI), elles aussi fidèles au président Gbagbo, et les anciens rebelles des Forces nouvelles prennent part, chacune de leur côté, à des « entraînements de nature militaire [.]hors de Côte d'Ivoire » et les deux camps enfreignent l'embargo. Selon le groupe onusien, l'embargo pose un problème majeur en ce que les responsables des douanes ivoiriennes autorisent l'importation et, l'exportation d'armes et autres matériels prohibés dans le pays. Les deux parties utilisent l'extraction des diamants pour financer les achats d'armes, selon le rapport du groupe. Le rapport recommande donc que les représentants du processus de Kimberley, un système mis en place en 2003 pour empêcher que les groupes rebelles puissent profiter des ventes de diamants, soient dépêchés dans la région pour tenter d'améliorer l'efficacité des opérations de contrôle. L'armée a rejeté les diverses accusations formulées dans le rapport des Nations Unies le jour même où le gouvernement ivoirien a modifié les termes de l'accord de paix de Ouagadougou, en annonçant que des élections seraient tenues le 30 novembre 2008, et non en juin, comme prévu dans le cadre de l'accord ; cette mesure a néanmoins été « favorablement accueillie » par l'ONUCI. (...) >>
Unicité des caisses de l`Etat, accélération du DDR : Les Forces nouvelles en conclave à Bouaké
Le Nouveau Réveil << Les ministres Moussa Dosso et Sidiki Konaté ont rencontré ce jeudi 17 avril 2008 au Secrétariat Général des Forces Nouvelles à Bouaké, le comité technique mis en place par les Forces Nouvelles pour le plan de réalisation de l`unicité des caisses et d`accélération du processus du DDR, dans les zones centre, nord et ouest. En présence du Chef d`état major des FAFN, le Général de brigade Soumaïla Bakayoko. "Les Forces Nouvelles sont en conclave jusqu`en début de la semaine prochaine pour préparer la grande rencontre que le Secrétaire Général, le Premier Ministre Guillaume Soro doit avoir avec toutes les entités", a déclaré le Porte-parole des Forces nouvelles, le ministre Sidiki Konaté, à la presse au sortir de la première journée de ce conclave qui se tient à huis clos et qui réunit le cabinet du Secrétaire général, les grands commandements ainsi que l`état major et les commandements de zone. Selon le Porte-parole des Forces Nouvelles, "il s`agit ici, de traduire en actes concrets les décisions politiques concernant l`unicité des caisses et l`accélération du processus de regroupement.(...) >>
Unicité des caisses de l`Etat - Les FN proposent un pourcentage pour entretenir leurs éléments
Le Temps << Guillaume Soro serait-il un Premier ministre incompris ? C'est le cas de croire. En tout cas, certaines propositions qui circulent en ce moment même dans la partie nord du pays administrée par la rébellion des Forces nouvelles permettent de le penser. A l'occasion de la tournée qu'elle effectue au nord, la délégation du président du FPI (au pouvoir), Pascal Affi N'Guessan a été surprise de constater à travers l'attitude affichée par des chefs de guerre, une vision étriquée de la gestion lancinante de l'effectivité de l'unicité des caisses de l'Etat. Ce au moment où le sujet préoccupe au plus haut point le gouvernement Guillaume Soro. De quoi s'agit-il au fait ? De quelque chose que l'on pourrait qualifier d'incongrue : "il serait plutôt question de partager les versements des taxes douanières et autres impôts, pour reverser un pourcentage aux Forces nouvelles afin qu'elles puissent entretenir les chefs de guerre et éléments de troupes". Cette révélation a été faite sous forme de "propositions indécentes" par certains personnages influents locaux de l'ex-rébellion. Précisément à M'bengué, ville dont la mairie est dirigée par N'Golo Coulibaly un ponte du Rassemblement des républicains (opposition radicale). Unicité des caisses de l'Etat, mythe ou réalité. Laissons le soin au Premier ministre Guillaume Soro de solutionner cette équation. (...) >>
Koné Mamadou (Garde des Sceaux) : "Les FN doivent sécuriser les tribunaux et le matériel"
Fraternité-Matin << Après les étapes de Man et Danané mercredi, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'homme, Koné Mamadou et le représentant de ? Union européenne se sont rendus jeudi à Touba et Séguela. Comme dans les localités précédentes, le ministre a reçu les clés des tribunaux réhabilités des mains de M. Hervé N' Zai, au nom du chef de délégation de l'Union européenne. Koné Mamadou qui a déclaré être séduit par ces locaux flambants neufs (grâce au partenaire de la Côte d'Ivoire) du tribunal de Séguela où il a exercé comme juge en 1981-1982, a promis d'en faire un bon usage. Et cela passe par la sécurisation des locaux et d'équipements. Rôle qu'il a du reste confié aux responsables des Forces armées des Forces nouvelles. En effet, le ministre a vivement exhorté les éléments des FAFN des deux localités pour qu ils prennent des dispositions urgentes car il serait regrettable que toutes ces réalisations disparaissent en un laps de temps, faute de sécurité et de suivi. Il a donc demandé à ce que les bâtiments ne se dégradent et encore moins que les installations notamment la climatisation, les ampoules électriques, les sanitaires et le mobilier ne soient volés. Au risque de décourager le partenaire qui soutient le pays depuis le début de la crise et qui a réhabilité déjà 6 tribunaux pendant que 4 sont en cours. «Le tribunal réhabilité est certes le patrimoine de l'Etat mais c'est d'abord votre tribunal. Nous comptons sur vous pour sa sécurisation », a-t-il déclaré à l'endroit des populations. Les investissements à Touba s'élèvent à 50 millions contre 70 millions à Séguela. (...) >>
Une cache d`armes pour les élections ?
Le Nouveau Réveil << Pour certains observateurs avisés de la vie politique ivoirienne, ce n'est pas par hasard que l'Angola a décidé de construire là, devant la RTI, son ambassade. D'abord parce que l'Angola n'est pas n'importe quel pays, où devrait-on dire, un pays neutre dans la crise ivoirienne. On se rappelle les prises de position de feu SEM Belli Bello sur la crise ivoirienne. On connaît les relations économiques et commerciales que le régime FPI développe avec l'Angola. Et c'est ce pays ami de Gbagbo qui vient construire une ambassade juste au nez de la RTI. Une ambassade est ou peut être l'endroit idéal pour faire ou cacher beaucoup de choses. Une ambassade d'un pays ami comme l'Angola peut servir de cache d'armes, de base militaire déguisée ou de site d'espionnage. Avec un tel dispositif, Gbagbo peut être sûr que la télévision ne lui échappera pas s'il en a besoin. Il suffit d'actionner l'Angola et tout est déjà en place pour agir. Trop de mystères entourent la construction de cet édifice. (...) >>
Grand Lahou : Manifestation de la FESCI: La police charge : deux militants interpellés
Soir Info << Depuis le dimanche 13 avril aux environs de minuit, l'élève Traoré Mamadou en Tle A au Lycée moderne de la ville et par ailleurs le coordinateur local de la Fesci est introuvable. Pour ses camarades de la Fesci, Traoré Mamadou aurait été enlevé par des inconnus. « Notre camarade est introuvable depuis le dimanche 13 avril et nous sommes inquiets. Jusque là les démarches entreprises auprès de la brigade de gendarmerie et de la police n'ont encore rien révélé. Pour nous, il a été enlevé par des inconnus », souligne Koffi Hilaire le coordinateur adjoint de la Fesci. Selon d'ailleurs des informations émanant de ce milieu, la disparition de Traoré Mamadou a une relation avec les manifestations politiques ces derniers jours dans la localité. En effet, le vendredi 11 avril, à la suite des élections pour la succession du maire Usher Assouan avortée par la seule volonté du préfet Agauh René (cf. Soir Info du 15/04/2008), des populations avaient entrepris de paralyser la ville dès le lundi pour réclamer le départ du premier responsable administratif de la localité. C'est à la veille de cette manifestation que l'on a constaté la disparition de Traoré Mamadou. Enlèvement ou pur montage ? C'est pour tenter de contourner cette énigme que des éléments de la Fesci ont organisé des manifestations de rue afin d'interpeller la population sur la situation de leur camarade jusque-là introuvable. Entamée au niveau de la mairie, cette marche se déroulait normalement quand au niveau du collège CSE, les militants de la FESCI butent sur la police qui charge aussitôt. La foule est dispersée. Adi Denis Aubin du collège CVGB et Akichi Atsé Hermann du Comolah sont interpellés. Au moment où nous mettions sous presse, les négociations étaient en cours pour libérer ces deux élèves. Face à cette situation confuse, le coordinateur adjoint précise : « Nous ne sommes pas associés à la situation politique qui prévaut dans cette localité. A preuve, c'est que nous nous sommes désolidarisés de la marche du 14 avril dernier. Mais là, il s'agit de notre camarade qui est introuvable. Il faut que les autorités nous aident. Sinon... », a menacé Koffi Hilaire de la Fesci. >>
Le bicéphalisme à la chefferie d`Akimouyakro (Yamoussoukro) dégénère : Les populations s`affrontent : des blessés graves, près de 1000 personnes déplacées
Le Nouveau Réveil << Depuis le 09 avril, le village d'Akimouyaokro (sous-préfecture d'Attiégouakro) situé à 20 kilomètres de Yamoussoukro, est devenu méconnaissable. La vie est perceptible dans une seule partie de la localité. L'autre partie, notamment le quartier Galébo, a été déserté. Les habitants sont allés se réfugier à Ouffouédjékro, le village voisin, après une "guérilla" que leur ont menée leurs frères ennemis du quartier Dahouli. Tout est parti du problème de chefferie auquel le village est confronté depuis 2000, date de la mort du chef d'alors, Kouassi Konan. La succession se faisant par lignée selon la tradition Akan, le trône devait revenir à une personne faisant partie des descendants du fondateur du village. Pour les habitants du quartier Dahouli, le fondateur du village se nomme Konan Godo. Assié N'guessan étant de la lignée, ils l'ont désigné comme chef. "Faux", a rétorqué N'goran Koffi, descendant de Nanan Akimou Yao. "Le village porte le nom du fondateur Nanan Akimou Yao dont je suis de la lignée. Le titre de chef me revient de plein droit", a-t-il alors fait savoir. Dans cette confusion, un bicéphalisme s'est créé, et ce village Nanafouè s'est retrouvé avec deux chefs. Le recoupement des différents récits a abouti à l'éclairage suivant sur cette situation : le 09 avril dernier, le chef de canton Nanafouè par intérim, Nanan Attoumou, a convoqué les deux parties pour régler le problème à Attiégouakro. La partie d'Assié N'guessan s'est présentée avec un long retard. Au finish, Nanan Attoumou a tranché en faveur de N'goran Koffi, reconnaissant que la chefferie lui revient. Les partisans de N'goran Koffi restés à Akimouyaokro manifestaient alors leur joie à l'annonce de la confirmation de leur leader au trône de chef lorsqu'ils ont été pris à partie par les partisans d'Assié N'guessan. Les habitants du quartier Dahouli s'en sont même pris aux biens de leurs frères de Galébo. Maisons détruites en partie ou totalement, cases brûlées, greniers vidés, chambres et salons pillés, tel était le triste spectacle qu'ont laissé les partisans d'Assié N'guessan qui ont même tué et mangé les cabris appartenant aux partisans de Ngoran.(...) >>



